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un regard sur le monde

Archive for juin 2012

Les coquelicots d’Argenteuil

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Argenteuil est connue dans le monde entier pour ses champs de coquelicots, ceux que Claude Monet a peints. J’ai réussi à trouver près des murs moyenâgeux de la chapelle romane Saint-Jean, ce tapis de fleurs digne d’un autre temps.

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30 juin 2012 at 16:21

L’école alsacienne ne s’installerait pas à Argenteuil

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Ce n’est pas un paradoxe que cette école ait failli s’installer à Argenteuil; elle y aurait disposé « d’une zone de chalandise  » importante, liée à une demande très forte de séparatisme social. Elle aurait concurrencé les établissements privés du secteur : était-ce un apport ? je ne sais pas, il me semble que tous les parents qui ont souhaité envoyer leurs enfants dans le privé ont pu le faire, quitte à imposer des temps de transport supplémentaires à leurs jeunes. De son côté, l’école publique essaie de proposer des classes européennes, seules susceptibles de retenir des scolaires qui autrement auraient fui vers le privé, et garantir encore un peu de mixité sociale, car niveau scolaire et niveau social sont très liés.

Faut-il développer une offre privée supplémentaire, et souligner ainsi la fêlure de cette ville, ou se battre pour maintenir l’école publique, quitte à y instaurer des classes de niveau différent. Faut-il, pour les classes moyennes, fuir vers le privé, ou rester dans la public, et se battre pour l’améliorer ? La nouvelle optique de création de postes de profs supplémentaires est sans doute une formidable chance pour la ville, si elle est bien gérée. L’école est au centre de toutes les angoisses, pour les classes moyennes c’est l’équivalent de l’héritage pour les plus aisés. C’est une transmission dont on redoute qu’elle ne se dégrade, ne s’annule, réduisant à néant les efforts de plusieurs générations vers une élévation sociale. Dans la classe moyenne, on n’entend plus que cette antienne, celle que les enfants ne se retrouvent pas « à l’école publique, avec la racaille ». Devons-nous accepter cette situation. On a l’impression aujourd’hui que l’adresse du diplôme compte plus que le diplôme lui-même, ou que l’adresse constitue le diplôme.

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30 juin 2012 at 07:02

Paris, le manoir rue de Paradis

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Assez sympa comme endroit, on passe d’une saynète à l’autre, avec des scènes d’horreur jouées par des acteurs, par des couloirs sombres.

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26 juin 2012 at 21:26

Publié dans Paris

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Argenteuil résultats 2ème tour législatives par bureau de vote 2012

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20 juin 2012 at 20:12

Prometheus

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j’ai vu promotheus, en 3D. Les décors sont extraordinaires, jamais vus. Le scenario et les dialogues sont ratés. On est très loin de Blade runner, qui était beaucoup plus fort. On pense aussi à « mission to mars » mais sans en avoir les grands acteurs. C’est en somme, un film moyen entre des qualités extrêmes.

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17 juin 2012 at 12:12

Dois-je remercier Anicet Le Pors 30 ans après ?

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On déplore parfois, et moi le premier, que l’on modifie parfois des textes réglementaires pour régler la situation d’une seule personne, y voyant une collusion et un conflit d’intérêt entre initiés. Pourtant, je me suis rendu compte il y a peu, et très rétrospectivement, que j’avais été aussi dans ce cas, pas moi, mais mon type particulier de situation personnelle.

J’ai passé il y a longtemps un concours administratif, alors que j’étais en dialyse. A l’époque, la réglementation sociale était un peu simpliste, et l’on considérait comme invalide le patient en dialyse, et comme non-invalide le patient greffé. Cette classification des situations sans gradation était un peu brutale, et caricaturale.

Lors de la visite médicale, le médecin agréé n’a pas signé mon entrée, puisque j’étais déjà dans une situation pouvant relever du congé de longue maladie. J’attendais une transplantation rénale imminente, et j’ai proposé que l’on me traite à l’instar des femmes enceintes, et des jeunes en voie d’incorporation, et que l’on me permette de prendre un congé sans solde d’un an, afin que je puisse revenir dans de meilleures dispositions.

Ce cas n’était pas prévu par les textes en vigueur et je crois qu’il ne l’est toujours pas. Le directeur a joint le ministère de la fonction publique, qui a proposé une dérogation exceptionnelle au décret, pour mon cas particulier, qui fut signée par Anicet Le Pors.

