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Tapie et Cie

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Bonne remarque d’un biographe de Bernard Tapie : chaque fois qu’il raconte sa jeunesse, l’histoire est différente, et son lieu de naissance change, comme si les mythomanes avaient parfois du mal à se souvenir de leurs propres histoires.

Written by Le blog de Jean Trito

26 septembre 2015 at 12:11

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La meilleure citation de la semaine

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bien vu le canard enchainé :
« Bernard Tapie est milliardaire en Belgique, et insolvable en France »

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29 septembre 2012 at 16:23

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En invitant Tapie, la chaine du service public se ridiculise

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Les people vont-ils finir par couler Sarkozy à force de ridicule ? Entre Depardieu qui le remercie pour avoir réglé rapidement une affaire, que l’on devine bien obscure, et le démenti obligé de ce dernier qui ne convainc personne, n’est-on pas en train de lui faire perdre toute crédibilité ?
Après un journal consacré à Mélenchon, dont on devine l’intérêt stratégique destiné à mordre sur le score au premier tour de Hollande, voici que l’on vient de nous ressortir « le grand entrepreneur », Bernard Tapie.

Il est vrai que ce dernier, tout comme Depardieu, a une dette. Son discours était si ridicule, que j’ai vu vaciller le présentateur, Delahousse. Tapie nous a expliqué que Sarkozy avait sauvé le monde, les banques, notre épargne. On se croyait dans un blockbuster américain, où le président sauve le monde des extraterrestres. Pour lui, Hollande ignore la dureté de la crise, on paie des fonctionnaires (au moins Tapie touche plus qu’un fonctionnaire, ce n’est pas un gagne-petit, lui) avec de l’argent emprunté, la vie est duraille, et il se sent proche des jeunes des banlieues. Il soutenait DSK, mais pas Hollande ou Royal. Le numéro était si usé et si ridicule, que je me suis demandé si l’on n’en faisait pas ainsi trop, même pour le spectateur moyen du journal télévisé.

A une époque on payait cher Montand pour expliquer que le smic était trop élevé, et qu’il fallait se serrer la ceinture. Là on descend beaucoup plus bas dans l’échelle du music hall. Pourquoi pas un clone de Claude François, pour nous jouer le Sarkozy extraordinaire ? En tout cas, la chaine du service public peut même dépasser TF1 dans le pire.

Written by Le blog de Jean Trito

18 mars 2012 at 20:49

Philippe Seguin, le rapport sur le crédit lyonnais

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On peut trouver ce rapport tel qu’il a été présenté à l’assemblée sur le net.

Philippe Seguin et François d’Aubert avaient manifestement une certaine idée de l’Etat, en rédigeant ce rapport dans le cadre de cette enquête parlementaire. Je ne suis même pas certain que l’on ait pu trouver une telle critique du système dans « le monde diplomatique » ou ‘l’humanité », car les moyens d’effectuer une telle enquête étaient hors de portée du journaliste ordinaire.

Plus encore que l’affaire Bettencourt, qui nous permit de comprendre certains mécanismes de la politique, le rapport Seguin est un extraordinaire décryptage du fonctionnement du capitalisme en France. On comprend comment tous ces gens qui nous ont bercé de libéralisme, ont vanté « l’entreprise et ses risques », comment tous ceux qui sont en poste se sont en fait financés grâce à l’argent du contribuable ! On découvre les appuis à Bernard Tapie, Pinault, Paretti ou d’autres.

On comprend également beaucoup mieux comment la spéculation immobilière a pu être maintenue pendant toutes ces années, et ces leçons sont encore valables aujourd’hui. J’ai voulu ressortir ce vieux rapport parce qu’il m’avait impressionné à l’époque, je ne pensais pas que les « capitalistes » qui dénigraient l’Etat à longueur de colonne dans les hebdos qu’ils rachetaient pouvaient dépendre autant de l’Etat justement, et qu’autant d’argent public avait été consacré à la spéculation immobilière dont nous avions tant souffert lors de la décennie précédente. C’est presque une sorte de remerciement posthume à Philippe Seguin que d’avoir rédigé ce rapport. Je dois être hypermnésique, mais il me semble que ces mécanismes décrits n’ont pas disparu, et comme l’explique Christian Laval, le néo-libéralisme a un énorme besoin de l’Etat pour exister. Ce rapport était aussi à l’époque une vraie cure de désintoxication après 15 ans de propagande sur le « mythe de l’entrepreneur », assuré notamment par Bernard Tapie à la télévision, et dont on voyait finalement ce qu’il recouvrait dans la réalité.

Je vous laisse découvrir quelques extraits !

sur l’immobilier

« La banque a été l’un des principaux fers de lance — en tout cas le plus massif — du boom immobilier et de la spéculation de la fin des années 80 en France. Une véritable folie spéculative sur les bureaux et les immeubles a été alimentée par la banque en région parisienne.

