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un regard sur le monde

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Fausses polémiques

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Le seul moyen d’apparaitre en relief dans des medias qui pronent un certain politiquement correct, c’est d’y faire de la provocation, en enfreignant certaines règles de bienseance. Pour bien être scandaleux, il faut bien connaitre et les enfreindre dans une sorte d’hommage du vice à la vertu. Alors, quelqu’un s’indignera à son tour des propos tenus, donnant ainsi une certification de scandale, et appelant à la protestation, la petition, pour entretenir le bourdonnement et la montée en épingle de laccrochage verbal. Rien de politiquement important ne sera remis mus en cause, et les medias vont occulter tout autre sujet. Le schéma rst le suivant, quelqu’un s’indigne d’un propss calibré pour indigner, puis un autre va s’indigner de l’indignation elle-même.

Written by Le blog de Jean Trito

24 septembre 2018 at 21:47

Téléphone voleur

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Avoir mon âge permet de comparer deux époques. J’ai connu un temps où n’existait que l’écran de la television, mais avec un temps d’émission court, et déjà elle était vue comme un abrutis sèment par certains. Il y avait aussi le poste de radio, que l’on trimbalait avec un volume exagéré lors des pique-niques. Une vraie nuisance sonore,  comment a-t-on pu le supporter ?

Dans les années 80, on a vu arriver l’informatique pour des motifs professionnels, qui n’a pas réduit le travail, car elle a tout au contraire permis de le complexifier, de réduire le nombre des exécutants, d’obtenir grâce à des systèmes d’information élaborés des synthèses et des simulations rapides, et d’élaborer des dispositifs de pouvoir plus concentrés. Transparence et complexification des organisations sont allé de pair. Il y a une meilleure connaissance des données, mais n’avons nous pas perdu une sorte de science humaine, appuyée sur une mémoire longue, qui a été remplacée par une virtuosité technique qui tourne un peu à vide ?

J’ai aspiré à ce changement qui a aussi délivré le travail de tâches fastidieuses pour les remplacer par une plus grande capacité d’analyse, plys stimulante, il yaeu aussi une progression intellectuelle pour l’employé.

Je me souviens des files d’attente du samedi matin devant le magasin Surcouf du 12ème arrondissement, caverne d’Ali Baba de la modernité de l’époque. On pensait être au début d’une ère nouvelle, mais peut-être pas plus que pour l’électronique dans les années 50.

Cette « révolution » à débouché sur un monde où les relations humaines sont médiatisées par la technique, je me demande si l’échange de services est supérieur, car la fiabilisation était obtenue autrefois par la connaissance personnelle ou celle d’un réseau.

L’informatique à cassé certaines rentes, certaines corporations, permis des échanges de services et de vente plus souples.

Elle a donné les moyens de se relier plus rapidement, en permanence, en compensation d’un éloignement des familles, d’un éclatement, par lequel il edt plus difficile de partager une présence physique. Le réseau a plus d’importance, le quartier en a moins. Nous sommes moins tributaires d’une implantation territoriale où nous n’avons pas de racines, liée aux mouvements professionnels. Grâce aux systèmes de communication, nous amortissons le choc du déracinement, en quelque sorte. Nous avons moins besoin de nous assimiler.

Cette indépendance de l’environnement nous donne l’impression de traverser une société où les gens sont ailleurs, ce que nous avons perdu, c’est le regard des autres.

 

 

L’écran de proximité

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Autrefois, la télé était au fond du salon, on se levait rarement pour toucher aux réglages, parce qu’il s’agissait essentiellement de l’allumer et de l’éteindre, il n’y avait qu’une seule chaîne, sans pub, et les boutons fixés à l’appareil suffisaient amplement. On gardait ses distances avec sa lucarne d’appartement en quelque sorte.

