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Notre richesse est-elle illusoire de 100 milliards ?

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Le bilan des finances publiques est le suivant, pendant 10 ans les gouvernements on diminué les impôts de 100 milliards, mais n’ont pu financer cette baisse, parce qu’il aurait fallu diminuer du même montant les moyens des services publics et de l’action sociale, avec un risque de troubles importants. On a donc financé la baisse des impôts par la dette. aujourd’hui, le système n’est plus soutenable, et il faudra sans doute à la fois augmenter les impôts, et diminuer les dépenses, mais peut-être encore plus le premier que le second, l’Etat, hormis les systèmes sociaux et les collectivités territoriales, n’ayant pas augmenté ses dépenses en 20 ans. Les services de l’Etat, Education, Défense, et autres ne se sont pas développés.

On s’est cru riches parce que l’on a été pendant 10 ans allégés d’impôts et que ce « pouvoir d’achat’ s’est reporté vers l’achat d’actions et l’immobilier, ces capteurs d’inflation, dont la hausse a fait croire à leurs propriétaires qu’ils s’enrichissaient, à un point tel que l’on se demandait quel était le lien entre les titres et l’économie réelle, et qu’un logement vide prenait plus de valeur que le loyer versé par l’occupant.

C’est en somme comme si l’on avait distribué 100 milliards de trop par an, en regard des richesses réelles produites. Le réajustement de notre pouvoir d’achat avec la réalité sera douloureux, et le deuil d’une illusion le sera plus encore.

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Written by Le blog de Jean Trito

16 juin 2012 at 06:24

Qui est responsable de la situation financière de la ville d’Argenteuil ?

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Depuis que j’habite Argenteuil, le débat sur l’origine de la dette de la ville, et de l’augmentation des impôts est un serpent de mer que tout le monde se renvoie, et qui est maintes fois utilisé dans les tracts électoraux. J’ai lu cet article avant les élections de 2008, et il relativise bien les choses.

« sur le site du modem, on trouvait avant les élections municipales cet article, qui confirme que la hausse des impôts était inéluctable avant l’arrivée de Doucet, ce que le chef de cabinet de M Mothron reconnaissait. Mon intervention ne se moque donc de personne, simplement je n’ai pas de fil à la patte, et je peux ainsi faire la part des choses.

« J’évoque alors les risques de financement du budget d’investissement que j’ai pu observer à la lecture du Compte Administratif 2006.
Selon moi, le Compte Administratif fait apparaître des marges de manœuvres dégagées sur le budget de fonctionnement, marges menacées à terme par une croissance annuelle de 2 % (et 4,4 % pour les charges de personnel) des dépenses de fonctionnement, ces marges sont utilisées plus massivement chaque année (8 millions transférés en 2005, 15 millions transférés en 2006) pour sauvegarder, de plus en plus difficilement, l’équilibre du budget d’investissement.
On sent poindre une hausse d’impôts devenant de plus en plus inéluctable, alors que nos taux d’imposition se situent déjà à des niveaux records (pratiquement le double de la moyenne de la région).
Je fais part à Jean de Saint Sernin de ma préoccupation. Sa réponse est la suivante : « si cela ne tenait qu’à moi, les taux d’imposition augmenteraient chaque année du montant de l’inflation » (ce qui les placerait aujourd’hui autour de 22 %).
Il me répond également que les investissements ont été assumés sans que la dette ne bouge. Je lui rappelle que cette dette se situait à 183 millions d’Euros en 2001 (Georges Mothron déclarait ce chiffre en octobre 2001 et rappelait qu’Argenteuil était la troisième ville la plus endettée de France dans sa catégorie), et se situe aujourd’hui à un peu plus de 200 millions d’Euros. « Oui, bon, elle a peu bougé, à quelques millions près » me répond Jean de Saint Sernin (sic). Il me rappelle « qu’Argenteuil est une ville pauvre, et que peu de ménages payent des impôts » (environ la moitié)
Je lui rappelle de mon côté que le taux de la taxe d’assainissement, lui, est en augmentation régulière année après année, qu’Argenteuil a besoin d’entreprises, mais que le produit de la taxe professionnelle est attribué à la CAAB (Communauté d’Agglomération Argenteuil Bezons), et que dans le compte administratif de la ville, seuls sont visibles de petits ajustements entre la CAAB et la ville. « c’est le même bassin d’emplois » argumente Jean de Saint Sernin. » »

Il est bien difficile de s’y retrouver : la droite a endetté la ville, en s’engageant sur des emprunts à effet retardé. Le successeur ne peut passer son mandat à réduire la dette du précédent, sans prendre d’initiatives. Il aurait eu à la fois l’effet négatif des augmentations d’impôts inéluctables et héritées, et l’absence de projet et n’aurait rien laissé dans son bilan. Il a donc préféré lancer des constructions, et un peu d’endettement plutôt qu’une inexistence de toute façon coûteuse pour les classes sociales sur lesquelles s’appuient la fiscalité argenteuillaise. C’est un peu le dilemme, le maire élu hérite des dettes, et personne n’a intérêt à réduire son action politique à la réduire pour redonner des marges à un successeur, sans pouvoir apposer sa marque sur la ville. Doucet a critiqué le figuier blanc comme un éléphant blanc, mais il en a construit aussi pour rester dans l’histoire et disposer d’un bilan. Les candidats bénéficient de leurs projets, leurs successeurs de leurs dettes. Pauvre Mothron qui n’a pu inaugurer le figuier blanc, comme Giscard avec le TGV.

