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un regard sur le monde

Archive for the ‘histoire’ Category

Gérer les mémoires

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J’ai ouvert un manuel d’histoire de terminale, et j’ai été surpris de constater que le point central n’était plus l’histoire, le récit, mais la coexistence des mémoires ires. Pour la colonisation notamment et la seconde guerre mondiale, il s’agit tout autant de comparer les différents récits entre eux, que de parvenir à une seule synthèse, de relater et collecter en quelque sorte les différentes versions circulant dans une société éclatée.

Written by Le blog de Jean Trito

22 décembre 2018 at 04:48

Publié dans enseignement, histoire

Une vieille rengaine

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« aux peuples étrangers, tu donnais le vertige, ma France » chantait Jean Ferrat. N’est-ce pas l’histoire qui continue avec ce mouvement impensable des classes populaires, si loin de mai 68, cette révolution societale.
C’est Cohn-Bendit qui corrige sans gêne Anny Duperey lorsqu’elle explique que les plus riches ont acheté un candidat qu’ils ont fait élire, et quil voit dans l’élection un fait définitif, comme si la démocratie ne durait que le jour de l’élection.
C’est drôle comme nos anciennes chansons continuent de rimer avec l’âme populaire, et comme l’histoire que l’on qualifie de « roman national », ressurgit soudain alors qu’on ne voulait plus l’enseigner.

Written by Le blog de Jean Trito

11 décembre 2018 at 04:00

Victoire

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1918, 1998, 2018, nos trois dernières victoires dans une competition mondiale.

Written by Le blog de Jean Trito

10 novembre 2018 at 09:09

Publié dans histoire, humour

Tocqueville et la colonisation

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Tocqueville est un penseur à lexpression claire,qui presente souvent des thèses opposées pour en faire la synthèse, dr sorte que ses commentateurs, selon leur morceau choisi, peuvent lui faite tout dire et son contraire. Il a longtemps eu mauvzise presse, n’était pas enseigné et je ne l’ai découvert qu’après vingt ans.
Concernant l’histoire, on veut absolument chausser les lunettes idéologiques du present pour juger le passé. Une longue introduction nous prévient, mais si des précautions d’usage sont nécessaires lorsqu’il sagit de certain texte de la deuxième guerre mondiale, sans qualité et qui a servi à la propagande, ces précautions sont inutiles pour Tocquevill. Il sagit du texte dun homme politique responsable, pratique, rt non du penseur pur. Cest un exemple de realpolitique, car il sagit d’une e critique de la méthode employée et d’un veritable projet de colonisation du pays. Pas un texte théorique mais un rapport qui examine tous les aspects, avec le réalisme de son epoque. Nous n’apprenons l’histoire quavec les livres de notre temps, ce decentrement a suelque chose de salubre.

Written by Le blog de Jean Trito

23 septembre 2018 at 12:46

Publié dans histoire

en lisant le Coran

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Lire les grands textes religieux ce n’est pas opter pour une approche fondamentaliste, qui croirait que revenir à la lettre même serait une manière de renouer avec l’authenticité. Ce n’est pas non plus refuser la couche d’interprétations qui s’est déposée sur ces textes anciens. Ma démarche est toute autre, elle est d’une certaine manière post-religieuse. J’ai conscience avec Freud (l’avenir d’une illusion) que dans le rôle de nous soutenir moralement face à notre finitude, les religions souffrent d’un manque de crédibilité, mais ces textes sont la seule mythologie qui a encore des adeptes, et qui par l’épaisseur de son passé, de son entremêlement avec l’histoire, présente paradoxalement un grand intérêt intellectuel. On peut la lire au premier degré et hausser les épaules, on peut suivre à travers le temps ses origines et ses conséquences, et on peut la lire au second degré comme une métaphore, pleine d’enseignements.

Si l’ancien et le nouveau testament, par leur présentation chronologique, sont comme des  récits, le Coran échappe à cette organisation en partie, parce qu’il est difficile de comprendre son plan, mais peut-être le but a-t-il été de ne pas présenter de récit, et de donner des phrases dont l’ordre est aussi surprenant que sa révélation initiale.

