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Comment instaurer plus de dialogue fécond sur wordpress ?
La force de WordPress est dans la qualité de sa présentation. Typepad offre une interface un peu indigente, à qui ne souhaite pas prendre un abonnement payant. La faiblesse de WordPress tient à son manque de liens, à l’absence de commentaires sous les articles, et à l’incapacité d’y développer une communauté de discussion féconde, et qui permettrait de dialoguer, comme Typepad. On peut créer une simili-communauté en déclarant que l’on veut suivre un blog, on peut ensuite visualiser l’ensemble des articles nouveaux par ordre de parution en cliquant sur le W en icône en haut à gauche. Ainsi, on peut voir défiler tout ce que l’on suit. La difficulté est de repérer les blogs, et les articles parus. Le seul outil à disposition est dans “tableau de bord”, en cliquant sur “latest”, on découvre les dix derniers articles parus sur l’ensemble de wordpress, ce qui est plutôt limité. On peut aussi découvrir des articles portant sur un thème cher, en le recherchant dans chercher.
Une des difficultés est que WordPress change souvent d’aspect, passe de l’anglais au français, sans que l’on en comprenne la logique. Il faudrait pouvoir développer un moyen de visualiser les derniers articles sur une plus longue période. Je n’ai pas exploré WordPress, mais peut-être existe-t-il des forums, ou des lieux où échanger.
Vox et typepad ont créé de véritables communautés, où les gens ont pu se connaître comme dans un bistrot partagé. WordPress n’a rien réussi de tel. Pourtant, n’est-ce pas la phase suivante d’une plateforme de blog, que de permettre d’aller au-delà des articles. WordPress est comme une sorte de musée peu visité, un peu statique, où les visiteurs passent sans paroles.
Est-ce que notre jeunesse aurait été transformée par le net ?
Il est parfois intéressant et captivant de se retourner vers le passé et d’imaginer ce qu’il aurait pu devenir si tel ou tel évènement s’était produit, à la manière d’historiens américains qui examinent d’autres passés possibles, comme si l’histoire pouvait devenir expérimentale.
On est dans un monde d’une connectivité impressionnante, où l’on peut ne perdre personne de vue dès lors que l’on dispose de son nom, de son adresse mèl, ou de son téléphone portable. Je m’en rends compte tardivement, c’est un moyen d’entretenir des liens faibles, de conserver un contact avec des gens perdus de vue, mais que l’on retrouve incidemment sur facebook, ou à qui on envoie un mèl à travers un groupe de destinataires, ou avec qui l’on échange brièvement sur copainsdavant, mais là le temps passé est trop important, et la distance souvent trop grande pour qu’il se produire quoi que ce soit.
Cette arrivée de ces technologies sur le tard de ma vie m’a permis de garder ces liens qui auraient été perdus autrement, et ce n’est pas une mince victoire. Lorsque nous sommes arrivés à Paris, toutes les rencontres étaient sans lendemain, on se perdait très vite de vue, il semblait que les gens y soient glissants comme des anguilles, insaisissables. Les technologies actuelles nous auraient permis de constituer plus rapidement un réseau, d’échanger des infos, même à travers des liens faibles, et de poursuivre les contacts.
Notre génération a souffert d’un anonymat et d’une invisibilité dont la génération actuelle ne connait que l’envers, par les traces qu’elle laisse dès l’enfance sur le net, et qui permettent de la suivre pas-à-pas au cours de sa vie. Notre problème était alors inverse, des anti-Rastignac qui ne conquéraient rien, et ne pouvait retenir plus que du sable les relations qu’ils se faisaient.
