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un regard sur le monde

Archive for novembre 2011

Steve Goodman « City of new Orleans »

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Johnny Cash l’a chantée, Joe Dassin l’a assassinée, mais je ne savais pas que Steve Goodman en était l’auteur compositeur interprète, cette magnifique chanson, inoubliable, que j’ai entendu une fois à la radio et cherché partout pendant des années, sans en connaître le titre. C’est un jeune homme modeste, sympa, en salopette, un américain profond, mort à 36 ans d’une leucémie, très loin des paillettes.

The City of New Orleans
by Steve Goodman

Riding on the City of New Orleans,
Illinois Central Monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders,
Three conductors and twenty-five sacks of mail.
All along the southbound odyssey
The train pulls out at Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields.
Passin’ trains that have no names,
Freight yards full of old black men
And the graveyards of the rusted automobiles.

CHORUS:
Good morning America how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

Dealin’ card games with the old men in the club car.
Penny a point ain’t no one keepin’ score.
Pass the paper bag that holds the bottle
Feel the wheels rumblin’ ‘neath the floor.
And the sons of pullman porters
And the sons of engineers
Ride their father’s magic carpets made of steel.
Mothers with their babes asleep,
Are rockin’ to the gentle beat
And the rhythm of the rails is all they feel.

CHORUS

Nighttime on The City of New Orleans,
Changing cars in Memphis, Tennessee.
Half way home, we’ll be there by morning
Through the Mississippi darkness
Rolling down to the sea.
And all the towns and people seem
To fade into a bad dream
And the steel rails still ain’t heard the news.
The conductor sings his song again,
The passengers will please refrain
This train’s got the disappearing railroad blues.

Good night, America, how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

©1970, 1971 EMI U Catalogue, Inc and Turnpike Tom Music (ASCAP)

Written by Le blog de Jean Trito

30 novembre 2011 at 23:09

Herman Van Veen chante « Ich weiss », de J Brel

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Personne ne le connait en France, pourtant écouter l’adaptation en allemande de « Voir un ami pleurer », c’est quand même vibrant.

Ich weiß, es gibt noch immer Kriege
und nicht nur in Afghanistan
Ich weiß, gefragt sind heut’ Intrige,
Gerissenheit und Größenwahn
Ich weiß, auch Reiche sind bestechlich,
daß Kluge Dummheiten Begeh’n
Ich weiß, wer weich ist, gilt als Schwächling
doch ich kann keinen weinen seh’n

Ich weiß, daß junge Leute morden
im Dienste für Menschlichkeit
die größten Gauner tragen Orden
der Zeitgeist macht sich ziemlich breit
Ich weiß, daß Menschensich belügen
selbst wenn sie vor dem Spiegel steh’n
weil sich selber nicht genügen
doch ich kann keinen weinen seh’n

Ich weiß auch wohl: Vergleiche hinken
doch steht in meinem Tagebuch
der Volksmund sagt: Geld kann nicht stinken
woran erinnert sein Geruch
Die menschen sind oft so durchtrieben
und so schlimmes ist gesche’n
daß mir nicht leicht fällt, sie zu lieben
doch ich kann keinen weinen seh’n

Ich weiß, wir können schlecht verlieren
und geben Fehler ungern zu
und wenn uns Dinge irritieren
dann machen wir sie zum Tabu
Ich weiß, das Herz verliert die Flügel
und irgendwann bleibt es dann steh’n
Ich weiß, der Tod hat uns am Zügel
doch ich kann keinen weinen seh’n

Written by Le blog de Jean Trito

30 novembre 2011 at 23:03

A quoi sert un blog ?

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Un blog n’est pas un journal intime, parce qu’à l’inverse, il a vocation à être lu, à être partagé par des liens, et à être commenté. C’est un peu la différence entre la psychanalyse et la sociologie. Un blog possède une qualité d’extraversion extraordinaire à partir d’une démarche intérieure.

Je suis frappé du dénigrement qui s’attache aux blogs dans certains medias, un peu comme à ce que serait la peinture amateur, une vague imitation de l’art d’écrire, mais qui n’aurait pas de profondeur particulière à proposer.

