triton95

un regard sur le monde

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est-ce qu’il y a quelqu’un sur le net ?

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On lit beaucoup d’articles dénigrant l’écriture des blogueurs, les commentaires, articles teintés du plus profond mépris et de la plus grande condescendance. Il semble que l’émergence d’une parole commune, partagée, accessible soit un problème pour des gens qui pensaient avoir monopolisés la parole, et se croyaient « influents ». C’est drôle cette idée de « l’influence », de croire que le public croit ces discours diffusés pour défendre certains intérêts, alors qu’il a appris à les décoder depuis l’époque du « bourrage de crâne », et que, sans doute, seuls ces porte-parole croient encore à leurs paroles, que ce qu’ils disent parce que des médias leur sont ouverts, peuvent influencer encore le public.

Je constate toutefois que peu de gens utilisent le net pour sa puissance, préférant le prémaché de facebook, où l’on accumule pas mal d’aneries, et de reprises en boucle, et que l’on utilise si peu pour tenir un discours plus intelligent. Facebook, quelque part, c’est un peu le deuil de la réflexion, c’est un étalage semi-privé de banalités. Je ne comprends pas comment on peut avoir des centaines de « friends », alors que je suis déjà perdu avec un petit nombre, car les interventions paraissent partielles, sautent du coq à l’ane, et je ne suis pas certain de lire autre chose qu’une autre version d’un jeu social.

Je constate donc, à ma grande surprise, que peu de gens utilisent vraiment le net. Pour ma ville de banlieue, on ne trouve aucun blogueur pour mettre en ligne des articles, hormis les blogs de candidats aux élections, mais est-ce quand on est candidat, on est encore libre d’écrire, quitte à déplaire ?

Il me semble que si plus de gens utilisaient vraiment le net, pour se mobiliser, pour défendre des positions, pour faire part de leurs réflexions, si on utilisait davantage encore le net pour ce qu’il permet de mise en contact en direct et sans grands moyens financiers, de communication pure, qu’après tout le premier bistrot permet peut-être mieux que le net, alors on aurait encore davantage l’impression de pouvoir avancer.

Le nombre de blogueurs faisant part d’expériences, de réflexions libres est donc plus faible que je ne pensais. Il y a une sorte de promotion de soi-même, plutôt qu’un partage d’idées. Peut-être le bistrot possède-t-il de plus grandes qualités que le net, il est plus homogène socialement, l’échange est plus direct, et il conserve la couleur de la langue, ou sa tonalité.

Il me semble qu’en ce moment, il y a des choses que l’on ne peut continuer d’accepter, pour lesquelles il est important de se battre, d’affiner les arguments, et que le net devrait le permettre.

La publicité, les services marchands inutiles, les réseaux sociaux conformistes ont envahi notre horizon netien, comme un lierre envahissant, mais il nous appartient de ne pas laisser cet espace unique, véritable novation de notre temps, ne pas devenir un grand dépotoir des productions des tanks de la pensée, et des agressions commerciales.

Written by Le blog de Jean Trito

9 février 2014 at 09:51

WordPress inclut des pubs dans le corps des textes

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Je viens d’écrire un texte qui dénonce l’envahissement du droit au détriment de la création, dans lequel j’ai inclus de nombreuses références à des blogs ou des articles, et voici qu’en le relisant j’y découvre des liens mis à partir de mots-clés vers des sites commerciaux, au détriment de la lisibilité.

Comment wordpress a-t-il pu installer un tel algorithme qui mélange pub et texte, alors que jusqu’ici la pub était discrète, et nettement séparée des créations des worpressiens ? Il me semble qu’il y a là, de la part de wordpress, une grave faute déontologique, car au fond qui écrit le texte, s’il est modifié et détourné (mais dans le mauvais sens) vers un publireportage. C’est la première fois que je constate une méthode publicitaire qui touche au sens des articles sur internet, et qui ne se contente pas de se raccrocher au contenu, en proposant des contenus liés.