Sauf si le gouvernement se met à poursuivre les internautes, et pratiquent une censure à outrance, ou que la recherche d’emplois nécessitent une quasi-clandestinité digne de la résistance des romans orwelliens, le net sera au final plutôt une ouverture vers l’autre, et vers la connaissance. Si l’on ne se perd pas dans un net aseptisé qui ressemblerait à TF1, et s’il peut continuer à se développer, si les versions d’hadopi point x n’en réduisent pas l’intérêt pour des raisons commerciales. Comme le dit un artiste, il est moins grave d’être piraté, que de ne pas être diffusé. Pour 99,99 % des créateurs, c’est l’absence de diffusion et de partage le problème, pas le piratage.
Je n’ai jamais lâché le livre, qui arrive en premier dans mon classement, parce qu’il nécessite une méditation profonde, et de se laisser imprégner par les mots, les idées, les constructions. Seul le livre construit l’esprit, dans la lenteur et le travail, non spectaculairement. Tout le reste peut s’y ajouter sans dommage, comme une extension, mais ne peut s’y substituer.
Ainsi je pense que notre jeunesse déracinée dans la grande ville aurait été plus intense et plus vite construite avec le net, que c’est un moyen d’investir la vie plus rapidement, et de bâtir un réseau pour qui débute de rien. Par ailleurs l’accès à des groupes traitant de préoccupations particulières facilite la vie, en apportant des réponses difficiles à trouver autrement. Disposer de plus de données est une chance. Tout cela ne serait-il pas trop virtuel ? peut-être, un peu comme les commandes sur le net butent sur les difficultés de la poste, il faut aussi qu’il y ait du réel derrière, il ne suffit pas de s’associer virtuellement pour que toutes les structures et le travail nécessités par une association existent pour autant. Dans un deuxième temps, on rencontre donc forcément la question humaine, le net ne fait que faciliter la relation, ensuite, tout demeure comme avant.
A quoi sert un blog ?
Un blog n’est pas un journal intime, parce qu’à l’inverse, il a vocation à être lu, à être partagé par des liens, et à être commenté. C’est un peu la différence entre la psychanalyse et la sociologie. Un blog possède une qualité d’extraversion extraordinaire à partir d’une démarche intérieure.
Je suis frappé du dénigrement qui s’attache aux blogs dans certains medias, un peu comme à ce que serait la peinture amateur, une vague imitation de l’art d’écrire, mais qui n’aurait pas de profondeur particulière à proposer.
Pour les communicants, le blog est un contre-pouvoir insupportable, et l’on dénie à ses auteurs le droit d’exister, et de donner leur avis. Bien sur, il y a aussi un effet de résonance sans raisonnement parfois, et la reprise à l’infini, en miroir, de buzz inessentiels sur de petites phrases prononcées.
Au-delà, c’est un véritable moyen de partager une passion, d’exprimer un avis, de raconter une expérience, et de trouver le public rare qui peut entendre ce que l’on à dire.
Le blog correspond à un potentiel accumulé de niveau scolaire qui ne trouvait pas à exprimer, parce que la possibilité d’édition était rare, ou que le compte d’auteur était coûteux, et sans garantie de diffusion.On a sous-estimé cet impact de l’élévation du niveau, des frustrations qu’il recelait, de potentialités qui ne pouvaient s’exprimer auparavant, et il semble que le net ait été créé pour une catégorie de gens isolés socialement, dont personne ne pouvait saisir les messages, ou qui s’écartaient trop du conformisme accepté.
L’oral est un media chaud, la critique passe mal parce qu’elle est blessante, et ad hominem, et que sans fond partagé et suspension de la critique, il n’y a pas de société.
On peut toutefois utiliser le blog comme un media chaud, et rester dans un esprit positif, certains sites permettent une très forte interactivité proche de celle de facebook, et l’on y devient accro à la réactivité, aux échanges, en délaissant cet aspect de l’écriture sans concession, qu’on livre à une lecture qui ne laissera de traces que dans le temps long pour le net, ce qui veut dire dépasser la journée.
Le blog est un livre dont on ne lit que la dernière page, avec d’hypothétiques retours en arrière liés aux aléas des moteurs de recherche, et au cygne noir d’un tag qui trouve un large public inespéré et inattendu.