Pour les communicants, le blog est un contre-pouvoir insupportable, et l’on dénie à ses auteurs le droit d’exister, et de donner leur avis. Bien sur, il y a aussi un effet de résonance sans raisonnement parfois, et la reprise à l’infini, en miroir, de buzz inessentiels sur de petites phrases prononcées.

Au-delà, c’est un véritable moyen de partager une passion, d’exprimer un avis, de raconter une expérience, et de trouver le public rare qui peut entendre ce que l’on à dire.

Le blog correspond à un potentiel accumulé de niveau scolaire qui ne trouvait pas à exprimer, parce que la possibilité d’édition était rare, ou que le compte d’auteur était coûteux, et sans garantie de diffusion.On a sous-estimé cet impact de l’élévation du niveau, des frustrations qu’il recelait, de potentialités qui ne pouvaient s’exprimer auparavant, et il semble que le net ait été créé pour une catégorie de gens isolés socialement, dont personne ne pouvait saisir les messages, ou qui s’écartaient trop du conformisme accepté.

L’oral est un media chaud, la critique passe mal parce qu’elle est blessante, et ad hominem, et que sans fond partagé et suspension de la critique, il n’y a pas de société.

On peut toutefois utiliser le blog comme un media chaud, et rester dans un esprit positif, certains sites permettent une très forte interactivité proche de celle de facebook, et l’on y devient accro à la réactivité, aux échanges, en délaissant cet aspect de l’écriture sans concession, qu’on livre à une lecture qui ne laissera de traces que dans le temps long pour le net, ce qui veut dire dépasser la journée.

Le blog est un livre dont on ne lit que la dernière page, avec d’hypothétiques retours en arrière liés aux aléas des moteurs de recherche, et au cygne noir d’un tag qui trouve un large public inespéré et inattendu.

Le blog est une forme d’expression dont nous ne disposions pas voici quelques années, et l’écrit se réduisait à d’ennuyeux devoirs scolaires, quelques cartes de vacances, et quelques lettres administratives. Nous ne nous servions pas de l’écrit pour exprimer ce que nous ne disions qu’à l’oral, mais avec la possibilité d’approfondir et de partager avec un public infini dans lequel nous puiserons quelques lecteurs.

Le blog, ce sous-genre méprisé, est-il la littérature et le journalisme, l’essayisme d’un monde nouveau ?

Written by Le blog de Jean Trito

27 novembre 2011 at 18:26

Paris, les illuminations de Noël sur les champs elysées

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Chaque année, Paris illumine ses champs elysées, cette année c’est avec des ampoules à basse consommation.La ville organise également un marché de Noël.

Written by Le blog de Jean Trito

26 novembre 2011 at 23:57

Mais quel jeu joue Olivier Sarkozy ?

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Ce fut comme un coup de tonnerre, je suis resté sidéré devant mon micro. Voici le frère du Président, qui travaille pour Carlyle (un groupe qui a fait fortune avec les dernières interventions militaires américaines) et qui annonce que l’euro sera mort dans trois mois, sauf à lancer un grand de sauvetage tel celui de Paulson, ce dirigeant privé de Goldmann Sachs, qui fut nommé secrétaire du trésor pour utiliser des fonds publics, sauver son ancienne banque aux frais du contribuable, et couler Lehmann Brother, son concurrent (bonjour le super conflit d’intérêts !).

Mais à quoi jour Olivier Sarkozy, dont l’intervention n’est guère commentée dans les grands medias. Est-ce que le but est de soutenir son frère dans une démarche d’aide aux banques, est-ce la volonté américaine de couler l’euro, comme un concurrent dangereux, en lien avec les attaques récentes sur l’Allemagne, qui ne trouve plus emprunteur aux taux précédents ? quel est le but de la manoeuvre, je suppose qu’il ne parle pas simplement pour donner son avis, comme je le fais sur ce blog. Est-ce que Nicolas Sarkozy est en fait un ghost writer ? mis en place pour servir certains intérêts financiers supérieurs, avec l’objectif suivant qui serait de s’attaquer à l’euro ? cette intervention dans la famille est étrange, et elle n’a pas été démentie, contestée, critiquée, elle me pose d’insondables et angoissantes questions.

Written by Le blog de Jean Trito

26 novembre 2011 at 15:58

Quels objectifs politiques pour Argenteuil ?

