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un regard sur le monde

Archive for the ‘éducation’ Category

Assignation

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Prétendre qu’enseigner leur langue d’origine aux enfants d’emigrés est une chance, en leur permettant de garder le lien avec le pays de leurs parents, a quelque chose dune forfaiture, cest une manière de leur proposer une intégration minorée, de leur signifier quelque part qu’ils ont vocation à y retourner, cest les laisser davantage sous l’influence de gouvernements étrangers, et cest peut-être plus le fruit dune condescendance que d’une générosité.

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8 septembre 2018 at 21:56

Après le choc

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On lit ici et là, que si l’on éduquait les gens, l’intelligence qu’on leur apporterait ainsi les empêcherait de devenir terroristes. Le problème c’est que tous ces terroristes ont passé leur vie dans un pays où l’éducation est gratuite, longue, et dispose d’un budget très important, et qu’il ne semble pas que cela les ait arrêtés. N’a t-on pas plutôt une forme d’anomie, de lévitation des individus, sans que la totalité de la société ne pèse sur eux, les empêchant de déraper ? La rencontre de ces individus désamarrés, et des buts de guerre de certains états, qui leur fournissent les fonds, la logistique, et le coaching, est ainsi désastreux.

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18 juillet 2016 at 21:12

Classes bilangues ou bifides ?

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23 janvier 2016 at 19:06

Le dérisoire qui dure

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Il semble que la tactique utilisée pour la défense de la « réforme » du collège, ce soit celle d’exposer des critiques si dérisoires, avec des réponses si polémiques, et tout aussi absurdes, qu’elles en occupent tout l’espace médiatique et empêche l’exposition de tout argumentaire construit et traitant des vraies questions. Les programmes constituent un sujet contingent, parce que ce n’est pas le texte du programme qui fait le cours, mais l’art et la formation de l’enseignant, ce n’est pas le manuel d’arbitrage qui crée le football, mais le jeu de Messi.

Chaque enseignant s’en accommodera, tout en conservant de larges marges d’interprétation de l’histoire. Une historienne avait écrit, on réforme les programmes d’histoire pour les adapter au goût du jour, mais ils ne sont pas plus vrais, seulement plus en phase avec leur époque.

Cette réforme est une mesure d’austérité, elle parle de l’égalité, mais au sens orwellien, car elle aboutira finalement à renforcer cette société scolaire séparée que nous vivons déjà, et qui est comme une dystopie d’anticipation pour ceux qui ont un peu d’ancienneté dans la vie.

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14 mai 2015 at 11:40

Jamel Debbouze, futur prof des nouvelles classes bilangues

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djamel05052015

La désintégration, un film de Philippe Faucon à voir absolument

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Ce film est passé inaperçu, et pourtant c’est un exigeant documentaire sur l’endoctrinement de jeunes ordinaires, qui ne sont pas des voyous, mais seulement des gens en difficulté sociale, qui ont du mal à valoriser des études dans lesquelles ils se sont investis. Tout cela sonne si juste, dont le rôle du manipulateur qui appuis là où cela fait mal, et les éloigne de leur quotidien, il me se fait penser à cette chanson de Brasssens, Mourir pour des idées,

« Les saint jean bouche d´or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d´ailleurs, s´attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c´est le cas de le dire
C´est leur raison de vivre, ils ne s´en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J´en conclus qu´ils doivent se dire, en aparté
« Mourrons pour des idées, d´accord, mais de mort lente
D´accord, mais de mort lente »

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3 février 2015 at 21:11

Publié dans arnaque, éducation, cinéma, islam, Israel

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De la dissertation

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Je n’ai jamais pu passer de la rédaction qui nous laissait libre de nos histoires, et de nos créations, à la dissertation, où il s’agissait de citer habilement des références littéraires que nous ne possédions pas, et cet exercice m’a laissé le goût amer de ces conversations où l’on n’a pas pu en placer une.

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9 septembre 2014 at 08:07

Publié dans écriture, éducation, réflexions

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la pêche à la ligne, une liberté oubliée

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C’est en relisant Orwell, « coming up for air », que j’ai été surpris par l’hommage qu’il rendait à la pêche à la ligne, comme un de ses meilleurs souvenirs de sa vie. J’y ai retrouvé de vieille sensations, oubliées, comme celle du coin de pêche lointain aux énormes poissons, et cette liberté que donne cette activité de plein air, atavique, mais passionnante.

