triton95

un regard sur le monde

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Un nouveau blog sur Argenteuil

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https://argenteuildutriton95.wordpress.com/

En raison de la limite apportée par wordpress à la taille de chaque blog, mais non au nombre de blogs, j’ai résolu de créer un nouveau blog pour accueillir mes articles sur Argenteuil. Je ne suis pas certain que ce soit un avantage pour moi, un seul blog et généraliste, correspondait davantage à mes possibilités en termes de temps, et de logique personnelle, car je n’ai pas d’aspiration à la division de ma personnalité.J’ai même envisagé d’autres thèmes, dont Paris, ou alors un blog par appareil-photo, car chacun à son type d’images.

Je ne sais si, la fin de ma carrière étant advenue, je trouverai encore l’énergie de faire tout cela, ou si Internet aura changé au point que l’édition libre sera un souvenir, et nous serons condamnés aux videos de chats sur facebook, mais c’est maintenant qu’il m’est nécessaire d’écrire un blog. Je vais sans doute me diviser entre des images par thèmes, et un blog généraliste, avec les videos via youtube, et les textes, qui ne consomment pas de place mémoire.

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Written by Le blog de Jean Trito

29 novembre 2014 at 15:11

Publié dans argenteuil, blog, photo

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le monde des blogs

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Un blog connait les mêmes difficultés que tout travail de création, l’inspiration vient goutte à goutte, et s’épuise vite, il faut rester attentif aux choses infimes, ce sont les plus grandes inspiratrices. On parcourt aussi les autres blogs, mais l’on se rend compte que le travail de création, de recherche, n’est pas si répandu, que l’on est soit dans l’intime, mais qui n’est pas compréhensible, soit dans la reprise, ce qui contribue au bourdonnement.

Je me souviens d’un ancien énarque, qui disait ne pas croire au « génie méconnu », que tout ce qui était bon était reconnu, et que tout était ainsi pour le mieux dans le meilleur des mondes.; Je ne sais pas s’il avait raison, et je ne le saurai jamais. Je trouve des bons blogs, qui valent de bons articles de journaux, je ne sais s’il faut parler de génie, mais leurs auteurs ne roulent pas sur l’or. Peut-on dire par ailleurs que tout ce qui est reconnu est bon ? Il y a parfois un tel travail de « communication » orchestré, que des arguments s’imposent plus par leur fréquence que par leur bien-fondé.

Les titulaires des anciens medias ont un regard contempteur sur le monde des blogs, dont ils considèrent qu’ils n’ont pas de légitimité. Mais peut-on considérer que le monde de l’édition est capable de faire émerger des talents, ou est-ce que, comme ce monde le reconnait à demi-mots, il y a un part d’aléa, et l’immensité de ce qui est refusé, est à peu près au même niveau que ce qui est édité, les contingences faisant le reste ?

Est-ce que cet énarque avait raison, est-ce que tout ce qui était à venir est advenu ?Est-ce que les mailles du système de reconnaissance sont assez fines ?

Je connais certains des blogueurs que je suis, certains ont eu une scolarité en dents de scie, des qualités leur ont été reconnues, mais ils ne disposaient ni des codes de la société, ni des réseaux. On me signale le cas d’intellectuels médiocres qui ont accès au « milieu » médiatique, parce que bien pourvus en relations sociales.D’autres sont des sortes d’ouvriers philosophes, auxquels le net donne un accès à la diffusion, une diffusion qui va au-delà des cafés, et des cercles d’amis.Je me dis qu’ils doivent consacrer un temps considérable à leurs articles, à se documenter, à aller chercher d’autres faits que ceux que les medias mettent en avant. Imaginer un autre monde que celui des économistes, pour qui la matière est complexe, mais les conclusions simplistes, et très marquées socialement, puisqu’il suffit de travailler plus longtemps et de gagner moins.

Le blog est-il révélateur d’une misère de l’édition, d’un contraste important entre les capacités d’écriture acquises par l’ensemble d’une population, et son accès à la parole ? le rapport des deux grandeurs n’a jamais été aussi important depuis que l’humanité existe.

Nous sommes dans le post-journalisme, ou les gens se distraient et s’informent à travers des productions artisanales, en petite série.

On constate sans doute le même écart entre les amateurs de musique, et la possibilité réelle de faire un spectacle, d’être connu, mais on peut se faire un petit public via youtube, et donner rendez-vous à ses fans.

Je ne sais donc s’il reste des artistes, des productions méconnues ou non, ou si tout ce qui méritait de l’audience en obtient, ou si tout cela est sans rime ni raison, mais avec le blog on a donné un espace nouveau, qui reste à exploiter encore.

