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un regard sur le monde

Archive for the ‘cinéma’ Category

Le succès mythique de « ça »

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Émeutes en séries dans ma ville de banlieue pour la diffusion de « ça », le film tiré d’un livre de Stephen King. Devant l’agitation des collégiens en séance, on a dû plusieurs fois interrompre le film et évacuer la salle. La mairie a pris des précautions, vigile à l’entrée et contrôle d’identité, pour vérifier que les conditions d’âge sont remplies.

On retrouve l’ambiance de ce film mythique diffusé autrefois durant des décennies dans une salle parisienne, le « rocky horror picture show », pour lequel les habitués revenaient et lançaient du riz ou de l’eau durant les scènes de mariage ou de pluie. 40 ans après le même phénomène à Argenteuil ? il semble que les mêmes collégiens reviennent de séances en séances pour partager les mêmes émotions.

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28 septembre 2019 at 20:43

Franklyn et le monde du tout-religieux

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Franklyn, ou Dark world, est une dystopie qui décrit un Londres plein de religion. Tout rapport avec certaines de nos villes est un hasard. Ces deux morceaux extraits sont assez savoureux, illustrant une phrase de Sénèque, et ce que pourrait être une secte qui verrait la parole de Dieu dans les modes d’emplois des machines à laver (c’est l’interprétation qui fait tout).

 

 

 

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26 janvier 2019 at 12:39

Publié dans caricature, cinéma, humour, religion

Limousine

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Dans un roman de DonDeLillo, un homme roule en limousine luxueuse dans les rues de New-York, mais il bute sur les nids de poule. Métaphore d’un monde qui mêle la richesse privée, et la pauvreté de ce qui est public.

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27 mai 2017 at 13:41

Argenteuil, ville d’épouvante

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Chaque fois que les gens autour de moi entendent parler d’un évènement horrible survenu dans ma ville, ils m’en parlent. Il y a eu la quête du chat enragé, l’histoire de cet homme décédé dont le chien a dévoré le visage, ou de ces colocataires qui se sont entretués à l’arme blanche, l’un d’eux ayant été retrouvé décapité. Cette ville est peut-être un lieu d’inspiration pour des Stephen King qui s’ignorent, et peut-être faut-il écrire ici des histoires d’épouvante qui feront le tour du monde, et que des cars de touristes viendront vérifier sur place ?

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28 août 2014 at 20:48

Publié dans argenteuil, cinéma, littérature

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Abélard et Héloïse à Argenteuil

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Dans le film « dans la peau de John Malkovitch », le marionnettiste interprète Abélard et Héloïse dans la rue, ce qui est une reconnaissance du mythe par le cinéma américain, qui prouve ainsi qu’il connait également la légende d’Argenteuil.

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17 décembre 2013 at 22:09

Thérèse Desqueyroux, de François Mauriac

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La sortie du film m’a poussé à lire le livre. François Mauriac est un prix nobel un peu oublié, teinté de catholicisme et de provincialisme, du moins c’est comme cela qu’on le présente. Je connaissais le « noeud de vipères », vu sous forme de « dramatique » avec Pierre Dux, et dont la qualité m’avait touché. C’est en pensant ne rien découvrir de bien spécial, qu’un vieux classique poussiéreux et hors d’âge que j’ai lu ce « Thérèse Desqueyroux ». J’ai été surpris par la qualité du style original, qui claque, et nous transmet une psychologie profonde, celle d’une femme, qui est aussi Mauriac que Mme Bovary est Flaubert, inadaptée à son milieu provincial étroit, où un mariage de raison est arrangé. Elle va tenter d’empoisonner son mari, qui sans comprendre le fondement de son geste, va organiser les apparences autour d’elle pour ne pas tacher l’honneur de la famille. C’est un thème que l’on pourrait comprendre d’un bout du monde à l’autre, surtout en notre temps, cette incarcération.

Mauriac disait « Paris est une solitude peuplée, la province un désert sans solitude ». Ce qu’il nous démontre dans ce livre.

Il s’est inspiré d’une histoire vraie, mais on sent qu’il y a surtout projeté ses sentiments les plus cachés. Cette femme, plutôt jalouse des amours de sa belle sœur, et inapte au mariage, finira par se réfugier à Paris, où les gens sont comme les arbres de la lande. Mauriac ne décrit pas une féministe, mais une personne inadaptée au monde qui se présente à elle.

Je ne sais pas ce que vaut le film, mais peut-il traduire toute la complexité d’une telle oeuvre ? je n’en suis pas bien certain, et c’est pour cela que je conseille la lecture de ce véritable chef d’oeuvre, peu connu en fait. Tout comme « la chute » pour Camus, ce n’est pas toujours le livre le plus connu d’un auteur qui m’aura le plus marqué.

9782253004219

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1 novembre 2013 at 12:53

L’ardente obligation de la critique

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Le constat aujourd’hui, c’est que la moitié des films ne font plus l’objet d’aucune critique, d’aucun commentaire. Autrefois, un journal comme « cahiers du cinéma » avait des critiques qui pouvaient visionner tous les films et en faire la critique, et ce n’est plus possible maintenant. La difficulté est d’être vue, un peu comme pour les 400 romans de la rentrée, et les millions de livres à compte d’auteur, ou ces films jamais diiffusés.

Nous, blogueurs, nous avons l’ardente obligation de fouiller tout ce qui existe et de le relater sur nos blogs, nos pages facebook. Ecrire sur les oeuvres, c’est leur permettre d’exister de laisser une trace et peut-être de trouver leur public. N’oublions jamais que Gallimard a raté Proust et Céline, les deux plus grands écrivains de leur siècle.

Il nous faut sans cesse chercher le diamant dans la tonne de boue peut-être que nous allons remuer, partager, à tout prix. LA plupart des œuvres ne correspondent qu’à des besoins commerciaux, et il nous reste à découvrir l’essentiel.

Written by Le blog de Jean Trito

6 août 2013 at 20:05

Publié dans cinéma, cinéma, littérature

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