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un regard sur le monde

Archive for mai 2012

Paris, promenade dans Belleville

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J’ai suivi la balade 24 de ce guide, ce qui m’a permis de découvrir le parc de Belleville, les rues bohèmes pleines de tags, et des assemblées de petits pavillons. J’ai eu l’impression comme à la butte aux cailles voici longtemps de retrouver des traces d’un Paris disparu, que l’on imaginait plus convivial, plus décontracté que la ville un peu collet-monté qu’elle est devenue.

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18 mai 2012 at 20:07

Argenteuil, le mai des artistes

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Chaque année, la ville d’Argenteuil permet aux artistes d’exposer et d’ouvrir leurs ateliers. Cette année, Zsuzsa Farkas investit la chapelle romane Saint-Jean Baptiste pour y installer un jeu de miroirs. Serge Elphège présente un système complexe de vitraux qui nous exprime la ville, ses complexités, ses douleurs.

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18 mai 2012 at 18:18

Le Val d’Oise tire-t-il ses élèves vers le bas ?

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Un les inégalités socio-spatiales d’éducationa été produit sur les inégalités territoriales en matière scolaire. Je suis frappé par la comparaison entre deux deux départements, le Val d’Oise et la Haute-Loire et la Loire. En page 104 on trouve un tableau de comparaison entre le taux de réussite attendu et le taux observé. Pour le Val d’Oise, le taux observé est inférieur de 5% à ce qu’il devrait être compte tenu de la composition sociale, alors qu’en Haute-Loire il est supérieur de 3,6%. Bien sur, il peut y avoir des biais, les classes sociales ne sont pas homogènes en définition sur le territoire, avec le même revenu on peut être riche en Haute-Loire, et pauvre en région parisienne, compte tenu du poids budgétaire de l’immobilier pour les familles. Mais quand même 8% d’écart dans les résultats entre ce département rural, et ce département de banlieue.

Le rapport explique que les enseignants fuient les mauvais établissements, ainsi que les bons élèves, et ils sont pris dans une spirale descendante. C’est donc le niveau plus faible des plus faibles qui ferait en quelque sorte baisser la moyenne. On peut se poser beaucoup d’autres questions, rechercher encore d’autres facteurs d’explication.

C’est une grande question qui est posée aux hommes politiques de la région parisienne, ce fait que la région intrinsèquement tire ses élèves vers le bas, au-delà de leur défaveur sociale. Mais est-ce qu’il existe un problème culturel ? Un journal a proposé cette interprétation :

« Semaine du jeudi 25 mai 2006 – n°2168 – Notre époque

Résultats excellents en Haute-Loire, mauvais en région parisienne

Collèges : la revanche des campagnes

La concurrence forcenée entre établissements scolaires qui existe dans les départements fortement peuplés tire les résultats d’ensemble vers le bas. Une équipe de chercheurs de l’éducation vient d’en faire la démonstration

Dis-moi où tu habites, je te dirai comment tu réussis ! Telle est la révélation d’un rapport sur les inégalités territoriales en matière d’éducation, dont « le Nouvel Observateur » a eu la primeur (1). L’équipe des chercheurs y fait valser les idées reçues sur le déterminisme social des résultats scolaires. Qui existe, certes, mais, nous apprend ce rapport, les spécificités régionales pèsent tout aussi lourd. A milieux comparables, les élèves de la Haute-Loire réussissent bien mieux que ceux de la région parisienne. C’est aussi simple et aussi terrible que ça.
Cette découverte est le résultat d’un gros travail. Enquêtes de terrain, exploitation de séries statistiques, confrontation des résultats réels des écoles et collèges avec ceux qu’ils auraient dû obtenir (2), compte tenu de leur profil sociologique, du nombre d’élèves étrangers, de la proportion de parents chômeurs et d’élèves boursiers. «Cette comparaison permet de faire apparaître la plus-value de l’établissement ou du département», explique le sociologue de l’éducation Sylvain Broccolichi.
Bilan ? Une dizaine de départements français sont en « sur-réussite » scolaire. La Haute-Loire, plus célèbre pour son festival de musique, ou la Loire, chef-lieu Saint-Etienne ; et aussi la Vendée, le Lot-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées, la Meuse… des département ruraux pour la plupart, assez peuplés (entre 30 et 80 habitants/km2), qui comptent quelques dizaines de milliers d’élèves. A l’inverse, une douzaine sont en « sous-réussite » : l’Ile-de-France (sans Paris), l’Oise, la Somme et l’Eure. Et toute la Côte d’Azur. Soit plusieurs centaines de milliers d’élèves.