Written by Le blog de Jean Trito

9 juin 2013 at 13:10

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Le net peut-il conserver ses créateurs ?

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Je poursuis ma réflexion, peut-on avoir de bonnes surprises sur le net, ou reste-t-on dans le culte de l’amateur, de l’à-peu-près, sans que ce soit une chance de diffusion pour des choses qui pendant des années, faute de possibilités, ont été gardées pour eux par beaucoup de gens, sans que l’on puisse les voir apparaître ?

Michell Serres, qui est un optimiste, constate que c’est la première fois dans l’histoire qu’une petite fille de 9 ans peut rédiger une fiche wikipedia, et ainsi contribuer à la connaissance de l’humanité.

Pourtant, est-ce que les créateurs utilisent vraiment le net pour se faire connaître, ou considérer que le net est leur seul terrain, qu’il n’y en aura pas d’autre, et qu’une diffusion à 100 personnes constitue déjà un public en soi.

A partir de quel lectorat commence un écrivain ? Bien sur, il y a Dan Brown avec ses 300 millions de lecteurs, mais la plupart des blogueurs sont plus lus que bien des écrivains de qualité. Le choix du net permet de toucher tout de suite un plus vaste public que l’édition avec tous ses filtres. En termes de public, l’édition est même rédhibitoire pour l’écrivant moyen, celui qui ne prétend pas à une gloire universelle, mais a seulement des choses à dire, dont il sait qu’elles ne pourront concerner un vaste public.

Après tout, certains hommes d’influence ont un auditoire limité, mais comme chantait Boris Vian, plus que la portée, c’est l’endroit où tombe la bombe qui est important.

Bien sur, nos réflexions auraient pu être partagées avec notre entourage, mais ce n’est pas toujours autour de soi que l’on peut trouver le public réceptif à certaines réflexions, ou à qui ces réflexions pourraient être utiles.

Le net permet de toucher un réseau ad hoc, qui ne se réunira pas, qui ne communiquera que via un texte peut-être, mais une idée se diffusera, comme elle aurait pu le faire à l’oral, si la société fragmentée n’avait mis de tels coupes-feux à tout échange.

Il n’est pas évident que les créateurs du net soient bien repérés par d’autres medias, la transmutation n’est pas évidente pour beaucoup de raisons, dont l’une tient aux réseaux qui sont différents, et aux raisons commerciales, car tout n’est pas bankable du net, on est plus proche de l’invendable Guy Debord que de Marc Levy.

Il est donc possible qu’une grande partie des « graphomanes » du net y reste, parce que le media créé l’artiste, et que la traduction n’est pas garantie. Faut-il donc cesser de penser que le net serait un moyen de repérage d’artistes qui rejoindraient le circuit classique, ou une réserve de créateurs qui ne le quittera pas ?

Written by Le blog de Jean Trito

26 mai 2013 at 11:35

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internet et trop de bourdonnement

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je me suis abonné à facebook, et je me rends compte combien il devient publicitaire, envahi de choses sans intérêt, qui rapportent ce que font les membres, à quel jeu ils jouent. Le « bourdonnement » serait une valeur du net, mais il finit par ne rester que le bruit, et pas assez de création, de réflexion. Sur beaucoup de blogs, de profils facebook, on a dans le meilleur des cas un langage sms, beaucoup de reprises de ce qui est déjà sur le net, une amplification du bourdonnement, mais peu de réflexion personnelle. L’espace de création devient un espace de la répétition. Il y a une telle différence entre ce que permet l’instrument, et ce que l’on en fait au final.

Written by Le blog de Jean Trito

26 mai 2013 at 11:20

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articles en vitrine

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j’ai du écrire 1450 articles et moins d’une dizaine sont visités fortement, soit parce qu’ils évoquent un problème de la vie quotidienne, soit parce qu’ils évoquent un sujet rare, mais plus recherché qu’il n’est présent sur le net. C’est le théorie du cygne noir, le succès est imprévisible, et très concentré. Du coup, je regrette que ces centaines d’articles où j’ai mis des choses plus rares, et plus précieuses que dans mes articles les plus lus, ne le soient pas davantage, pour cette raison. J’ai sur mon propre blog une lutte entre émissions grand public, et oeuvres d’art et d’essais.

Written by Le blog de Jean Trito

19 avril 2013 at 23:58

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masse critique du blog

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Lorsque l’on a atteint un certain nombre de posts sur un blog, le nombre de visites finit par se stabiliser, parce qu’immanquablement, en raison de la présence sur google, un certain nombre d’internautes finissent par aboutir sur vos pages. Si l’on ne peut traiter des sujets les plus à la mode, au moins peut-on étendre sa surface.