Cette fois, les contenus publicitaires sont inclus dans le texte, et indifférenciables de celui-ci, si l’hypertexte est aussi une forme de texte, d’enrichissement, et non quelque chose à côté du texte.

Written by Le blog de Jean Trito

6 janvier 2013 at 08:02

prosélytisme en faveur du père Noël ?

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Une directrice d’école a interdit le père noël dans son école maternelle, de peur qu’on ne l’accuse de prosélytisme religieux. Peut-on sérieusement penser qu’il y aurait un « prosélytisme » en faveur du père Noël, ou retournons la question, pensons-nous qu’il existe des adultes qui croient au père noël, qui lui vouent un culte, qui font du prosélytisme en sa faveur ? Vu comme cela, la réponse est dans la question, et montre qu’il y a une vue pauvre des religions, soit de la part de certains enseignants, soit de la part des pratiquants eux-mêmes s’ils ont posé une telle question, et c’est le signe que leur approche de leur religion est extrêmement succincte, et superficielle.

Le père noël est une figure commerciale comme une autre, comme le géant vert ou monsieur propre. Imagine-t-on un culte ou une religion centrée autour de ces personnages ? Le ridicule ne tue plus aujourd’hui, on en vient même à tourner en ridicule la foi en prenant de telles mesures prophylactiques préventives, plus surement que par la pire des attaques.

pneol

propre

geantvert

Written by Le blog de Jean Trito

7 décembre 2012 at 09:23

Comment faire sa propre promotion ?

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J’ai déjà installé ce livre en bannière de ce blog, mais il s’agit de surexposer l’oeil du lecteur, pour qu’il conserve en mémoire cette image et créer un souvenir voire un manque. J’ai réuni les articles de mon blog en 2011 en livre, parce que c’est possible, et que je n’ai aucune garantie que la plateforme wordpress les conservera longtemps, comme il en advenu pour vox, qui a disparu du jour au lendemain.

Comment faire sa promotion soi-même, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose d’un peu ridicule, pour quelqu’un d’inconnu, et dont les écrits ont connu une diffusion inespérée via ce blog. Je ne dispose que de mes propres moyens pour transformer mon blog en chambre d’échos, sans même le recours de blogs comparses entre lesquels nous pourrions nous renvoyer l’ascenseur.

Ecrire est prestigieux en France, ce vieux pays littéraire, mais si prestigieux, que toute tentative d’écrire est vite tournée en ridicule, comme une prétention et une suffisance, et surtout personne n’est prophète chez lui, la distance est nécessaire à l’écriture, on ne peut exister à la fois en chair et en os, et sous forme de texte pour les mêmes personnes.

Si vous souhaitez conserver un souvenir (éternel ?) de mes articles, c’est donc possible pour un prix modique, au prix d’un livre de poche. Je ne sais comment vieilliront ces textes, si leur acuité augmentera ou diminuera avec le temps, je sais qu’ils m’appartiennent, que c’est l’une des premières matérialisations de questions et d’interrogations qui m’ont hanté longtemps, sans que je n’ai jamais eu aucun moyen de les coucher sur le papier et de les faire lire avant internet, car ce moyen n’existait pas.

Ils sont des millions à écrire en France, comme je le fais, et ces écrits resteront-ils en deçà de bien des paroles ? s’envoleront-ils encore plus vite et disparaitront-ils dans l’insignifiance des choses qui ne restent pas ?

C’est vrai, c’est une prétention d’écrire, mais c’est peut-être une erreur de ne pas le faire, de ne pas au moins essayer, de tirer sa substantifique moelle, ce que l’on a compris, ce que l’on a appris pour l’offrir en partage, un partage peut-être ingrat, mais il ne faut pas garder pour soi ce qui peut nous dépasser. Oui, dépasser le quotidien, notre propre vie, notre entourage immédiat, c’est le miracle de l’écrit.

