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un regard sur le monde

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ces artistes de youtube, yllenn33

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j’aime bien parcourir le net, et écouter les interprétations de chansons déjà connues. Je trouve tout cela très émouvant, comme cette chanteuse, avec sa voix bien à elle, dont je ne connais que le pseudo Yllenn33.

Written by Le blog de Jean Trito

18 janvier 2014 at 18:22

You entube

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Quelqu’un aura-t-il l’idée de déposer des droits d’auteur sur les 26 lettres de l’alphabet, ainsi il pourrait toucher des royalties sur toute œuvre passée ou à venir ? de même, peut-on breveter les couleurs pour devenir ayant-droit de chaque image produite ou video, et s’enrichir ainsi au dépens des créateurs qui déposent leurs œuvres sur le net et sur You entube ?

Je me demande si l’astuce pour contourner les robots ne consisterait pas, au lieu d’inclure une video, de la filmer à partir de son écran d’ordinateur, afin qu’elle ne soit pas identique aux références figurant dans les mémoires des robots ? Ce serait une manière de contourner et de tromper les machines qui nous surveillent ?

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12 janvier 2014 at 10:00

Publié dans internet

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youtube devient plus commercial

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Le site de youtube m’a demandé de me connecter via mon adresse mèl, plutôt qu par un pseudo. Du coup, je découvre une présentation bien plus commerciale, avec des pubs en pagaille entourant les videos, en contradiction avec le message bien souvent. On apprend qu’il faut être en règle avec la société pour avoir le droit d’utiliser la procédure dite de non-référencement sur google, celle qui permet de stocker ses videos et de les adresser à un cercle restreint. Cette option est devenue plus discrète, rien n’avertit l’interlocuteur que la diffusion est limitée, le bandeau d’annonce a disparu, ce qui risque d’entrainer des malentendus. Beaucoup de gens croient que mettre une video sur youtube, c’est l’ouvrir au monde entier, alors qu’il existe une possibilité d’utiliser youtube comme un stockage cloud. Il est certain qu c’est peu rentable sur la plan de la pub, on sent que youtube voudrait mettre fin à l’expérience dont on comprend qu’elle ne rapporte pas..

Written by Le blog de Jean Trito

19 avril 2013 at 22:07

Publié dans internet, video

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des vieilles videos

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Une photo papier passe le temps sans difficulté, parce que le seul instrument de lecture est nos yeux. Elle conserve sa charge d’émotions, parce que les personnages vous regardent dans les yeux, ne bougent pas, et ne parlent pas pour contrarier votre nostalgie. Une photo est muette et vous permet d’être bavard, même si c’est intérieur.

Les videos ne sont pas lisibles sans un instrument compliqué, long à installer, et chaque époque a son lecteur, car leur format n’arrête pas de changer. Seul le super8 est resté longtemps stable, pour le reste et dès l’apparition des camescopes, le format, le support ont changé de manière effrénée. Cassette, mini-cassette, 8, super 8, dvd,mini dv, et j’en oublie. Il fallait conserver le camescope si l’on voulait pouvoir visionner ses films plus tard, ce que la fragilité de l’électronique n’a pas permis. Ensuite, nous avons eu les formats numériques, incompatibles entre eux, en évolution constante, et à chaque fois lisibles seulement sur l’ordinateur dernier cri. J’ai commencé avec un format mw, lisible partout, puis avec un format mov sur mon APN, un format propriétaire d’apple lisible sur quick time, et qu’aucun logiciel ne peut monter. J’ai fini par transcoder mes films en divx et avi, et les monter en perdant de la finesse. Le format mp4 est apparu, que mes lecteurs ne pouvaient non plus ingurgiter, et mon ordinateur ramait. Là on est passé à l’avchn, qui nécessite un micro très puissant que personne n’a chez lui.

J’ai toujours filmé avec des camescopes très modestes, les seuls que l’on puisse transporter, et utiliser facilement. Je me suis souvent retrouvé avec une série de clips stockés sur le micro, et que persone ne regardait, parce que trop brefs et fastidieux à utilser.

