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un regard sur le monde

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Mobilité

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Avez-vous remarqué combien les jeunes d’aujourd’hui sont enthousiastes pour partir à l’étranger  où l’herbe leur paraît plus verte, et où c’est le cas d’ailleurs, tandis qu’ils sont réticents à une mobilité en France, dont ils  sentent bien qu’elle leur retirera leur réseau social, pour un niveau de vie lmpacté et un logement hors de prix, dans un pays qui leur semble moins unifié ?

Written by Le blog de Jean Trito

26 janvier 2019 at 19:35

Publié dans économie, sociologie

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Téléphone voleur

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Avoir mon âge permet de comparer deux époques. J’ai connu un temps où n’existait que l’écran de la television, mais avec un temps d’émission court, et déjà elle était vue comme un abrutis sèment par certains. Il y avait aussi le poste de radio, que l’on trimbalait avec un volume exagéré lors des pique-niques. Une vraie nuisance sonore,  comment a-t-on pu le supporter ?

Dans les années 80, on a vu arriver l’informatique pour des motifs professionnels, qui n’a pas réduit le travail, car elle a tout au contraire permis de le complexifier, de réduire le nombre des exécutants, d’obtenir grâce à des systèmes d’information élaborés des synthèses et des simulations rapides, et d’élaborer des dispositifs de pouvoir plus concentrés. Transparence et complexification des organisations sont allé de pair. Il y a une meilleure connaissance des données, mais n’avons nous pas perdu une sorte de science humaine, appuyée sur une mémoire longue, qui a été remplacée par une virtuosité technique qui tourne un peu à vide ?

J’ai aspiré à ce changement qui a aussi délivré le travail de tâches fastidieuses pour les remplacer par une plus grande capacité d’analyse, plys stimulante, il yaeu aussi une progression intellectuelle pour l’employé.

Je me souviens des files d’attente du samedi matin devant le magasin Surcouf du 12ème arrondissement, caverne d’Ali Baba de la modernité de l’époque. On pensait être au début d’une ère nouvelle, mais peut-être pas plus que pour l’électronique dans les années 50.

Cette « révolution » à débouché sur un monde où les relations humaines sont médiatisées par la technique, je me demande si l’échange de services est supérieur, car la fiabilisation était obtenue autrefois par la connaissance personnelle ou celle d’un réseau.

L’informatique à cassé certaines rentes, certaines corporations, permis des échanges de services et de vente plus souples.

Elle a donné les moyens de se relier plus rapidement, en permanence, en compensation d’un éloignement des familles, d’un éclatement, par lequel il edt plus difficile de partager une présence physique. Le réseau a plus d’importance, le quartier en a moins. Nous sommes moins tributaires d’une implantation territoriale où nous n’avons pas de racines, liée aux mouvements professionnels. Grâce aux systèmes de communication, nous amortissons le choc du déracinement, en quelque sorte. Nous avons moins besoin de nous assimiler.

Cette indépendance de l’environnement nous donne l’impression de traverser une société où les gens sont ailleurs, ce que nous avons perdu, c’est le regard des autres.

 

 

La situation de porte-à-faux des étudiants en DUT

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C’est au hasard d’une page que Michel Crozier nous explique pour quelle raison le CIP, ce contrat destiné à permettre l’embauche des jeunes 20% en dessous du SMIC a explosé en vol. C’est parce que, selon lui, une main incompétente a intégré les diplômés d’un DUT ou d’un BTS dans le dispositif. Peut-être les autres jeunes auraient été difficiles à mobiliser, mais y insérer la jeunesse la plus qualifiée sortant du système scolaire ne pouvait que mener à l’explosion.

La situation des IUT est singulière, car à la fois ces instituts ne délivrent qu’un diplôme à bas + 2, et ils accueillent par voie de sélection sur dossier les meilleurs lycéens, ceux du moins dont les ambitions en raison notamment de la situation des parents, ne leur permettent pas d’envisager des études longues, ou qui n’ont pas intégré de grandes écoles, notamment parce qu’ils se sont sous-estimés.

De ce fait ces jeunes réalisent très rapidement leur situation dans un système scolaire où leur valeur est plus élevé que le simple titre qui leur est remis, et ils sont de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études, et à rentrer dans des grandes écoles et des écoles d’ingénieurs. Les tentatives de les toiser, en restreignant l’accès à ces instituts aux seuls bacs pro et technos a été un échec, en raison notamment de l’existence de cette sélection, unique à l’université.

A la fois on constate une offensive syndicale du supérieur, qui voudrait récupérer ces étudiants plutôt que les bacs professionnels, et une forte résistance de leur part pour conserver le droit d’intégrer des filières à haut niveau de débouché, tout en échappant aux facs pour le premier cycle, et en ambitionnant de continuer jusqu’au master ou devenir ingénieurs.

Il fallait vraiment une très grande méconnaissance de cette population, de ses aspirations, de la prise de conscience de sa valeur à travers un cycle d’études qui n’est pas élitiste, pour commettre une pareille erreur. Cette mesure avait réussi à mettre le doigt sur cette situation de porte-à-faux des Iutiens, non considérés académiquement, mais pourtant, et compte tenu de la situation économique, dans une filière de véritable réussite.

