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Fête de famille sponsorisée

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Pauvre Carlos Ghosn qui va devoir rembourser son mariage à Versailles, payé par sa société, et maintenant on parle aussi de son anniversaire, moi, je vous le dis, je pense que pour son baptême, il n’est pas net non plus.

Written by Le blog de Jean Trito

9 février 2019 at 13:55

Publié dans Non classé

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Renversement

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Pour la première fois peut-être, on assiste à un renversement du rapport de force, celui qui s’est établi entre le système financier et le reste de la société, et pour la première fois, face à une presse béate et acquise, on affiche une très importante critique d’un système qui, tel le lierre a vecu au detriment de la société et de l’Etat.
Des économistes montrent que l’on n’a pas redistribué aux salariés les gains de la productivité, que c’est en modérant les salaires que lon a trouvé moyen d’augmenter la profitabilite du système. Les lois de 1973 ont permis aux banques privées de prospérer au detriment de la dette publique. De même, en 2008, le sauvetage des banques s’est fait par l’endettement.
Sans l’Etat, sans ce socialisme des riches, le monde financier n’aurait pas perduré, sa « création de richesse » n’est provenue que de ce siphonnage de ressources communes. On le voit avec la sécurité sociale privée ou l’on veut nous imposer
un systeme où les frais de gestion représentent 25% pour remplacer une sécurité sociale où ils ne sont que de 2%.
La captation des journaux par un monde financier desireux d’avoir bonne presse explique labsence de critique accessible au grand public, mais qui a pu continuer d’exister parce que personne n’était tout à fait dupe.
La communication enthousiaste dans la presse n’avait pour fonction que d’occuper l’essentiel de l’espace pour rarefier l’oxygène disponible pour une autre lecture du monde.
Ce rapport de force perdure depuis des decennies, cest la première fois qu’un mouvement social tente de le renverser.

Written by Le blog de Jean Trito

13 décembre 2018 at 04:25

Publié dans économie, politique, presse

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Les Cassandre ratés

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Personne n’a bien saisi la situation française, et le laxisme qui a prévalu pendant 10 ans en matière de finances publiques. On lit ainsi des économistes-Cassandre très déçus, par des bons résultats pourtant évidents sur le taux d’intérêt de la dette, qui se comprennent parce que l’effort de rigueur adresse un message clair. On sent la rage de ces pamphlets de gens déçus par ce qui prouve qu’ils n’avaient rien compris à ce qu’ils ont raconté. Ils ont défendu un système financier fuligineux, où rien de ce qu’ils croyaient n’a existé, un système dont la « richesse créée » s’évapore comme une brume d’été, laissant ses thuriféraires si désemparés devant le vide des « investissements » possibles qu’ils sont prêts à acheter de la dette socialiste à intérêt négatif. Mieux vaut perdre un peu ici, qui risquer de tout perdre n’importe où ailleurs.

C’est maintenant que l’on réalise l’invraisemblance du discours tenu, sur une situation où il fallait remettre de l’argent dans le moteur, seul carburant et seule production du système.

Guy Debord sera peut-être le Nostradamus des temps d’après, son style incisif, glacial, et ses termes plus larges que des concepts permettront de nimber de mystère ses prédictions, qui revêtiront ainsi de multiples sens à l’avenir. Inspiré du style du 17-18ème, pour que sa langue ne vieillisse pas, elle pourrait ainsi expliquer tout écart entre une illusion collective, et la réalité, quelque soit cette illusion, et quelque soit cette réalité. L’économie financière a aussi été une sorte de « spectacle ». La panne d’orange, quant à elle, dramatisée à outrance, alors qu’elle n’a fait qu’interrompre des conversations vides et inutiles, parait sortir d' »in girum imus nocte et consumimur igni ». Il aurait pu écrire de la science-fiction, quelque chose comme « a perfect world », ce livre visionnaire d’Ira Levin, que je relis en anglais, appréciant ainsi davantage les détails que la langue étrangère, me ralentissant, me force à mieux voir.