Depuis que youtube possède une fonction de restriction de l’ouverture aux moteurs de recherche, j’ai assemblé mes clips pour former des petits films, et je les ai téléchargés. Il y a ceux que j’ouvre au public, et d’autres qui constituent une cinémathèque privée de scènes de famille notamment. Ainsi il est facile de les diffuser, il suffit d’indiquer l’adresse web par mèl, et chacun peut les voir sans effort. De même les films ouverts au public peuvent être intégrés sur ce blog, et partagés dans le monde entier.

Je me suis rendu compte que dans les profondeurs de mes disques durs, je conservais des dizaines de petits clics, que je m’efforce d’assembler et de mettre en ligne. Avec la video, on se rend compte combien le passé proche est loin et irrattrapable, et combien ces scènes distantes de quelques années paraissent surgir d’un passé lointain et oublié. La photo vous permet de faire les questions et les réponses, la vidéo vous impose sa vie. C’est pour cela que les familles conservent les photos, et pas les videos, car la photo permet de transférer l’histoire familiale sans contradiction, mais pas la video, dont la vitalité vous saute aux yeux. C’est comme dans l’invention de Morel, un monde qui vous échappe, et qui semble indifférent à notre présence. Aucun discours ne semble pouvoir se surajouter à une video, et l’on ne peut y prendre la pose. C’est un témoin du passé, mais un témoin vivant.

Written by Le blog de Jean Trito

14 mai 2012 at 06:11

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Les absents du web

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Les médias évoquent beaucoup le « droit à l’oubli » sur le web. Pourtant, et paradoxalement, de nombreux noms sont absents de google. Alice Kaplan expliquait que l’on ne pouvait plus retrouver trace des gens modestes quelques décennies après la guerre, ils avaient disparu et aucune archive ne subsistait d’eux. Et bien, à l’inverse de bien des articles journalistiques j’effectue le même constat que cette historienne.

Parfois, et par curiosité, je recherche un nom du passé, pour savoir ce qu’il est devenu. Dans le meilleur des cas, je retrouve des éléments de biographie sur copaindavant, une photo sur facebook, ou sur un quelconque réseau, mais cela va difficilement au-delà. En fait, peu de gens sont cités dans un article, ou laissent une trace un peu personnelle. Et encore, il s’agit souvent de gens exerçant des professions intellectuelles, ou ayant des fonctions électives.

Pour beaucoup d’autres, et notamment des manuels, il est impossible de retrouver la moindre allusion à leur nom sur google, plus encore s’ils habitent le monde rural. Le réseau a une capacité de souvenir, mais aussi d’oubli considérable. Je me souviens que j’avais recherché quels hommes politiques avaient soutenu l’intervention américaine en Irak, et je n’ai plus retrouvé que le nom de Pierre Lelouche, de l’intervention de Gérard Collomb, qui m’avait paru si incompréhensible, rien ne demeurait.

Il n’est donc pas possible de faire une étude historique à partir d’Internet, il possède une mauvaise capacité de conservation. Le buzz chasse le sujet de fond, l’évènement significatif. Wikipedia est symptomatique qui semble privilégier les footballeurs de 2ème division sur les intellectuels. J’ai du parfois introduire certains sujets, trouver un peu de documentation, parce qu’ils sombraient dans l’oubli justement, et que je redoutais que le web n’en retienne rien. Youtube par exemple survalorise le médiatique, est envahi par les annonces immobilières, mais l’on trouve peu de reportages de vrais amateurs qui souhaitent valoriser un lieu, un évènement ignoré et qui passerait inaperçu. Nous ne pouvons laisser des preuves, laissons des traces.

Parfois je reçois un message, pourriez-vous filmer telle rue, dans laquelle je suis passé, pour la confronter à mes souvenirs, voir si elle a changé, j’y ai vécu des choses importantes pour moi, et je ne suis pas en mesure de la revoir. Je me sens un peu dans le rôle d’Atget, qui photographia les rues du vieux Paris, aujourd’hui disparu, et produisit ainsi des documents irremplaçables. Si un jour j’écris enfin, mais il est bien tard dans ma vie pour cela, un roman, peut-être de fantastique ou de science-fiction, j’y placerai peut-être un nouveau type d’archéologue, chargé de « creuser » dans les couches anciennes du web, pour en ressortir des vestiges nécessaires à la compréhension de notre temps.

