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un regard sur le monde

Archive for the ‘handicap’ Category

Le net est une mémoire parcellaire

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Je me souviens que Margaret Thatcher avait voulu priver d’accès à la dialyse les jeunes enfants et les anciens, considérant que des économies pouvaient être réalisées dans ce domaine. J’ai voulu retrouver sur le net un article évoquant ce sujet, mais rien n’est ressorti de google. Le net a parfois encore moins de mémoire que moi, et je suis souvent étonné de la disparition de certaines choses, peut-être utilise t-on plus le net pour diffuser des videos de chats que des choses utiles.

Il ne s’agissait pas d’une restriction liée à la privatisation de la santé comme aux Etats-unis, mais d’une économie budgétaire, dans un système entièrement géré par l’Etat. J’ai repensé soudainement à cet élément du passé, en entendant certains discours programmatiques récents, proposant de très sérieuses réductions des effectifs de l’Etat, et ma mémoire a fait le lien avec ce projet thatchérien.

J’ai repensé également à cette toute jeune fille qui a « inventé » une machine à dialyser à 500€, conçue pour le tiers-monde, mais qui, dans un tel monde deviendrait soudain très utile dans un pays anciennement riche. Faut-il se préparer à de telles échéances, et commencer à la bricoler dans son garage, couplée peut-être à une méthode de dialyse lente, si chère au Docteur Laurent de Tassin la demi-lune ?

Ce matin, je me suis réveillé bien tôt, travaillé par une telle idée.

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Written by Le blog de Jean Trito

8 novembre 2016 at 21:18

NKM à la pointe de la médecine

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nkm10032016

Written by Le blog de Jean Trito

10 mars 2016 at 20:05

Publié dans dessin, dessin d'humour, handicap, humour, médecine, UMP

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Oscar Pistorius, la lumière et puis l’ombre

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Oscar Pistorius est un des rares phénomènes totaux du sport, on se demande quelle volonté de fer lui a permis de se battre pour ne plus être un handisport obscur, et passer dans la lumière du sport de haut niveau. On imagine qu’il a en fait énormément souffert, que son aventure ne s’est pas faite sans laisser de profondes blessures. Il a pu prendre sur lui-même, se donner des moyens pour, né sans jambes, pouvoir dépasser l’humain ordinaire sur son propre terrain. C’est peut-être l’un des plus grands symboles du sport des dernières années, car certes, la gloire existe pour un athlète de devenir un Dieu du stade, mais il le doit d’abord à un constat naturel, il court plus vite que les autres, même s’il travaille beaucoup. Les autres athlètes ont exploité leur richesse naturelle. Oscar Pistorius a réussi à se construire totalement, à partir de rien, en reconstituant artificiellement ce qu’il n’avait pas. C’est peut-être dans cet artifice, cette lutte, peut-être soutenue par une psychologie en souffrance, qu’il faut rechercher les causes de sa chute. Ce qu’il a fait était bien au-delà de ce qu’ont réalisé tous les autres participants des jeux olympiques. Pour la première fois, il y a eu un homme semi-artificiel sur les pistes, quelqu’un parti de plus bas que les autres. Seule sa psychologie particulière lui a permis de réaliser l’impensable, de s’imposer pour pouvoir courir avec les autres.

On me dira que l’on trouve aussi ce profil chez d’autres êtres, mais je crois que la cause de sa chute est aussi ce qui l’a fait réussir, une capacité hors du commun à vouloir se dépasser, des relations violentes avec les autres, et puis de temps en temps, un esprit qui ne pouvait plus soutenir cette tension.

Il a vaincu le handicap morale, mais sa maladie morale, il n’a pu la dominer. Ou, peut-être, la paranoïa d’Oscar Pistorius est-elle celle de tout un pays, où les minorités blanches vivent dans une mentalité obsidionale, de citadelle assiégée, comme la décrivent les romans de Nadine Gordimer et Coetzee.

L’athlète lumineux n’est plus aujourd’hui que sa part d’ombre.

Written by Le blog de Jean Trito

15 février 2013 at 21:34