Le blog est une forme d’expression dont nous ne disposions pas voici quelques années, et l’écrit se réduisait à d’ennuyeux devoirs scolaires, quelques cartes de vacances, et quelques lettres administratives. Nous ne nous servions pas de l’écrit pour exprimer ce que nous ne disions qu’à l’oral, mais avec la possibilité d’approfondir et de partager avec un public infini dans lequel nous puiserons quelques lecteurs.
Le blog, ce sous-genre méprisé, est-il la littérature et le journalisme, l’essayisme d’un monde nouveau ?
Freakonomics : les toilettes payantes chez Mac Donald
J’ai été assez surpris de découvrir que les toilettes chez Mac Donald prenaient l’allure d’un coffre-fort, avec un dispositif de paiement par pièce. En gestion, il n’y a pas d’économies négligeables, et un détail aussi insignifiant que le passage aux toilettes payantes a surement été murement étudié par cette chaîne de fast-food. En effet, tous les frais sont surveillés et tirés au maximum, pourquoi ne pas limiter d’une part cet accès, d’autre part considérer que c’est une consommation comme une autre. Il me semblait que la loi faisait obligation à un restaurateur ou tenancier de bar d’offrir une telle commodité à ses clients, mais exclut-elle de faire payer la prestation ?
C’est une part de frais non négligeable, il y a souvent des détériorations, des problèmes mécaniques dus à l’usage, et la nécessité de rémunérer des agents pour leur entretien. Par ailleurs, en raison du manque du service public équivalent dans la rue, Mac Donald se retrouvait à pratiquer sinon de la philanthropie, du moins une participation à un service public en raison des entrées liées à la recherche de ce type de service, indisponible par ailleurs. En France, la question des toilettes publiques est taboue, elles sont absentes du mobilier urbain au contraire d’autres pays comme l’Allemagne, ou le Japon qui en pourvoit ses stations de métro.
C’est un équipement qui n’est pas valorisé, la question est ignorée, et le coût lié à leur entretien ne semble pas mériter cet effort. Il semble difficile d’abaisser semble-t-il des personnes à travailler dans ce secteur, bien qu’en Finlande on peut être surpris par la beauté des belles blondes, qui chez nous seraient mannequins, et là-bas travaillent dans ce service.
Comme pour d’autres métiers peu valorisés, on a essayé de remplacer l’élément humain par la machine, et ce furent les sanisettes, discréditées dès leurs débuts en raison d’accidents mortels à l’usage.
La disparition de ce service est une vraie question de thèse, il a précédé et annoncé la réduction d’autres services publics, car il en présentait tous les inconvénients : coût public, nécessité de recruter, de gérer des agents, voire de faire appel à l’émigration, non-valorisation pour les élus. La gestion privée se pose également les mêmes questions, est-ce qu’un lobby prépare la fin de l’obligation d’offrir des commodités pour les restaurateurs, dans le souci de réduire les frais de gestion ? et en arguant que cela doit relever du public qui ne fera rien ?
Ce n’est pas parce qu’un sujet parait trivial et insignifiant qu’il ne contient pas beaucoup d’enseignements. Mais certains consommateurs pressent dans l’autre sens, j’ai vu qu’il existait un groupe sur Facebook.
Facebook est-il condamné ?
Facebook est-il condamné, va-t-il être dépassé par d’autres applications ? connait-on un darwinisme informatique ?
