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un regard sur le monde

Archive for the ‘littérature’ Category

Sumerki

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Je ne connaissais pas Dmitry Gloukhovski, ce russe polyglotte auteur de métro 2033.
Je suis toujours à la recherche de bonne science-fiction, qui n’est pas si répandue, je m’en rend compte parce que les vieux classiques ont réussi à passer le temps.
Sumerki est un roman prenant, fascinant, inlachable, entre ubik et la recherche de la cité de Z, teinté du réalisme magique de Garcia Marquez ou de Kafka.
Metro2033 imaginé le métro comme une métaphore du monde géopolitique, où l’humanité s’est réfugiée dans des stations et où seuls les stalkers se rendent en surface.
C’est un récit initiatique également.
Les vacances me permettent de découvrir ainsi des thrillers et de sortir de l’histoire, les questions sociales et la littérature mondiale, mais ce détour est intéressant.

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Written by Le blog de Jean Trito

1 mai 2018 at 08:30

Littérature russe snobée

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Macron, qui se présente comme un intellectuel ricoeurien, a snobé le stand de la littérature russe au salon du livre, mais a organisé une cérémonie nationale pour la mort de Johnny.

Written by Le blog de Jean Trito

21 mars 2018 at 19:39

Publié dans littérature, russie

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Faux départ de Marion Messina

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J’ai eu bien du mal à trouver « faux départ », il n’était plus disponible nulle part en librairie, il s’est plus vendu que l’on n’a parlé de lui. C’est le premier roman de la peu médiatisée Marion Messina, un roman sur l’émigration, entre continents, mais surtout entre milieux et classes sociales, un roman sur les désillusions de la massification universitaire et de l’économie moderne.

Written by Le blog de Jean Trito

6 janvier 2018 at 13:06

Hommages aux morts

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Jean d’Ormesson faisait partie de ces réacs que l’on découvrait et lisait dans les salles d’attente, pour ses éditoriaux du figaro ou de la presse de Dassault. Il y avait aussi Louis Pauwels, Jean Cau, Alain de Benoist. Tous ceux qui ont passé du temps chez le dentiste, le médecin, ont passé au final un grand nombre d’heures à les lire, surannés, au style inimitable toutefois.

Ma génération n’était pas celle e Johnny, elle s’est plutôt construite contre une télévision qui n’avait rien d’autre à proposer que Johnny et Sylvie, ou Cloclo. Dans ma jeunesse, tous ces chanteurs servaient de repoussoir à une génération qui a plutôt écouté Brassens, Brel, Genesis, Bob Dylan, Léonard Cohen, le blues. Voir toutes ces célébrations aujourd’hui a quelque chose d’un peu surréaliste.

 

Written by Le blog de Jean Trito

8 décembre 2017 at 21:16

Limousine

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Dans un roman de DonDeLillo, un homme roule en limousine luxueuse dans les rues de New-York, mais il bute sur les nids de poule. Métaphore d’un monde qui mêle la richesse privée, et la pauvreté de ce qui est public.

Written by Le blog de Jean Trito

27 mai 2017 at 13:41

André Gorz indisponible

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On rend ci et là hommage à André Gorz, des livres sortent sur son oeuvre, mais ses livres eux-mêmes ne sont plus accessibles, sinon à des prix prohibitifs sur amazon. Le premier hommage ne consisterait t-il pas à rendre accessible, soit en le rééditant, soit en donnait accès à un prix raisonnable à ses oeuvres en epub ou pdf, plutôt que de lui accorder tant d’honneurs de seconde main, lui qui dénonçait un monde ultralibéral est ainsi devenu un sujet de spéculation.

Written by Le blog de Jean Trito

29 mars 2017 at 20:11

Publié dans André Gorz, littérature

Sous-littérature de genre

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On a autrefois traité la littérature de science-fiction, ou le polar, de « littérature de genre », une manière de dire qu’elle était commandée par quelques points de passage obligés, au contraire de la vraie littérature, qui, elle pouvait échapper à ces contraintes.

Avec le temps, on se demande si ce n’est pas le contraire qui s’est produit, et si, finalement, la science-fiction n’a pas été plus à même de traiter les questions de notre temps, par sa capacité à anticiper une évolution technique et sociale qui s’est produite rapidement. Tandis que la plupart des romans se cantonnaient à la jeunesse du narrateur, avec le risque d’être profondément décalé par rapport à l’époque,  celle-ci a pris des risques et s’est projetée en avant, explorant le temps qui était devant nous, plutôt que le passé.

C’est une juste revanche ainsi, que certains des plus grands chefs d’œuvre littéraires appartiennent à ce genre, qui a rempli à fond sa mission de littérature d’imagination, justement parce qu’elle n’a pas été bornée par les contraintes matérielles de son époque.

 

 

Written by Le blog de Jean Trito

25 février 2017 at 21:31