Argenteuil est une ville clivée, une sorte d’Italie du nord des collines pavillonnaires face au sud du val des HLM, où la moitié de la ville paie pour l’autre moitié, et seuls les payeurs sont vraiment participatifs aux élections. L’ancien maire avait même organisé une sorte de « révolte fiscale », qu’il estime son meilleur argument, même s’il ne pouvait changer radicalement de politique autrement que dans les discours, et si d’une certaine manière, la preuve de sa prudence sociale réside dans cette preuve a contrario qu’il n’y a pas eu d’émeutes en 2005 dans la ville. C’est à mettre paradoxalement à son crédit.

Comme la gare de Perpignan pour Salvador Dali, Argenteuil est un peu notre centre du monde, un laboratoire social extraordinaire, plus intéressant à étudier qu’une ville morne et surannée de la banlieue aisée.

Written by Le blog de Jean Trito

18 avril 2012 at 04:14

Gainsbourg et son billet de 500 francs

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Le couple franco-allemand

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Le chantage au triple A

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Written by Le blog de Jean Trito

7 décembre 2011 at 21:19

Olivier Sarkozy annonce la fin de l’euro

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J’aurais bien voulu transcrire cette video, mais j’y éprouve trop de difficultés. Elle est quand même étonnante, et peu reprise, ou commentée par la presse.

Selon le post, voici le contenu

Olivier Sarkozy a évoqué un problème insolvable de 30.000 milliards de dollars dans la zone euro tout en affirmant que le « point de bascule » risque de se produire bien plus tôt que l’on ne se l’imagine.

Le demi-frère de notre Président souhaite que les dirigeants européens organisent d’urgence un plan à plusieurs milliards de dollars sur le modèle du plan Paulson américain mis en place après la crise de 2008 .

Pour lui, le véritable problème ne vient pas de la dette des États, mais en premier lieu de la vulnérabilité du secteur bancaire .

Et il observe que les marchés commencent même à douter de l’Allemagne.

Comme on le voit, le demi-frère de Nicolas Sarkozy n’est guère optimiste pour la suite de la zone euro .

Written by Le blog de Jean Trito

2 décembre 2011 at 11:53

Faut-il travailler plus ?

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J’ai trouvé absolument ridicule le discours de notre président expliquant que nos difficultés provenaient des mesures telles que la retraite à 60 ans, et les 35 heures, alors que ce sont les seules mesures qui ont eu une incidence positive sur le chômage. Je me souviens que dans les années 70, sur Saint-Etienne, l’église militait pour les 35 heures pour des raisons humanistes, en considérant que le travail devait être partagé. L’homme ne se réduit pas à sa fonction travail, il a d’autres besoins, d’autres aspirations, d’autres devoirs. Les pauvres journalistes « en pot » n’ont pu rappeler que notre président avait lui-même augmenté la dette de 500 milliards en 4 ans, par une politique de finances publiques irresponsables, que la Cour des comptes et même Philippe Marini, président de la commission des finances du Sénat, ont épinglée. C’est donc un discours surréaliste qui a été tenu, où l’on mettait en cause tous les progrès de la société pour ne pas évoquer la régression des dernières années.

Doit-on vraiment travailler plus individuellement, ou collectivement ? l’Allemagne n’a peut-être pas les 354 heures, mais le travail féminin est moins répandu. Le travail féminin français est une sorte de miracle, il tient à une mentalité plus égalitaire, ou plus indifférenciée qu’ailleurs. Le travail féminin est fragile, il tient à certaines conditions sociales qui sont menacées. Il est aussi une obligation pour certaines, qui élèvent seules des enfants, mais les familles monoparentales existent aussi parce que la société les a rendues possibles.

Le discours sur le travailler plus ignore le rôle masculin en France, le partage des taches en famille, le temps que l’on consacre à autre chose qu’au travail, c’est une vision unidimentionnelle de l’être, dont le seul intérêt serait d’être une force de travail moins coûteuse pour l’économie. Le discours du MEDEF est celui d’une vision pauvre de l’homme, au moins EA Seillière rigolait in peto des énormités qu’il sortait pour provoquer, il n’est pas possible qu’il y ait cru un instant, et d’ailleurs personne ne le méprisait au point d’imaginer qu’il croyait à ce qu’il disait autrement que comme une bouffonnerie. J’ai toujours beaucoup ri en l’écoutant au second degré, peut-être riait-il avec moi du burlesque de ce qu’il racontait pour son public et ses adhérents.

On nous sert donc en modèle des pays qui n’ont pas réussi à rendre possible le travail féminin, du fait de leur organisation sociale et professionnelle. En réalité, les gens n’y travaillent pas plus, mais les rôles sexuels sont bien tranchés. Les économistes le disent, la retraite à 62 ou 67 ans demain, va retirer des emplois à la jeunesse, et les 35 heures, un temps moins important passé dans les transports concourraient à une meilleure qualité de vie.

L’Europe, sous le voile d’une vertu affichée, a permis de faire n’importe quoi. L’euro nous a mené sur un Titanic ivre menacé par les icebergs de la finance.

Written by Le blog de Jean Trito

12 novembre 2011 at 08:27