Gainsbourg et son billet de 500 francs

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Au coeur du pouvoir de Bercy

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C’est une grande enquête sur le fonctionnement de Bercy, que j’ai feuilletée, pensant y retrouver certaines choses connues. Je ne me suis pas intéressé aux batailles de ministres dans un ministère coupé en deux, mais aux notations sur l’ambiance générale. On travaille à Bercy, les journées y sont interminables, à un tel point que cela pose un problème de gestion des ressources humaines, les candidats ne sont pas forcément des stakhanovistes désireux de découvrir une « no life », où le travail sera l’essentiel du temps, et où tout le reste sera sacrifié. On peut aussi se demander si tout ce temps passé au travail est vraiment nécessaire ou s’il s’agit d’une posture, d’une manière d’être, d’une culture à laquelle le nouveau venu devra s’assimiler. Cette quantité de travail, donne droit aux meilleures rémunérations de la fonction publique, mais aussi au droit d’être arrogant, y compris avec les ministres que l’on fait patienter longtemps.

Bercy est le temple de l’économie libérale, dont le credo est la concurrence et le libéralisme, mais c’est une sorte de pensée unique, car un économiste universitaire (ils sont rarissimes) se plaignait que la culture économique n’y était formée que de clichés, et de lieux communs, sans vraie réflexion.

Un candidat comparait le bâtiment à l’hôtel du « Shining », et Laurent Wauquiez s’est enfui quand il a découvert l’ambiance. Là on pense à Romain Duris dans « l’auberge espagnole ».

Bercy a une influence énorme sur les décisions économiques, à tel point que l’on apprend que pour mettre fin au projet d’un ministre dont on ne veut pas, il suffit de rajouter un zéro au chiffrage de la mesure, pour la rendre rédhibitoire, et qu’elle ne puisse jamais voir le jour. On appréciera la finesse des prévisions…si l’inflation et le taux de chômage sont estimés de la même manière….

L’horreur économique de Viviane Forrester, 1996

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A la lecture d’un article sur wordpress, d’un commentaire du livre de Pierre-Noël Giraud, je repense soudainement à un grand succès de librairie, un livre d’économie écrit par une littéraire sous un jet de pierres, spécialiste de Van Gogh, Viviane Forrester, et dont les mots cognent encore plus fort aujourd’hui :

 

L’horreur économique, Viviane Forrester, 1996
 » Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer) n’ont plus de substance : des millions de vies sont ravagées, des destins sont anéantis par cet anachronisme. L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l’Histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir. Nous découvrons qu’au-delà de l’exploitation des hommes, il y avait pire, et que, devant le fait de n’être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule. De l’exploitation à l’exclusion, de l’exclusion à l’élimination… ?  »

 

Written by Le blog de Jean Trito

16 janvier 2011 at 08:31

Le commerce des promesses, de Pierre-Noël Giraud

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Il est très difficile de trouver un tel livre d’économie, clair et limpide, sans pathos, sans obscurité volontaire ou involontaire. Non seulement ses explications sont lumineuses, mais elles sont compréhensibles et expliquées sans chercher un au-delà du sens. Il nous permet de penser librement, après avoir compris des mécanismes que l’on nous présente habituellement sans cette objectivité. On comprend le rôle de la titrisation, puisqu’il s’agit d’abord de permettre aux banques, qui détiennent des dépôts à court terme pour les transformer en emprunts à long terme, de rendre ces derniers plus liquides. Il rappelle le rôle chamanique du banquier central, qui doit demeurer imprévisible pour ne pas permettre d’anticipation de la part des marchés, car une anticipation est autoréalisatrice. Il montre au passage la difficulté de dégager des valeurs « fondamentales » vers lesquelles le marché tendrait spontanément après une bulle. L’air de rien, il pose des questions sociales. Il y a une question de cycle de vie dans notre situation actuelle. Le travail a été valorisé lorsque la génération dominante, les baby-boomers étaient plus jeunes, aujourd’hui, cette génération investit plus largement grâce à la mondialisation, et pèse plus lourdement politiquement sur la question de l’épargne que sur celle du social et du travail. Il explique que l’achat immobilier est très valorisé, parce qu’il permet de transférer la valeur dans le temps, ce qui se produire à condition que la génération suivante dispose d’autant d’épargne à y investir, sinon le cercle se rompra. En somme, il s’agit d’un commerce des promesses, et si l’on produit trop de promesse, il faudra en faire disparaître par une crise, la vraie question politique étant ensuite de savoir quelle catégorie sociale devra supporter la charge du « mistigri »

Written by Le blog de Jean Trito

14 janvier 2011 at 21:25