La folie générale en région parisienne résulte de la suppression de l’agrément et de la possibilité de construire des bureaux « en blanc ». Tout le monde pensant qu’un tel cadeau politico-administratif ne durerait pas, on s’est empressé de construire n’importe où, grâce à toutes sortes de montages financiers. Promoteurs et marchands de biens étaient ainsi assurés de gagner énormément d’argent »
« On relève ainsi des pratiques assez généralisées dans l’immobilier des années de croissance : le Crédit lyonnais et ses filiales ne se singularisent pas par une retenue ou une prudence particulière, bien au contraire. On remarque :

— une absence ou une faiblesse des fonds propres apportés par les promoteurs ou les marchands de biens. Au plus fort de la spéculation, il y a longtemps qu’on a oublié la règle de l’apport minimum de 20 % ; exemple extrême, la SCI, 39/41 rue Cambon, un des dossiers les plus lourds du promoteur Copra : sur un coût total de 1,7 milliard de F., les fonds propres représentaient 20 millions de F., soit à peine plus de 1 % ;

— des surfinancements de biens eux-mêmes surévalués. C’est le cas par exemple lorsqu’est accepté le préfinancement des marges, un système alimentant la spéculation qui permettait, aux promoteurs ou aux marchands de biens, de récupérer, en trésorerie, leur marge bénéficiaire au moment du lancement d’une opération et non lors de sa commercialisation ;

— une pléiade d’honoraires et de commissions. A cet égard, la Commission ne peut qu’exprimer ses doutes sur la destination de certains honoraires ; »

sur Bernard Tapie
« En 1977, la banque entre en relation avec M. Bernard Tapie, qui recherche un soutien dans la reprise de deux affaires, Duverger et Diguet Denis. Le système que l’homme d’affaire commence alors à exploiter consiste à racheter à bas prix des entreprises en cessation ou en quasi-cessation de paiement, à les restructurer en obtenant, grâce à la loi, un étalement de leur passif ou leur rachat décoté, et à les revendre, une fois remises en ordre, en faisant une plus-value. »

« En fait, entre décembre 1992 et avril 1993, la SDBO et le Crédit lyonnais vont accorder des soutiens décisifs au groupe Bernard Tapie.

Le plus important est la reprise d’Adidas par M. Louis-Dreyfus, à un prix qui en fait une opération blanche, grâce à un montage particulièrement complexe (le Crédit lyonnais refuse encore aujourd’hui de révéler qui se dissimule derrière les deux mystérieux fonds extraterritoriaux, Coatbridge et Omega, qui représentent 35 % du tour de table) mobilisant le secteur nationalisé (AGF, UAP-Worms, Crédit lyonnais, qui représentent au minimum 42 % du capital) mais surtout quasi intégralement supporté par le Crédit lyonnais. Non seulement celui-ci double sa participation dans Adidas (portée à 36 %) mais il effectue une véritable opération de portage. M. Louis-Dreyfus ne court aucun risque puisqu’il bénéficie d’une promesse de rachat de ses actions au cours boursier de février 1993. »

sur Altus finances

« Altus était devenu au fil des ans mais surtout depuis son entrée dans le groupe Crédit lyonnais une sorte de caricature de l’économie mixte : filiale de la plus grande banque publique française et bénéficiant d’une garantie implicite de l’Etat, elle n’avait finalement de comptes à rendre à personne et savait que le système continuerait d’être approuvé par le Crédit lyonnais ou les pouvoirs publics, sa pérennité n’étant pas en cause. Ceci lui permettait par ailleurs de se prêter aux jongleries financières les plus osées et aux spéculations les moins orthodoxes sur des marchés rendus euphoriques par la déréglementation, sans risque ni complexe et sans se soucier que l’actionnaire public et le contribuable puissent finalement en faire les frais. »

« S’agissant du pôle immobilier, les activités de la SBT-Batif, filiale à 100 % d’Altus, firent l’objet d’un rapport de la Cour des comptes très sévère, communiqué au ministre de l’Economie en mars 1993. La Cour y dénonçait de graves défaillances de gestion et des pratiques délictueuses de partenaires d’Altus Finance. Le golf de Montgriffon (750 millions de F. d’encours au 30 juin 1993) et l’hôtel du golf de Sainte Maxime (250 millions de F. au 30 juin 1993) sont par exemple des opérations désastreuses dans lesquelles les équipes d’Altus se sont engagées en faisant preuve, pour user d’un euphémisme, d’un amateurisme très coûteux. Ces opérations sont aujourd’hui garanties par le contribuable. Cela n’a pas empêché Altus de racheter 33 golfs en 1993 dans l’espoir de se « refaire ». Il est parfois des investissements contracycliques bien incompréhensibles. »

sur le soutien personnel

« Autre paradoxe sur lequel s’est penchée la Commission d’enquête : l’ouverture d’une sorte de droit à un « reclassement financier décent » organisé par le Crédit lyonnais au profit de certains de ceux qui sont pourtant à l’origine de graves déboires. De celui-ci qui peut se mettre à son compte grâce à des financements du Crédit lyonnais à ceux-là partis avec des viatiques de quelques dizaines de millions de F. pour les « désintéresser » d’entreprises qu’ils avaient menées au désastre, en passant par quelques promoteurs immobiliers débiteurs de centaines de millions de F. auprès de la banque, mais qui se voient quand même confier de confortables mandats de gestion, le Crédit lyonnais a quelques bienveillances étonnantes… Sans parler même d’anciens dirigeants de la banque, devenus après leur retraite consultants de leur ancien employeur. »

Written by Le blog de Jean Trito

2 janvier 2012 at 09:09

Qui rédige la fiche de Bernard Tapie sur Wikipedia ?