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Quels seront les prochains enjeux électoraux pour les élections municipales à Argenteuil ? Autant, à une certaine époque, on a pu orienter les objectifs vers des populations pauvres, et encore certains objectifs culturels ont pu être atteints malgré tout, autant aujourd’hui il est devenu nécessaire de centrer le travail politique sur les classes moyennes, les seules à voter, les seules dont on puisse espérer un retour sur investissement.

L’idée d’ouvrir le droit de vote aux étrangers est une question de principe, généreuse, peut-être provocatrice, mais sans intérêt ni impact pratique. Elle ne se traduirait pas par un supplément de démocratie, puisque de toute façon, le taux de votation des classes populaires est très faible, décourageant dorénavant les initiatives prises en leur faveur, puisqu’elles seraient sans rentabilité sur un plan électoral.

Les thèmes maniés par la gauche ont rejoint ceux de l’anvienne municipalité de Georges Mothron, car la bataille va se dérouler au centre, avec les classes moyennes en ligne de mire.

Il est devenu nécessaire d’attirer des classes moyennes éduquées, de rendre plus attractif le centre-ville, et l’on demande à la mairie des commerces plus hautes de gamme, ce qui est difficile, car elle ne dispose pas de beaucoup d’instruments publics pour les inciter à s’installer.

La population demande des commerces bas-de-gamme, dont on freine l’installation alors que leur modèle économique est viable et correspond à la demande solvable, et cette population compte peu en termes électoraux. Le commerce haut de gamme est très demandé par les électeurs actifs, mais il faut pratiquement une intervention, un protectionnisme public pour qu’il puisse s’installer, en espérant qu’à l’instar de l’oeuvre littéraire, qui crée sa propre postérité selon Proust, il génère lui-même sa clientèle et convainc ses futurs clients de venir s’installer à Argenteuil.

Depuis la perte de la ville pour les communistes, la gauche comme la droite vont puiser leurs voix dans les classes moyennes, le reste semble avoir disparu dans l’abstentionnisme, sauf en cas de mobilisation émotionnelle forte, comme Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy.

Il y a deux populations qui coexistent, l’une plutôt tournée vers l’Islam, dont elle espère qu’il va jouer le rôle anciennement dévolu à la gauche, et une autre population qui pratique fortement le séparatisme, et attend seulement de disposer d’un centre-ville un peu plus haut de gamme. Pour elle, la première population bénéficie du budget municipal, qu’elle finance. Vu de la mairie, seule l’augmentation de la deuxième population permettra d’augmenter les ressources sans augmenter le taux de taxation de l’assiette, et c’est vraiment l’électorat à séduire pour pouvoir continuer.

Les classes moyennes existent individuellement, et collectivement, grâce à des groupes de pression localisés. Les plus pauvres ont l’Islam comme expression collective, seule organisation à leur portée qui puisse porter des objectifs collectifs.

Les différentes municipalités ont développé les fêtes collectives, ce qui est vraiment le seul liant.

Written by Le blog de Jean Trito

26 novembre 2011 at 15:34

Un accord trop tôt

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On est allé jusqu’à mobiliser les employés du nucléaire pour contrer l’accord entre le PS et les écologistes sur le nucléaire, mais que pensera-t-on dans le futur de cette démarche ? Finira-t-elle aux oubliettes des idées saugrenues, à une époque où l’on cherchera de nouvelles sources d’énergie pour un monde terriblement gourmand, sera-ce vu comme une vision, une lucidité sur un avenir terrible du fait des dangers de cette technologie, ou serons-nous tous morts ?

Dans les années 70, je lisais « Science et vie » qui se posait beaucoup de question sur le développement de ce programme, et l’on va nous dire qu’ils avaient tort, parce que l’on souffrirait de pénurie aujourd’hui. Mais ne gaspillons-nous pas terriblement, comme l’explique Patrick Reymond dans son excellent blog, la chute.

L’énergie est le problème de l’avenir, et nous risquons de buter bientôt sur les règles découvertes par Malthus, à moins que la progression arithmétique ne devienne négative.

Il faut poser ce jalon peut-être, sans en faire un principe rigide.

Written by Le blog de Jean Trito

25 novembre 2011 at 22:33