Written by Le blog de Jean Trito

21 avril 2012 at 07:38

Youtube sauve la video

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On se souvient combien les cameras en super 8 étaient rares, et combien plus rares les difficiles séances de projection. Ces images anciennes seraient précieuses, mais elles dorment au fond des placards, comme beaucoup de camescopes, trop encombrants pour les emmener, ou saisir par eux la fugacité de la vie. Les formats ont changé de manière incessante, de sorte que rapidement on n’a plus eu les moyens de visionner des bandes oubliées au hasard des rangements.

On ne trouve plus aucune revue de video, de photo,oui, mais pas de video, et pourtant l’on vend encore des camescopes, dont les modèles et caractéristiques changent plus vite que la mode vestimentaire.

Comme pour la diapo autrefois, le format de ces images, leur difficulté d’utilisation a fait qu’elles sont rarement vues. Une statistique indiquait même pour les photos papier qu’elles n’étaient jamais regardées, et s’amoncelaient, inutiles.

S’il n’y avait pas youtube, et la possibilité de mettre en ligne des videos, de les intégrer dans des blogs, sur facebook, en ouvrant plus ou moins leur accès, la video aurait pratiquement disparu de notre horizon, on vendrait certes du matériel, mais sa production serait inconnue. Pourtant ces camescopes, de taille réduite, portent de grandes potentialités, et donnent un résultat excellent.

S’il n’y a plus de revue video, on se rend compte également combien ce matériel est bien peu maitrisé, sous-utilisé. 99 % des videos de youtube ne sont pas regardables, ou sont des pubs pour agence immobilière qui semblent bien plus souffrir de la crise qu’elles ne le reconnaissent dans les medias. La photo présente l’avantage de la rapidité, de la vision immédiate par rapport au film, c’est un peu la différence entre un dessin et un texte, ce dernier demande plus d’efforts et d’attentions.

J’ai du envoyer 350 videos sur youtube, dont une centaine publiques, et tout cela sans coût. Je me demande quel est leur modèle économique. C’est une formidable capacité de stockage et de diffusion, inespérée, et puissante. Peut-être un jour les archives de notre temps, des documents uniques.

Je ne sais si le net restera libre, ou s’il se fermera comme d’autres medias. Mais il est vrai qu’il existait un besoin de partage d’informations et d’images au-delà du cercle proche, qui ne comprend pas forcément le public adéquat à une production.

La video est sous-exploitée, tout le monde peut produire l’équivalent d’une émission de télévision, dire des choses qui ne sont pas ailleurs, réaliser des documentaires sur la vraie vie. Je sens un champ d’expression encore inexploité.

Written by Le blog de Jean Trito

19 avril 2012 at 09:39

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Sur youtube, les chanteurs désespérés

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Je me prends souvent à rechercher les différentes versions d’une même chanson sur youtube, à essayer de découvrir le chanteur le plus méconnu possible, mais je crois qu’il est une catégorie singulière à qui Youtube a permis d’émerger, c’est le chanteur désespéré. C’est souvent un homme, il vit seul avec un hamster qui tourne tristement dans une cage, et sa voix cassée accompagne musicalement un appartement en désordre garni de très vieux meubles Ikea. Youtube est manifestement la dernière chance du chanteur désespéré de se faire connaître, il nous regarde dans les yeux, presque larmoyant, de tant de douleurs et de méconnaissance. Youtube est on unique bouée de sauvetage, son seul espoir qu’un peu de la gloire des nouvelles technologies lui revienne, et qu’enfin, il dispose d’une scène pour lui. Il chante des chansons oubliées, mais qui parlent pour lui, du temps où la chanson française avait de si beaux textes qu’elle était inexportable, c’est dire à quel point elle était française. C’est le type de chanteur qui m’émeut, comme s’il avait conservé la religion de la chanson française dans une sorte de culte secret. Il se présente presque presque à nu, avec ses tatouages visibles, sa douleur dans le regard mouillé, qui semblent relater une vie difficile. Sans le net, nous ne l’aurions croisé qu’au coin de la rue, ou dans une fête quelconque dont il aurait brisé l’ambiance.

 

Written by Le blog de Jean Trito

28 décembre 2011 at 09:34