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Wikipedia est une excellente encyclopédie, que je consulte souvent, et dont j’apprécie la tenue. J’y ai moi-même participé, considérant le projet comme très intéressant. On trouve aussi sur le net des critiques cinglantes de Wikipedia, notamment par Pierre Assouline. Certains historiens décortiquent aussi des articles, comme celui de Colbert, et nous montrent qu’ils sont des hagiographies, correspondant à la volonté de communication de la famille de Colbert. Les partis-pris dénoncés sont souvent relatifs à l’histoire ancienne, ou à la seconde guerre mondiale. Il est pourtant une fiche sur laquelle je ne trouve pas d’informations et qui m’intrigue de plus en plus, c’est celle de Bernard Tapie. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est le caviardage d’un ajout bien modeste que j’ai apporté à cet article, et qui concernait la critique de la Cour des comptes sur la légalité de la décision de lui verser une indemnité. Apport concis et factuel, repris par tous les journaux. Or, cet apport a immédiatement disparu sans aucune justification. J’ai regardé la fiche descriptive de l’intervenant, c’est un lycéen (auteur de 22 000 contributions quand même !) dont les passions sont Nicolas Sarkozy (il en a tout à fait le droit) et la défense du point-virgule (est-ce que son leader connait cette ponctuation, ces deux passions ne sont-elles pas un oxymore, et serait-il prêt, comme le disait Cioran, « à mourir pour une virgule »). Dans cet article, on ne trouve rien sur les points majeurs de la biographie de Bernard Tapie. Les points de passage obligés, ce me semble, d’une telle biographie, et qui seraient les études, et l’origine de sa fortune, ne sont absolument pas documentés. Ce qui est le plus important dans une vie, est le plus flou dans cet article, et même d’une absence inquiétante. Bien que l’article semble complet, et qu’il présente les principaux points connus de sa biographie, il semble y manquer l’essentiel, de sa jeunesse, de la genèse de l’homme. Je suis étonné par la présence de ces jeunes gardiens du temple, qui me semblent aller à l’inverse de ce qu’est une démarche encyclopédique, en s’attaquant maladroitement au factuel. Le but n’est pas de porter un jugement, le but est d’expliquer et d’exposer les faits. Il est possible que la documentation soit absente, et inaccessible aux internautes, mais je ne parviens pas à comprendre comment aucune information ne peut être disponible sur un personnage vivant. Je suis étonné par ces corrections convergentes tendant à transformer cet article en hagiographie, et par l’absence d’explication sur la genèse d’un phénomène, de ce qui fut « l’entrepreneur paradigmatique » des années 80. Sa biographie ressemble à un énorme livre, mais où le héros passerait d’une situation de vendeur d’électroménager (ingénieur diplômé, ou titulaire du certificat d’études : les articles se contredisent sur ce point), à une situation d’homme d’affaires richissime, parce que l’on aurait oublié d’y inclure un chapitre expliquant son ascension. L’article est bizarrement structuré comme un récit « le comte de Monte-Christo », mais il y manque la rencontre avec l’abbé Faria.

Written by Le blog de Jean Trito

13 février 2011 at 08:41

Le scandale du non-remboursement des audioprothèses

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Une prothèse auditive, 3000 euros à la charge du handicapé, sans remboursement autre que symbolique de la part de la sécurité sociale

 

Le yacht de Bernard Tapie, 60 millions d’euros entièrement payés par le contribuable

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9 décembre 2010 at 20:05

Bernard Tapie, un ange passe

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Qui a eu l’idée d’inviter Bernard Tapie et Michel Drucker sur france 2, pour un quart d’heure lacrymal où chacun a exprimé la dureté de sa vie , comment la foi leur avait permis de tenir, les larmes d’une épouse en découvrant le cambriolage. Sans doute une commande passée aux journalistes présents. Tout a été consensuel, jusqu’à la dernière minute, où le journaliste BCBG a osé une question non prévue semble-t-il « M Tapie, est-ce vous avez touché l’argent du crédit lyonnais ? ». Il y a eu un silence, même Tapie a eu l’air médusé par l’inattendu. Il y a comme cela des moments de grâce où un ange passe sur le service public.

Written by Le blog de Jean Trito

7 novembre 2010 at 18:37

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