Puis, d’autres chaînes sont apparues, et la pub envahissante. La télécommande, conçue à l’origine pour les handicapés, a permis à l’usager de se rapprocher de son écran par l’intermédiaire des infrarouges, et de ne plus avoir à effectuer cette tache exténuante, que de se lever pour zigzaguer entre ses multiples chaînes, et essayer d’éviter la pub.

La grande révolution de l’ordinateur individuel a consisté à rapprocher encore l’écran de nos yeux, puisqu’il fallait être à portée de clavier.

Aujourd’hui, c’est l’écran qui s’est encore rapproché de nous, puisqu’il tient dans la main, et que nous ne levons plus les yeux de nos portables, il faut voir ce qu’est devenu la ville, avec ces gens qui ne voient plus rien d’autre, dans les transports, dans les rues.

Quelle sera la prochaine étape ? une projection directe sur notre rétine, mais ensuite l’on considérera que cette intermédiation n’est pas assez parfaite, et il sera relié directement au nerf optique pour raccourcir le circuit nerveux, et pourquoi pas directement dans notre cerveau, comme une prothèse qui générera directement les idées ?

 

 

 

 

Written by Le blog de Jean Trito

24 juin 2017 at 06:15

Publié dans réflexions

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Pourriels et merdiciels

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Je raconte souvent l’anecdote suivante, lorsque j’étais enfant, il n’y avait à la télévision que deux minutes de publicité par jour, le reste était constitué par des films et des émissions, quand le vide de la mire ne remplissait pas l’écran de longues journées, et les soirées se terminaient tôt, il y avait encore une indication de fin des programmes dans les journaux des programmes télé. Aujourd’hui, c’est l’inverse.

Il semble que la règle qui régit tout media, c’est que les débuts présentent de vrais programmes, puis la pub, les émissions stupides que l’on fait bourdonner, finissent par occuper tout l’espace disponible. Qui a encore le temps d’attendre 21h pour voir un film, et le voir coupé plusieurs fois par la pub ? Cela, en tout cas, échappe à mon entendement, et je me suis rendu compte qu’au fil du temps, j’en étais venu à ne même plus allumer la télévision.

On peut donc tirer ce grand principe lié à l’introduction de toute technologie, au début, on dispose d’un nouveau type d’informations ou de biens culturels, puis la graisse envahit tous les tuyaux, et le flux vital devient un filet de plus en plus réduit.

Je constate la même chose avec internet et les autres outils afférents. La messagerie est envahie par les spams, les pourriels, et je vois apparaitre de plus de merdiciels qui n’ont aucun intérêt et bombarde mon écran de signalisation de risques divers et de dysfonctionnements qui sont bien sur imaginaires. Certains moteurs de recherche sont de véritables calamités, qui renvoient de manière privilégiée sur des sites où il faut envoyer un SMS qui sera facturé, sans que cela soit annoncé à l’avance, pour accéder à des sites gratuits.

Abondance de pourriels et de merdiciels semble devenir la règle sur le net. Le net est une culture de la gratuité, et des gens investissent dans le net sans saisir cette culture, alors qu’il n’y existe pas de demande pour beaucoup des services payants proposés. Du coup, c’est un déversement de choses inutiles qui se profile, dont personne n’a besoin, et qui sont de véritables parasites du media. La pub finit notamment par recouvrir les écrans de youtube, et l’on doit subir des clips de pub aussi longs que les clips musicaux, à moins que les deux ne soient que des pubs.

Written by Le blog de Jean Trito

28 décembre 2013 at 04:10

Publié dans internet

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L’individualisme du spectacle

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Autour de nous, nous ne voyons plus de familles rassemblées devant la télévision pour assister à un évènement sportif, un débat politique, un show. Ces grands partages nationaux appartiennent au passé, plus aucun évènement audiovisuel ne rassemble devant lui. Les gens choisissent leur chaine, chacun des enfants a son micro, sa tablette, et jouit de son spectacle à lui, sans communauté. Dans les transports, les gens ne se regardent plus, chacun est devenu plus transparent que jamais, devant tous ces regards accaparés par les smartphone. Chacun sa voie, chacun son écran. Le spectacle est devenu individuel.