Si le hallal est devenu un commerce juteux, je suis surpris que personne ne relève que le Coran s’oppose fermement au concept de nourriture halal. Il précise que lorsque l’on mange avec les gens du livre, on doit s’abstenir de manger du porc simplement, mais que l’on peut manger tout ce qu’ils mangent. On est ainsi bien loin des entrepreneurs identitaires, et des lobbys pro-halal dans toute institution d’Etat. Il semble même que le Coran ait anticipé le risque qui se réalise aujourd’hui d’une communauté fermée, qui ne peut plus s’enrichir en mangeant avec l’autre, mais doit se résigner à une nourriture spéciale empêchant les échanges, à une sorte de repliement identitaire. Le Coran dénonce ce risque et propose une sorte de solution du vivre-ensemble, du manger-ensemble, bien avant que le terme ne soit devenu une expression bien-pensante.

Et la sourate 3-3 explique que l’ancien et le nouveau testament sont vrais. Mahomet, selon son biographe Rodinson, passait son temps avec les juifs et les chrétiens, écoutaient toutes leurs histoires, et pratiquait un vivre-ensemble, dans le plus grand respect des livres qui l’avait précédé. Cet immense respect du Coran pour ces livres qui le précédaient semble avoir été rayé de toutes les mémoires, une simple lecture des termes même du Coran ressuscite ce respect, sans le besoin d’un filtre, d’un interprétateur, d’un « herméneute ». Ce n’est pas du fondamentalisme, qui privilégierait le texte brut sur toute lecture savante, c’est la révélation d’une chose cachée depuis la fondation du monde musulman .

 

 

 

J’ai

Written by Le blog de Jean Trito

26 septembre 2017 at 21:06

Publié dans histoire, islam, religion

La grande contradiction de la repentance

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Notée par Jean-Claude Michea dans son dernier livre : Christine Taubira peut à la fois expliquer que nous sommes un peuple métissé, que nous sommes tous métissés, qu’il n’y a plus de français de souche en nous, mais que nous devons faire repentance en tant que français au titre des crimes du passé, comme s’il n’y avait aucune rupture entre le passé et nous, ou comme si nous étions tous les descendants des gens concernés de l’époque. Ces deux arguments s’excluent mutuellement, et il est amusant que l’essayiste noté ce qui serait sinon passé inaperçu. Mais après tout, c’est aussi une manière d’expliquer que l’on doit aussi se sentir coupable d’actes que l’on n’a pas commis.

Written by Le blog de Jean Trito

12 janvier 2017 at 07:24

En lisant les vieux livres saints

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Il m’arrive de lire quelques pages du Coran, et de la Bible, dans le but de connaître mieux ces deux textes, et les mythes sur lesquels se sont érigés plusieurs civilisations. L’ancien testament se lit comme un récit, avec quelques redites. Le Coran est plus complexe, car il mêle à un grand nombre de citations bibliques, des phrases qui reviennent en boucle, dénonçant les « associateurs  » (les polythéistes) et vantant les « jardins sous lesquels coulent les ruisseaux ». Sa construction déroute, parce qu’il n’y a pas de chronologie, mais peut-être a-t-il voulu suivre l’ordre des révélations.

Non seulement le Coran cite abondamment l’ancien testament, ce qui fait que ces deux lectures s’enrichissent mutuellement, mais le Jésus-Christ du nouveau testament apparaît très fréquemment. On comprend la remarque du médiéviste Jacques Heers, expliquant que les arabes n’avaient jamais interdit le pèlerinage à µJérusalem, parce qu’ils le considéraient comme un saint. D’ailleurs, en 3-3, le Coran que l’ancien et le nouveau testament sont vrais. On note aussi une critique de la trinité, mais cela est compréhensible, elle ne figure pas dans les textes canoniques, c’est une construction théologique destinée à unifier Dieu, le fils et le saint-esprit en une seule entité, lors de la querelle de l’arianisme, au IVème siècle.

En allant directement au texte, on découvre des choses surprenantes : ainsi, il est demandé au musulman de manger la même chose que les gens du livre, sauf le porc. Le Coran ne permet pas le Halal dans le pays des gens du livre, peut-être est-ce une manière de refuser qu’ils puissent vivre à part en ne partageant pas les repas, et se replient sur eux-mêmes.  Pourquoi le halal s’est-il développé, et affiché comme une marque dans nos banlieues ? sans doute parce qu’il: s’agit d’une démarche marketing, le moyen de préserver une clientèle captive, et communautaire.  Encore un exemple de commerce qui sait interpréter les textes en sa faveur, en développant une mode pas vraiment conforme au texte fondateur.

 

Written by Le blog de Jean Trito

11 décembre 2016 at 15:05