J’ai été un fana de la pêche à la ligne, c »était mon seul lieu d’évasion, loin du monde, dans un autre espace loin de la civilisation technicienne qui envahissait le monde peu à peu. George Orwell explique que cette activité de son temps de teenager, lui semblait incroyablement lointaine dans le monde d’après 1914. J’ai le même sentiment, mais longtemps après, et ce parfum de l’enfance me remonte sous forme de fragments de souvenirs, alors que je l’avais longtemps oublié, pris par les autres préoccupations de la vie d’adulte.

Maintenant que je suis au temps des bilans, ce temps lointain, cette passion ancienne, me semble prendre un frais goût de nostalgie. A l’heure où nous passons nos vies sur écran, cet art tout simple me semble un formidable luxe, et je comprends qu’il m’a donné un goût et une connaissance de la nature que ne possèdent peut-être plus les gens plus jeunes. Le texte si banal d’Orwell sur la pêche est donc aussi prophétique que tout le reste de son œuvre.

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13 juillet 2014 at 11:36

différence de réussite scolaire, différence de destins

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C’est l’un des RAPPORT – MOBILITES SOCIALES Copy qui le rappelle en page 35, le taux de réussite au bac des filles chez les maghrébins est de 74%, alors qu’il n’est que de 43 % chez les garçons. Chez les jeunes « d’origine française », ces taux sont de 64% pour les garçons, et de 74% chez les filles.

On peut s’interroger sur la méthode qui a permis, dans un rapport officiel, de faire état de statistiques ethniques, mais on peut imaginer que ces sociologues ont utilisé une méthode fondée sur les noms.

Ce constat montre un très fort déséquilibre, qui ne peut être sans conséquences.

Certains sociologues expliquent d’ailleurs, que dans leur recherche d’élévation sociale, les filles ne veulent plus des garçons de leur milieu, dont la réussite scolaire les déclassent à leurs yeux. Les garçons deviennent plus assez bien pour les filles. Cette statistique nous montre une dynamique du déséquilibre, entrainant des ruptures à l’intérieur même d’espaces sociaux homogènes.

On peut aussi imaginer qu’une partie du problème du voile tient à ce constat, et vise à mettre un peu les filles sous l’éteignoir, afin qu’elles ne s’éloignent pas socialement de leurs familles.

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5 janvier 2014 at 13:46

Comment l’école nous détourne des sciences

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J’ai relu Ivan Illich, dont je me souvenais comme d’une pensée plus simpliste que ce que m’en enseigne sa redécouverte. L’école est une institution plus destinée à formater qu’à instruire, instruction que l’on acquiert en réalité plus par soi-même que par l’école, auprès des autres, en lisant, et par ses expériences personnelles. L’école emplois la moitié de la société, et induit des blocages parce qu’il faut de plus en plus de diplômes pour accéder aux métiers, et qu’elle est une manière de renvoyer au néant tout ce qui n’est pas connaissance apportée par elle.

Je me souviens que l’école des années 70 avait poussé ce formalisme jusqu’à ne plus sélectionner que par les maths, à l’époque extrêmement désincarnées sous la formalisation qu’en avait fait le groupe Boubarski, et dénommées « maths modernes ». A un point tel, que certains ne travaillaient que les maths au détriment de tout le reste, et étaient toutefois considérés comme des réussites par le système. Ce poids des maths sans aucune critique possible, sans remise, me semblait une forme de dictature d’où la véritable pensée était absente. Il m’a fallu m’y plier pour accéder à un bac scientifique, car je préférais de loin la biologie, et les sciences physiques, qui me semblaient receler une explication relationnelle du monde, bien plus que l’abstraction mathématique.

Même si je n’ai pas poursuivie dans le champ de la biologie, dont les débouchés étaient quasiment inexistants, je voulais approfondir cette matière, et l’école a failli m’en priver. Je l’ai perçue comme un système de centrifugation sociale et de contrôle des esprits, en imposant la pensée mathématique comme le critère objectif de sélection. Je me suis rendu compte, suite à la réflexion d’un copain, qui constatait que les matheux ne comprenaient pas vraiment ce qu’ils maniaient, ne possédaient aucune intelligence sur leur matière, mais étaient efficaces dans le maniement mécanique d’opérations dont le sens étaient hors de leur portée. Le secret du don en maths au lycée résidait dans ce constat, que l’on avait fondé tout le système sur une matière qui ne pouvait rien remettre en cause, du moins dans le champ de l’école, et à laquelle il fallait plier aveuglément pour y réussir.

La véritable science, avec ses imprécisions, ses bricolages, ses raisonnements, ses remises en cause ne figurait pas dans nos études. Tout avait été confié à une matière qui ne permettait aucun retour critique.

Written by Le blog de Jean Trito

24 décembre 2013 at 12:35

Publié dans éducation