Written by Le blog de Jean Trito

4 janvier 2012 at 21:14

Du temps où l’on ne zappait pas

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Regardez bien les jeunes, voici le programme qui a bercé mon enfance. A l’époque nous n’avions qu’une chaine en noir et blanc, dont les programmes n’occupaient qu’une partie de la journée, et les temps d’attente étaient remplis par cette image fixe, du temps de l’ortf. La publicité ne durait que 2 minutes par jour, et combien de temps avons-nous passé devant cette image fixe, en attendant un rare programme pour enfants. Pensez-y !

Written by Le blog de Jean Trito

20 août 2011 at 09:56

Campagne pour le don d’organe, quand l’humour tombe à plat

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Il est certes difficile de faire de l’humour avec des choses graves, bien que Reiser ou Desproges, atteints d’un cancer, se soient moqués de la maladie. Mais leur humour n’a pas visé à ridiculiser une question grave, simplement à s’en moquer pour ne pas être sous son emprise. Sans faire inutilement de l’esprit positif auquel personne n’aurait cru, ils ont visé à hausser leur humanité au-dessus de la maladie qui les détruisaient. La campagne lancée par une série d’associations me désole, son humour est à peine digne du comique troupier, et tente une dédramatisation ratée du don d’organe, au lieu de grandir le don, elle le rapetisse. C’est un humour digne d’une pub pour des bandages herniaires pour personnes âgées.

L’humour est difficile, il faut, comme pour le chant, que chaque note soit juste, même si c’est dur comme du Reiser ou du Desproges. Là on passe à côté, on ne dédramatise rien, on tourne en dérision le donneur et non la maladie, et on a l’impression qu’elle a été conçue par des gens qui n’en avaient rien à faire, qui n’étaient pas touchés par le problème, et voyaient la maladie comme un truc qui ne touche que des blaireaux et des bidochons. Je vais passer pour un bonnet de nuit, un brise-fête, mais je crois que je m’y connais en finesse humoristique, et là je suis déçu. C’est une société de communication, l’agence BETC qui l’a réalisée gracieusement. C’est une agence qui vante sa publicité et sa manière de prendre le client à contre-pied. Je ne crois pas qu’elle ait marqué un penalty sur contre-pied cette fois, elle a pris à contre-pied son propre gardien. D’abord, elle sous-estime la greffe, qui n’est pas une continuation, mais un nouveau départ, risqué, avec beaucoup de déçus et des effets secondaires. Ensuite, elle sous-estime le donneur qui ne permettrait que la poursuite d’un quotidien qui semble bien chiant et bien gris, alors que pour lui, pour le receveur, rien ne sera plus jamais comme avant, en bien ou en mal. Sous-estimer les choses n’est pas une preuve d’humour, au contraire, l’humour serait de révéler ce qui est derrière les choses ou d’en permettre une nouvelle compréhension, accrue et plus fine. Je ne vois pas qui on peut sensibiliser avec un pareil message, pas le grand public qui croit que changer un organe est comme changer une pièce dans une automobile, et pas les familles de malades qui vont percevoir tout le ridicule de cette campagne. Le danger de l’humour qui ne fonctionne pas, c’est d’aller à l’encontre d’un plus de lucidité et de clairvoyance, c’est de se transformer en langue de bois.

La dialyse coûte cher, et en raison de la baisse du nombre d’accidents, et du refus fréquent des familles, il est plus difficile de réaliser des greffes. Une partie des médecins, sous la pression économique, et du système social, préconise le don familial, comme c’est le cas dans certains pays. Il se peut que l’argument économique soit même le premier, et que les associations de malades ne fassent que relayer ce message. bien sur, il y a de très belles réussites avec un rein familial, mais ce type de message est loin d’informer sur tous les risques. Barbara Ehrenreich, qui dénonce l’esprit positif américain, parce qu’il conduit à surestimer les chances, et à ne pas prévoir l’échec, montre que les gens pessimistes vivent plus longtemps parce que plus prudents, et que l’optimisme est une catastrophe pour les américains. je suis ce type d’esprit pessimiste.

Written by Le blog de Jean Trito

26 juin 2011 at 22:33

un extraordinaire dessin animé fondé sur les marques, Logorama

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Written by Le blog de Jean Trito

20 février 2011 at 13:04