Pourquoi Marseille ou la région parisienne font-elles moins bien réussir leurs élèves que la Meuse ou la Vendée ? La faute à la densité urbaine. Les chercheurs le démontrent : dans les zones rurales, les collèges et lycées, éloignés les uns des autres, ne se font pas d’ombre. Le bon collège, c’est le collège du coin. Les établissements n’ont pas besoin de batailler pour retenir leurs meilleurs éléments. Du coup, ils offrent un cadre d’études préservé, loin des tensions et des angoisses qui perturbent la scolarité dans les grandes villes. Et pan sur le bec à ceux qui critiquent la carte scolaire, cette sectorisation qui impose aux familles l’établissement du quartier. Autres ingrédients de la sur-réussite : la stabilité des équipes enseignantes, une forte proportion de professeurs expérimentés, un taux élevé d’enfants qui vont en maternelle un peu avant 3 ans.
La Loire, seul département urbanisé du top ten, est un cas d’école. Surprise des chercheurs quand ils la trouvent dans le haut du panier. «Les résultats de Saint-Etienne étaient tellement bons que nous avons cru à un trucage», s’exclame Sylvain Broccolichi. Le secret de la réussite stéphanoise ? Un cocktail rare. D’abord, élus, associatifs, inspecteurs, tous semblent travailler ensemble à la bonne marche des établissements, « une solidarité héritée de la culture minière», selon leschercheurs.Mais plus encore ces bons résultats sont liés, disent-ils, à l’absence d’un établissement d’élite où se concentreraient les rejetons de la bourgeoisie locale. Broccolichi : «La pompe du contournement n’est pas amorcée.»

Ce climat préservé, cette sérénité qui permet de se concentrer sur les apprentissages, voilà ce qui manque cruellement aux départements du Bassin parisien et de la Côte d’Azur en sous-réussite. «Dans ces départements denses, le maillage serré des établissements perturbe leur fonctionnement. Bafouant les règles de la sectorisation, les collèges s’y livrent à une surenchère inavouée pour attirer les enfants «les plus appréciés», les moins problématiques, les plus favorisés», explique Sylvain Broccolichi. Et les profs suivent. Car l’évitement est aussi pratiqué par les enseignants, qui fuient les collèges… fuis par les élèves. «Une logique de sauve-qui-peut généralisée qui entraîne une concentration des difficultés et une dégradation du climat dans ces collèges.» Et qui pénalise les élèves «captifs», souvent issus de l’immigration.

Cette concurrence pousse les collèges à tout mettre en oeuvre pour retenir ou attirer les bons élèves, via les classes européennes et autres classes musicales : une forme de ségrégation interne «préjudiciable au plus grand nombre», puisque lesélèves déjà fragiles sont relégués dans des « classes poubelles », qui tirent vers le bas la moyenne de l’établissement. Mais qu’on se le dise : tous les enfants trinquent. Dans les académies de Versailles et de Créteil, les fils de cadres, eux aussi, ont généralement de moins bonnes notes qu’ils ne le devraient. Car il n’y a pas que les collèges populaires qui voient fuir leurs meilleurs éléments et qui plongent dans un sentiment d’exclusion qui nuit aux résultats. Par contagion, les collèges moyens subissent, à moindre échelle, les mêmes effets. Seuls une poignée d’établissements, publics et privés, tirent les marrons du feu et obtiennent à l’inverse d’excellents résultats.
L’inquiétude des chercheurs est palpable quand ils évoquent les solutions possibles. Comment appliquer la recette stéphanoise aux collèges cabossés de la couronne parisienne ? Comment limiter l’évitement, consolider les équipes de profs, créer une dynamique de soutien (avec les élus, les associations) autour des établissements qui flanchent ? Cher à Gilles de Robien, le nouveau dispositif « Ambition Réussite » mis en place dans les collèges les plus fragiles a ces prétentions. Mais ces mesures qui vont dans le bon sens sont d’avance sabotées par le manque… d’ambition, alors même que les ghettos scolaires et sociaux s’accentuent. L’égalité du service public d’éducation ? On n’y est pas.