Written by Le blog de Jean Trito

4 janvier 2013 at 19:42

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dictionnaire des idées reçues

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il faudrait y prévoir une nouvelle entrée pour blog : dénigrer, à mépriser absolument

Written by Le blog de Jean Trito

26 septembre 2012 at 07:04

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Le blog est-il un moyen de défense de la citoyenneté et de l’individu face aux grandes organisations

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Un certain nombre de situations nous sont imposées, au mépris du droit. Par exemple, la mairie de A.. ne reconnait pas les femmes mariées pour certaines formalités, au mépris des textes écrits par le ministère de l’intérieur, ce qui est quand même un peu fort de café. Orange a inventé le phishing par clic intempestif qui vous abonne à des sites inutiles pour jusqu’à 60€ par mois, sans signature, sans validation, sans même vous en informer.

Nous rencontrons tous les jours de telles atteintes au droit individuel, pratiquées sans contre-pouvoir par les grandes organisations. Nous pouvons saisir la justice, mais dans le cas d’orange, les sommes, même si elles sont colossales au niveau de l’entreprise, sont faibles au plan individuel. De même la mairie de A.., qui a sans doute fini par comprendre qu’elle était hors la loi, n’a pas répondu à mon courrier, oublieuse de cette culture qui voulait qu’une administration réponde toujours à un courrier écrit, et n’en laisse point en souffrance.

Que faire face au silence, au poids de ces organisations ?

Je crois que les blogs, internet, permettent de faire connaître leurs dérives. Pour les assurances qui vous refusent une indemnisation, on trouve des contre-attaques, car je me suis rendu compte, à ma grande surprise, que ces organisations, que je croyais surarmées juridiquement, répondaient par écrit des inepties faciles à contrecarrer.

Certaines organisations publiques ou semi-publiques ont aussi des pratiques inquiétantes : réserver un billet sur internet dispense la sncf de toute responsabilité en cas de grève, et vous ne serez pas remboursés : l’entreprise a réussi par ce transfert au privé, à se dispenser de ses responsabilités fondamentales, comme si j’embauchais un chauffeur qui ne respecterait pas les limitations de vitesse pour préserver mes points du permis.

On constate ainsi que ces organisations décentralisent ou sous-traitent afin de se débarrasser de certaines contraintes de responsabilité.

La vigilance doit être constante de notre part, sinon, nous pourrions terminer avec une démocratie purement formelle, où l’on pourrait tout nous imposer sans contrôle démocratique.

Written by Le blog de Jean Trito

20 avril 2012 at 13:00

Publié dans blog, droit, service public

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Est-ce que notre jeunesse aurait été transformée par le net ?

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Il est parfois intéressant et captivant de se retourner vers le passé et d’imaginer ce qu’il aurait pu devenir si tel ou tel évènement s’était produit, à la manière d’historiens américains qui examinent d’autres passés possibles, comme si l’histoire pouvait devenir expérimentale.
On est dans un monde d’une connectivité impressionnante, où l’on peut ne perdre personne de vue dès lors que l’on dispose de son nom, de son adresse mèl, ou de son téléphone portable. Je m’en rends compte tardivement, c’est un moyen d’entretenir des liens faibles, de conserver un contact avec des gens perdus de vue, mais que l’on retrouve incidemment sur facebook, ou à qui on envoie un mèl à travers un groupe de destinataires, ou avec qui l’on échange brièvement sur copainsdavant, mais là le temps passé est trop important, et la distance souvent trop grande pour qu’il se produire quoi que ce soit.

Cette arrivée de ces technologies sur le tard de ma vie m’a permis de garder ces liens qui auraient été perdus autrement, et ce n’est pas une mince victoire. Lorsque nous sommes arrivés à Paris, toutes les rencontres étaient sans lendemain, on se perdait très vite de vue, il semblait que les gens y soient glissants comme des anguilles, insaisissables. Les technologies actuelles nous auraient permis de constituer plus rapidement un réseau, d’échanger des infos, même à travers des liens faibles, et de poursuivre les contacts.

Notre génération a souffert d’un anonymat et d’une invisibilité dont la génération actuelle ne connait que l’envers, par les traces qu’elle laisse dès l’enfance sur le net, et qui permettent de la suivre pas-à-pas au cours de sa vie. Notre problème était alors inverse, des anti-Rastignac qui ne conquéraient rien, et ne pouvait retenir plus que du sable les relations qu’ils se faisaient.