Written by Le blog de Jean Trito

28 décembre 2013 at 20:36

Publié dans Ecole

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Les tarifs des travaux à domicile

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il y avait des fuites à ma fenêtre, l’entreprise contactée par le syndic est venue pratiquement à l’improviste : deux gugusses sont restés une demie-heure, ont posé du mastic, et m’ont envoyé la facture : plus de 1 000 €. Je leur écris une lettre en leur disant que leur facture est inacceptable, qu’il faudra me justifier un taux horaire 40 fois supérieur à celui du médecin conventionné. D’accord, le médecin n’a que 8 ans d’études, et il faut revaloriser le travail manuel, mais si les plombiers se mettent à faire comme les garagistes qui facturent la recharge d’une batterie 1600 €. Où va-t-on ?
un de mes collègues qui avait acheté, une maison s’est fait plumer par des artisans escrocs. Il faut tout le temps se battre !

Written by Le blog de Jean Trito

2 février 2013 at 15:35

Publié dans argenteuil

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la parité hommes femmes, un moyen de contourner le mérite ?

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Je suis resté frappé par une remarque incidente de Pierre Bourdieu, qui remarquait que l’on valorisait l’accession d’une femme en politique comme un progrès, alors que cela permettait souvent de nommer une personne plus conservatrice, et d’un niveau social plus élevé, que ne l’aurait été un homme nommé au même poste.

Je crois que l’on constate la même chose aujourd’hui, avec cette volonté politique de promouvoir autant de femmes que d’hommes, alors que le simple respect des compétences déployées ne le permettrait pas. S’il n’y avait pas d’écart d’engagement personnel, de résultats professionnels, alors cette politique devrait être inutile. Souvent, la parité est le moyen de cacher le piston, de nommer une femme qui n’avait pas de résultats, mais dont les relations, le milieu social, justifiait cet accès.

C’est comme si la parité permettait à certains couples de cumuler plus de pouvoir et d’argent, en dissimulant leur appui réciproque derrière l’idée noble de la parité.

Written by Le blog de Jean Trito

13 octobre 2011 at 20:57

Publié dans sociologie

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Au coeur du pouvoir de Bercy

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C’est une grande enquête sur le fonctionnement de Bercy, que j’ai feuilletée, pensant y retrouver certaines choses connues. Je ne me suis pas intéressé aux batailles de ministres dans un ministère coupé en deux, mais aux notations sur l’ambiance générale. On travaille à Bercy, les journées y sont interminables, à un tel point que cela pose un problème de gestion des ressources humaines, les candidats ne sont pas forcément des stakhanovistes désireux de découvrir une « no life », où le travail sera l’essentiel du temps, et où tout le reste sera sacrifié. On peut aussi se demander si tout ce temps passé au travail est vraiment nécessaire ou s’il s’agit d’une posture, d’une manière d’être, d’une culture à laquelle le nouveau venu devra s’assimiler. Cette quantité de travail, donne droit aux meilleures rémunérations de la fonction publique, mais aussi au droit d’être arrogant, y compris avec les ministres que l’on fait patienter longtemps.

Bercy est le temple de l’économie libérale, dont le credo est la concurrence et le libéralisme, mais c’est une sorte de pensée unique, car un économiste universitaire (ils sont rarissimes) se plaignait que la culture économique n’y était formée que de clichés, et de lieux communs, sans vraie réflexion.

Un candidat comparait le bâtiment à l’hôtel du « Shining », et Laurent Wauquiez s’est enfui quand il a découvert l’ambiance. Là on pense à Romain Duris dans « l’auberge espagnole ».

Bercy a une influence énorme sur les décisions économiques, à tel point que l’on apprend que pour mettre fin au projet d’un ministre dont on ne veut pas, il suffit de rajouter un zéro au chiffrage de la mesure, pour la rendre rédhibitoire, et qu’elle ne puisse jamais voir le jour. On appréciera la finesse des prévisions…si l’inflation et le taux de chômage sont estimés de la même manière….

Le travail des femmes sera-t-il encore possible demain

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Le travail des femmes a émergé avec la désindustrialisation, l’arrivée d’une société de service et les gains de productivité liées à l’électro-ménager. Toutefois, on constate que lorsqu’une profession se féminise, elle perd en rémunération. Comme si l’employeur prenait en compte la rémunération supposée du mari, où que la lutte se concentre moins sur le monétaire du fait que les femmes sont davantage aidées que les hommes sur le plan social, et que cela réduit la pression sur leurs salaires. C’est en même temps un phénomène général de baisse du pouvoir salarial, de la perte de ses moyens de pression antérieurs qui explique cette situation.
Une femme qui travaille consacre une grande part de son revenu à payer quelqu’un au même tarif horaire pour faire ce qu’elle ne fait plus. Le seul à disposer d’un revenu final est donc l’aide ménagère ou la nounou, comme si l’argent ne faisait que transiter dans les mains de celle qui choisit de travailler et de sous-traiter ce qu’elle faisait. Demain, avec le transfert de la charge de la dépendance vers les familles, ne verra-t-on pas ce travail féminin devenir davantage un luxe, et ne sera-t-il pas de plus en plus coûteux à perpétuer ? est-ce que la financiarisation des taches domestiques ne va pas atteindre sa limite et buter sur la baisse des rémunérations du travail salarié. Aura-t-on encore les moyens de libérer les femmes de ce travail ancestral ? ce n’est pas une question passéiste, chaque fois que l’on nous a servi un modèle de pays à faible chômage, comme la Hollande, l’Allemagne, un regard plus poussé a montré que c’était par l’élimination du travail féminin que l’on était parvenu à ce résultat? En France, la possibilité du travail féminin serait à l’origine de la forte natalité, mais cette émancipation correspond aussi à un taux de divorce élevé, est-ce que le mariage est encore un marché équilibré et attractif ? on peut dire qu’il correspond davantage à un idéal théorique, mais est-ce qu’un idéal théorique, plus juste dans l’absolu est plus facile à vivre ?

Written by Le blog de Jean Trito

13 mars 2011 at 10:01