J’ai découvert que mon cas particulier avait fait l’objet d’un codicille, qui a sans doute longtemps plongé les juristes dans l’incompréhension, et dont voici la lettre :

Article 18

Modifié par Décret n°2007-1247 du 20 août 2007 – art. 1 JORF 22 août 2007 en vigueur le 1er septembre 2007

Les candidates en état de grossesse au moment de leur admission peuvent obtenir, sur leur demande, un report de formation jusqu’à la rentrée de la promotion suivante.

Les candidats admis aux instituts régionaux d’administration qui ne peuvent être nommés, pour raison de santé, peuvent obtenir, sur leur demande, un report de formation jusqu’à la rentrée suivante, sur avis d’un médecin agréé et, le cas échéant, du comité médical compétent, en application des dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l’organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires.

Un cas unique, et peut-être non susceptible de se reproduire a été traduit dans un décret.

L’administration réputée être rigide a su ainsi trouver une souplesse, pour quelqu’un qui était sans relations.

Par la suite, près de vingt ans plut tard, l’administration a produit des textes pour l’accueil des handicapés dans la fonction publique, en donnant comme directives qu’il étaient expérimentaux, que l’on pouvait faire part au ministère de la fonction publique de problèmes constatés. Le décret suivant a repris les critiques recueillies, et j’ai reconnu à travers certaines formulations, des cas bien réels que nous avions pu rencontrer. De même, ce décret renvoyait pour certaines mesures d’ordre législatif, à un vote du parlement, laissant en quelque sorte en blanc dans le texte, la mesure que le parlement devait voter. Un véritable exemple de décret d’application paru avant le texte de loi. C’est peut-être un exemple à suivre pour d’autres productions législatives et réglementaires, plutôt que de lancer des lois mémorielles et en réaction à un seul fait divers, peut-être faut-il procéder ainsi en se donnant des textes provisoires que l’on pourra améliorer par le retour de la pratique.

Written by Le blog de Jean Trito

16 juin 2012 at 12:48

Internet nous déshumanise-t-il ?

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J’ai largement bénéficié des capacités des nouvelles technologies, j’ai fait un usage immodéré d’internet, des capacités d’expression qu’il nous offre, de cette possibilité de parler au monde entier de chez soi, en utilisant des images produites par moindre téléphone portable. Ce qui était inimaginable dans mon enfance, est là aujourd’hui.

Le bruit lié à nos ordinateurs, nos téléphones, est devenu si omniprésent qu’il en n’est plus perçu. Pourtant, à certaines occasions, lors de pannes, Internet s’est arrêté. La télé ne résonnait plus, diffusant ses reflets colorés et changeants, plus personne ne passait des heures au téléphone, et la maison s’est remplie d’une qualité de silence inouïe. Nous avons remplacé le dialogue avec les machines par un dialogue entre nous, dont nous avions perdu l’habitude, et le sens, et nous avons redécouvert la vibration d’une parole humaine dans une maison calme, une musique dont nous étions déshabitués. Comment ferions-nous pour vivre sans tout cela ? et pourtant la réponse n’est pas si terrible, puisque, à mon âge, j’ai de toute façon passé une grande partie de ma vie dans cette situation. Il m’a semblé que la parole reprenait de la valeur. Une famille est devenue aujourd’hui une chambre d’échos, pleine des bruits inutiles du monde, sans écoute véritable. Autrefois, la parole des parents dominaient la maison, les enfants apprenaient en écoutant leurs parents, il y avait davantage de transmission de parole. Aujourd’hui, plus personne n’est entendu, le bruit vient de partout, tout est mis sur le même plan, le bavardage publicitaire des chaines de télé, les séries télé dopées au vide et aux paroles creuses, et aux changements de plan, et l’a rompu une transmission, autrefois bien plus orale, et à dimension humaine, fondée sur un temps de la réflexion plus important. Le son de la voix avait une importance. Arrivé à un certain âge, et loin du « fun » des medias, on a le sentiment qu’il n’y a plus personne pour nous entendre, et qu’une parole se dévalorise au fur et à mesure que l’on avance en âge. Une référence au passé, du recul, est perçu comme une vieillerie.

Je me suis rendu compte à ce moment là de ce que les technologies nous avaient retiré, en vidant les familles de leur dialogue interne, et en y faisant entrer le discours publicitaire, venu prendre la place de notre humanité, et du récit des expériences lent et difficile, incompatible avec le jeu rapide de la communication.

Written by Le blog de Jean Trito

16 juin 2012 at 06:43

Publié dans blog, internet, sociologie