triton95

un regard sur le monde

Archive for the ‘éducation’ Category

Après le choc

with one comment


On lit ici et là, que si l’on éduquait les gens, l’intelligence qu’on leur apporterait ainsi les empêcherait de devenir terroristes. Le problème c’est que tous ces terroristes ont passé leur vie dans un pays où l’éducation est gratuite, longue, et dispose d’un budget très important, et qu’il ne semble pas que cela les ait arrêtés. N’a t-on pas plutôt une forme d’anomie, de lévitation des individus, sans que la totalité de la société ne pèse sur eux, les empêchant de déraper ? La rencontre de ces individus désamarrés, et des buts de guerre de certains états, qui leur fournissent les fonds, la logistique, et le coaching, est ainsi désastreux.

Written by Le blog de Jean Trito

18 juillet 2016 at 21:12

Classes bilangues ou bifides ?

with one comment


class bilanques 23012016

Written by Le blog de Jean Trito

23 janvier 2016 at 19:06

Le dérisoire qui dure

leave a comment »


Il semble que la tactique utilisée pour la défense de la « réforme » du collège, ce soit celle d’exposer des critiques si dérisoires, avec des réponses si polémiques, et tout aussi absurdes, qu’elles en occupent tout l’espace médiatique et empêche l’exposition de tout argumentaire construit et traitant des vraies questions. Les programmes constituent un sujet contingent, parce que ce n’est pas le texte du programme qui fait le cours, mais l’art et la formation de l’enseignant, ce n’est pas le manuel d’arbitrage qui crée le football, mais le jeu de Messi.

Chaque enseignant s’en accommodera, tout en conservant de larges marges d’interprétation de l’histoire. Une historienne avait écrit, on réforme les programmes d’histoire pour les adapter au goût du jour, mais ils ne sont pas plus vrais, seulement plus en phase avec leur époque.

Cette réforme est une mesure d’austérité, elle parle de l’égalité, mais au sens orwellien, car elle aboutira finalement à renforcer cette société scolaire séparée que nous vivons déjà, et qui est comme une dystopie d’anticipation pour ceux qui ont un peu d’ancienneté dans la vie.

Written by Le blog de Jean Trito

14 mai 2015 at 11:40

Jamel Debbouze, futur prof des nouvelles classes bilangues

leave a comment »


djamel05052015

La désintégration, un film de Philippe Faucon à voir absolument

with 2 comments


Ce film est passé inaperçu, et pourtant c’est un exigeant documentaire sur l’endoctrinement de jeunes ordinaires, qui ne sont pas des voyous, mais seulement des gens en difficulté sociale, qui ont du mal à valoriser des études dans lesquelles ils se sont investis. Tout cela sonne si juste, dont le rôle du manipulateur qui appuis là où cela fait mal, et les éloigne de leur quotidien, il me se fait penser à cette chanson de Brasssens, Mourir pour des idées,

« Les saint jean bouche d´or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d´ailleurs, s´attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c´est le cas de le dire
C´est leur raison de vivre, ils ne s´en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J´en conclus qu´ils doivent se dire, en aparté
« Mourrons pour des idées, d´accord, mais de mort lente
D´accord, mais de mort lente »

Written by Le blog de Jean Trito

3 février 2015 at 21:11

Publié dans arnaque, éducation, cinéma, islam, Israel

Tagged with , ,

De la dissertation

leave a comment »


Je n’ai jamais pu passer de la rédaction qui nous laissait libre de nos histoires, et de nos créations, à la dissertation, où il s’agissait de citer habilement des références littéraires que nous ne possédions pas, et cet exercice m’a laissé le goût amer de ces conversations où l’on n’a pas pu en placer une.

Written by Le blog de Jean Trito

9 septembre 2014 at 08:07

Publié dans écriture, éducation, réflexions

Tagged with ,

la pêche à la ligne, une liberté oubliée

with 2 comments


C’est en relisant Orwell, « coming up for air », que j’ai été surpris par l’hommage qu’il rendait à la pêche à la ligne, comme un de ses meilleurs souvenirs de sa vie. J’y ai retrouvé de vieille sensations, oubliées, comme celle du coin de pêche lointain aux énormes poissons, et cette liberté que donne cette activité de plein air, atavique, mais passionnante.

J’ai été un fana de la pêche à la ligne, c »était mon seul lieu d’évasion, loin du monde, dans un autre espace loin de la civilisation technicienne qui envahissait le monde peu à peu. George Orwell explique que cette activité de son temps de teenager, lui semblait incroyablement lointaine dans le monde d’après 1914. J’ai le même sentiment, mais longtemps après, et ce parfum de l’enfance me remonte sous forme de fragments de souvenirs, alors que je l’avais longtemps oublié, pris par les autres préoccupations de la vie d’adulte.

Maintenant que je suis au temps des bilans, ce temps lointain, cette passion ancienne, me semble prendre un frais goût de nostalgie. A l’heure où nous passons nos vies sur écran, cet art tout simple me semble un formidable luxe, et je comprends qu’il m’a donné un goût et une connaissance de la nature que ne possèdent peut-être plus les gens plus jeunes. Le texte si banal d’Orwell sur la pêche est donc aussi prophétique que tout le reste de son œuvre.

Written by Le blog de Jean Trito

13 juillet 2014 at 11:36