Sauf si le gouvernement se met à poursuivre les internautes, et pratiquent une censure à outrance, ou que la recherche d’emplois nécessitent une quasi-clandestinité digne de la résistance des romans orwelliens, le net sera au final plutôt une ouverture vers l’autre, et vers la connaissance. Si l’on ne se perd pas dans un net aseptisé qui ressemblerait à TF1, et s’il peut continuer à se développer, si les versions d’hadopi point x n’en réduisent pas l’intérêt pour des raisons commerciales. Comme le dit un artiste, il est moins grave d’être piraté, que de ne pas être diffusé. Pour 99,99 % des créateurs, c’est l’absence de diffusion et de partage le problème, pas le piratage.

Je n’ai jamais lâché le livre, qui arrive en premier dans mon classement, parce qu’il nécessite une méditation profonde, et de se laisser imprégner par les mots, les idées, les constructions. Seul le livre construit l’esprit, dans la lenteur et le travail, non spectaculairement. Tout le reste peut s’y ajouter sans dommage, comme une extension, mais ne peut s’y substituer.

Ainsi je pense que notre jeunesse déracinée dans la grande ville aurait été plus intense et plus vite construite avec le net, que c’est un moyen d’investir la vie plus rapidement, et de bâtir un réseau pour qui débute de rien. Par ailleurs l’accès à des groupes traitant de préoccupations particulières facilite la vie, en apportant des réponses difficiles à trouver autrement. Disposer de plus de données est une chance. Tout cela ne serait-il pas trop virtuel ? peut-être, un peu comme les commandes sur le net butent sur les difficultés de la poste, il faut aussi qu’il y ait du réel derrière, il ne suffit pas de s’associer virtuellement pour que toutes les structures et le travail nécessités par une association existent pour autant. Dans un deuxième temps, on rencontre donc forcément la question humaine, le net ne fait que faciliter la relation, ensuite, tout demeure comme avant.

Written by Le blog de Jean Trito

11 décembre 2011 at 20:23

A quoi sert un blog ?

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Un blog n’est pas un journal intime, parce qu’à l’inverse, il a vocation à être lu, à être partagé par des liens, et à être commenté. C’est un peu la différence entre la psychanalyse et la sociologie. Un blog possède une qualité d’extraversion extraordinaire à partir d’une démarche intérieure.

Je suis frappé du dénigrement qui s’attache aux blogs dans certains medias, un peu comme à ce que serait la peinture amateur, une vague imitation de l’art d’écrire, mais qui n’aurait pas de profondeur particulière à proposer.

Pour les communicants, le blog est un contre-pouvoir insupportable, et l’on dénie à ses auteurs le droit d’exister, et de donner leur avis. Bien sur, il y a aussi un effet de résonance sans raisonnement parfois, et la reprise à l’infini, en miroir, de buzz inessentiels sur de petites phrases prononcées.

Au-delà, c’est un véritable moyen de partager une passion, d’exprimer un avis, de raconter une expérience, et de trouver le public rare qui peut entendre ce que l’on à dire.

Le blog correspond à un potentiel accumulé de niveau scolaire qui ne trouvait pas à exprimer, parce que la possibilité d’édition était rare, ou que le compte d’auteur était coûteux, et sans garantie de diffusion.On a sous-estimé cet impact de l’élévation du niveau, des frustrations qu’il recelait, de potentialités qui ne pouvaient s’exprimer auparavant, et il semble que le net ait été créé pour une catégorie de gens isolés socialement, dont personne ne pouvait saisir les messages, ou qui s’écartaient trop du conformisme accepté.

L’oral est un media chaud, la critique passe mal parce qu’elle est blessante, et ad hominem, et que sans fond partagé et suspension de la critique, il n’y a pas de société.

On peut toutefois utiliser le blog comme un media chaud, et rester dans un esprit positif, certains sites permettent une très forte interactivité proche de celle de facebook, et l’on y devient accro à la réactivité, aux échanges, en délaissant cet aspect de l’écriture sans concession, qu’on livre à une lecture qui ne laissera de traces que dans le temps long pour le net, ce qui veut dire dépasser la journée.

Le blog est un livre dont on ne lit que la dernière page, avec d’hypothétiques retours en arrière liés aux aléas des moteurs de recherche, et au cygne noir d’un tag qui trouve un large public inespéré et inattendu.

Le blog est une forme d’expression dont nous ne disposions pas voici quelques années, et l’écrit se réduisait à d’ennuyeux devoirs scolaires, quelques cartes de vacances, et quelques lettres administratives. Nous ne nous servions pas de l’écrit pour exprimer ce que nous ne disions qu’à l’oral, mais avec la possibilité d’approfondir et de partager avec un public infini dans lequel nous puiserons quelques lecteurs.

Le blog, ce sous-genre méprisé, est-il la littérature et le journalisme, l’essayisme d’un monde nouveau ?

Written by Le blog de Jean Trito

27 novembre 2011 at 18:26