(1) « Les Inégalités socio-spatiales d’éducation. Processus ségrégatifs, capital social et politiques territoriales », rapport des chercheurs Brigitte Dancel, Jean-Paul Russier, Danièle Trancart, Sylvain Broccolichi, Catherine Mathey-Pierre, Brigitte Larguèze, Edith Waysand, Carole Asdih, Choukri Ben Ayed, Elisabeth Gagneur, François Quinson, commandé par les ministères de la Recherche, de l’Education et de la Datar, mai 2006.

(2) En exploitant les évaluations à l’entrée en sixième, les résultats au brevet des collèges entre 1999 et 2003, et le devenir des élèves un an après leur passage en seconde .

Caroline Brizard Emmanuelle Walter  »

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16 mai 2012 at 18:36

Paris, belles façades sur la Seine

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Quelques images prises d’un bateau-mouche des belles façades de l’lle-saint-louis

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15 mai 2012 at 19:33

des vieilles videos

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Une photo papier passe le temps sans difficulté, parce que le seul instrument de lecture est nos yeux. Elle conserve sa charge d’émotions, parce que les personnages vous regardent dans les yeux, ne bougent pas, et ne parlent pas pour contrarier votre nostalgie. Une photo est muette et vous permet d’être bavard, même si c’est intérieur.

Les videos ne sont pas lisibles sans un instrument compliqué, long à installer, et chaque époque a son lecteur, car leur format n’arrête pas de changer. Seul le super8 est resté longtemps stable, pour le reste et dès l’apparition des camescopes, le format, le support ont changé de manière effrénée. Cassette, mini-cassette, 8, super 8, dvd,mini dv, et j’en oublie. Il fallait conserver le camescope si l’on voulait pouvoir visionner ses films plus tard, ce que la fragilité de l’électronique n’a pas permis. Ensuite, nous avons eu les formats numériques, incompatibles entre eux, en évolution constante, et à chaque fois lisibles seulement sur l’ordinateur dernier cri. J’ai commencé avec un format mw, lisible partout, puis avec un format mov sur mon APN, un format propriétaire d’apple lisible sur quick time, et qu’aucun logiciel ne peut monter. J’ai fini par transcoder mes films en divx et avi, et les monter en perdant de la finesse. Le format mp4 est apparu, que mes lecteurs ne pouvaient non plus ingurgiter, et mon ordinateur ramait. Là on est passé à l’avchn, qui nécessite un micro très puissant que personne n’a chez lui.

J’ai toujours filmé avec des camescopes très modestes, les seuls que l’on puisse transporter, et utiliser facilement. Je me suis souvent retrouvé avec une série de clips stockés sur le micro, et que persone ne regardait, parce que trop brefs et fastidieux à utilser.

Depuis que youtube possède une fonction de restriction de l’ouverture aux moteurs de recherche, j’ai assemblé mes clips pour former des petits films, et je les ai téléchargés. Il y a ceux que j’ouvre au public, et d’autres qui constituent une cinémathèque privée de scènes de famille notamment. Ainsi il est facile de les diffuser, il suffit d’indiquer l’adresse web par mèl, et chacun peut les voir sans effort. De même les films ouverts au public peuvent être intégrés sur ce blog, et partagés dans le monde entier.

Je me suis rendu compte que dans les profondeurs de mes disques durs, je conservais des dizaines de petits clics, que je m’efforce d’assembler et de mettre en ligne. Avec la video, on se rend compte combien le passé proche est loin et irrattrapable, et combien ces scènes distantes de quelques années paraissent surgir d’un passé lointain et oublié. La photo vous permet de faire les questions et les réponses, la vidéo vous impose sa vie. C’est pour cela que les familles conservent les photos, et pas les videos, car la photo permet de transférer l’histoire familiale sans contradiction, mais pas la video, dont la vitalité vous saute aux yeux. C’est comme dans l’invention de Morel, un monde qui vous échappe, et qui semble indifférent à notre présence. Aucun discours ne semble pouvoir se surajouter à une video, et l’on ne peut y prendre la pose. C’est un témoin du passé, mais un témoin vivant.