Written by Le blog de Jean Trito

31 mars 2013 at 11:41

Du temps où l’on ne zappait pas

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Regardez bien les jeunes, voici le programme qui a bercé mon enfance. A l’époque nous n’avions qu’une chaine en noir et blanc, dont les programmes n’occupaient qu’une partie de la journée, et les temps d’attente étaient remplis par cette image fixe, du temps de l’ortf. La publicité ne durait que 2 minutes par jour, et combien de temps avons-nous passé devant cette image fixe, en attendant un rare programme pour enfants. Pensez-y !

Written by Le blog de Jean Trito

20 août 2011 at 09:56

Prisonniers d’Internet et des écrans

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J’ai connu un monde sans écran ou presque, mis à part la télévision familiale, mais que l’on ne regardait qu’en soirée commune en famille justement, avec quelques voisins. C’était un spectacle parcimonieux, disponible seulement quelques heures par jour, avec des mires interminables, qu’il fallait contempler avec patience en attendant une émission.

J’ai vécu mes premières années à Paris sans télé, parce que la ville me semblait plus intéressante à parcourir que la station fixe devant un écran, dont l’arrivée de Berlusconi avec la 5 a été un choc terrible, abdication devant une médiocrité hallucinante.

Les forums internet ne correspondaient à aucun besoin puisque l’on pouvait discuter devant une bière, ou en marchant. Un peu de sport, de la lecture, la magie du cinéma de quartier, « le grand pavois », aujourd’hui disparu du XVème arrondissement, les voyages à la dure chez « nouvelles frontières » (les images abêtissantes des animations au Club Med me collaient le cafard).

Bien sur, j’ai eu un micro professionnel dès 1986, mais il était relativement limité, et ne fonctionnait pas à temps plein comme aujourd’hui. 1999 est le grand tournant, je me suis rendu compte, malgré les limitations d’une connexion encore coûteuse, que l’on pouvait passer ses soirées sur le net. Bientôt, le net est devenu ma source d’informations, et a remplacé les journaux sans remplacer la lecture des livres, et je refuse le e-book, car peu pratique, et je me sentirais mal dans une maison sans livres. Je m’étonne parfois d’aller chez les gens et de ne pas y trouver de livres, c’est comme une étrange absence, un vide dont on se demande s’il ne peut aussi concerner la réflexion. Aujourd’hui, les jeunes sont en permanence devant des écrans, de jeux video, ou écran plat de télévision. Le temps passé est considérable, on se demande si les gens se parlent encore, est-ce qu’Internet est plus satisfaisant qu’une conversation de vive voix. Les gens sont isolés, voient moins de monde, la mobilité professionnelle est passée par là, nous sommes plus loin de nos bases, et avec le temps on ne peut cultiver d’amitiés qui ne se nouent plus entre des gens sans vraie culture commune, et trop avancés dans la vie pour cela. De jour en jour, et j’y contribue moi aussi, toute relation est médiatisée par des écrans, des machines. J’ai déjà évoqué les caisses automatiques destinées à remplacer les caissières, sur lesquelles même les grandes surfaces ont du reculer, les distributeurs divers, lents et dysfonctionnels qui remplacent les employés, le remplacement des agents par des répondeurs.

Je comprends la difficulté des personnes âgées, dont l’isolement est important, et qui se retrouvent de plus en plus face à des machines, comme dans un cauchemar SF des années 60 ou 70. Il devient difficile de régler un problème sans interlocuteur humain, et nous nous retrouvons esseulés face à des processus. Oui, ce temps pris sur la parole, cette déshumanisation du monde est le trait frappant de l’évolution de ces 15 dernières années.

Written by Le blog de Jean Trito

6 août 2011 at 14:00