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14 mai 2012 at 06:11

Publié dans video

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Ce drôle d’état de grâce

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C’est une étrange période que nous vivons, car si le nouveau président dispose d’un état de grâce de trois mois, un tiers ou la moitié de cette période va être consommée par l’attente des législatives, lesquelles pourraient ne pas donner un résultat évident.

Chaque décision prise pourrait lui faire perdre du terrain, que ce soit l’une de ces deux promesses qui font polémique, le vote des étrangers, ou le mariage homosexuel, le choix du gouvernement, ou toute autre situation internationale imprévue.

Il est très délicat de lancer des projets maintenant, car l’opposition est en embuscade pour mener la polémique sur tout mouvement de sa part. On va donc vivre une stressante période d’attente, en espérant que le vote ne retombe pas en juin. L’ancien système permettait au président fraichement élu de dissoudre une assemblée usée par plusieurs années de pouvoir, et de l’emporter dans une dynamique de la victoire. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci, et l’opposition sera d’autant plus mobilisée que le score est serré.

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11 mai 2012 at 20:40

Paris, 7ème, le square des missions étrangères

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J’ai remarqué ce square dans lequel je suis rentré, pour vous rapporter ces quelques images, témoins d’un lieu secret de Paris. La statue de Chateaubriand fait face à son ancien appartement de l’autre côté de la rue, au 105 rue du bac, mais le jardin ne date que de 1939.

Le mur a été peint par Patrice Chanton, et rappelle ainsi l’ombre des marronniers.

Michèle Bernstein, compagne de Guy Debord, lui a consacré ce joli texte, sans doute dans le cadre de la démarche psychogéographique.

« À la limite des sixième et septième arrondissements, ce square, cerné à très courte distance par la rue de Babylone et le boulevard Raspail, reste d’un accès difficile et se trouve généralement désert. Sa surface est assez étendue pour celle d’un square parisien. Sa végétation à peu près nulle. Une fois entré, on s’aperçoit qu’il affecte la forme d’une fourche.

La branche la plus courte s’enfonce entre des murs noirs, de plus de dix mètres de haut, et l’envers de grandes maisons. À cet endroit une cour privée en rend la limite difficilement discernable.

L’autre branche est surplombée sur sa gauche par les mêmes murs de pierre et bordée à droite de façades de belle apparence, celles de la rue de Commaille, extrêmement peu fréquentée. À la pointe de cette dernière branche on arrive à la rue du Bac, beaucoup plus active.

Toutefois le square des Missions Étrangères se trouve isolé de cette rue par un curieux terrain vague que des haies très épaisses séparent du square proprement dit. Dans ce square vague, fermé de toutes parts, et dont le seul emploi semble être de créer une distance entre le square et les passants de la rue du Bac, s’élève à deux mètres un buste de Chateaubriand en forme de dieu Terme, dominant un sol de mâchefer. La seule porte du square est à la pointe de la fourche, à l’extrémité de la rue de Commaille.

Le seul monument du lieu contribue encore à fermer la rue et à interdire l’accès du square vague. C’est un kiosque d’une grande dignité qui tend à donner toutes les impressions d’un quai de gare et d’un apparat médiéval. Le square des Missions Étrangères peut servir à recevoir des amis venant de loin, à être pris d’assaut la nuit, et à diverses autres fins psychogéographiques.

Michèle BERNSTEIN, « Le Square des Missions Étrangères », Potlatch. Bulletin d’information du groupe français de l’Internationale lettriste, numéro 16, 26 janvier 1955 (Rédacteur en chef : M. DAHOU, 32 de la Montagne-Geneviève, Paris 5e »

Written by Le blog de Jean Trito

10 mai 2012 at 21:59