Je me suis inscrit sur Facebook, et je me rends compte de ses limites. La taille des articles est limitée à 420 mots, ce qui réduit l’ampleur des échnages, et les actes les plus courants y sont “j’aime” et “je suis devenu ami avec”. C’est un peu réduit comme expression, si l’on ne peut aller au-delà de ces preuves de développement du réseau et de ces incitations à étendre ces liens. J’ai utilisé une plateforme Vox, rapatriée sur typepad depuis, et qui permettait de biens meilleurs échanges que facebook. Contrairement à WordPress, on pouvait créer des liens, et voir à tout instant les articles produits par cette communauté. Il en est resté quelque chose sur typepad, sur lequel nous avons migré, pour conserver cette communauté, bien que le profil facebookien de la plateforme ne séduise pas les nouveaux migrants. Comme le téléphone portable, l’aspect séduisant de facebook, c’est que l’on est en relation constante, que l’on peut y inscrire tous ses nouveaux amis, et lorsqu’on est jeune, on s’en fait de nouveaux, on a envie d’échanges, de garder le contact, et on a l’esprit à cela. C’est très frappant, parce que j’y retrouve surtout les enfants de mes amis ou membres de ma famille. Je ne pense pas que l’échange y soit très approfondi, il s’agit de rester en relation. Pour un adulte, le blog a une supériorité sur facebook, on peut s’y exprimer plus longuement, approfondir les réflexions, et trouver d’autres inconnus en résonance sur les sujets. On ne peut se contenter de simples hello, ou de partages de tubes. Adulte, on est surtout tenté par une approche politique, tant que la démarche existe encore, avant que tout ne soit recouvert par l’impuissance, et que l’on se contente, comme dans les pays anglo-saxons, de parler d’économie, parce tout changement de système est inconcevable. Facebook est un revendeur de données des particuliers, qu’il transforme en données privées. Myspace a atteint 300 millions d’utilisateurs, avant d’être dépassé par facebook, et de finalement régresser. Le succès de facebook est fragile, et lié à une génération. Il suffirait que les atteintes à la vie privée fassent scandale, ou que les licenciements facebook, ou les non-embauches facebook se multiplient pour profondément traumatiser une génération et provoquer un rejet.? Je note que certains étudiants de business school ont une peur bleue du net, du stigmate indélébile qu’il pourrait représenter dans leur carrière, alors même qu’ils maitrisent parfaitement les outils informatiques. Facebook ne tient qu’à une génération, il suffirait que la suivante le rejette pour qu’il disparaisse.
Le net jusqu’où ?
Je m’interrogeais, en méditant cette phrase d’un article que j’ai blogué : selon Warhol, chacun aurait son quart d’heure de célébrité, mais aura-t-on droit dans l’avenir à son quart d’heure d’anonymat ?
Jusqu’où peut-on pousser la machine du net pour devenir connu. Car après tout, en s’inscrivant dans tous les forums sociaux, en cliquant sur le maximum “d’amis”, quitte à avoir un fort taux de refus, en ouvrant des blogs partout, en répondant à tous ses commentaires, en chargeant des videos sur youtube se mettant en scène, bref en créant le maximum de liens et de redondances, jusqu’où peut-on aller dans la renommée ? Peut-on n’être rien et être partout ? malgré une absence de talent peut-on obtenir une renommée importante en profitant de cette chambre d’échos où tout se répète à l’infini. Je me demande en lisant la manière de procéder si la communication ne consiste pas à mouliner du vide mais en grande quantité. Pour quelqu’un d’inoccupé, et qui poursuivrait cet objectif, je me demande bien jusqu’où il pourrait aller.
Le drame de l’affluence sur un blog
Pour obtenir de l’affluence sur un blog, il existe certains mots-clés : pour moi ce fut Bernard Tapie et Playmobil, mais je ne peux passer ma vie à en parler. Je ne suis pas certain de vouloir augmenter mon audience sur ces thèmes. De même, on peut augmenter le nombre de connexions par facebook et twitter, mais je n’ai pas envie non plus de m’exposer ainsi à tous les regards, et je n’ai pas besoin d’un grand nombre de lecteurs, dont la majorité ne seraient pas réceptifs, pris dans un zapping infernal. Je ne sais pas si facebook sert à grand chose, il est sans discrétion, les conversations ne me semblent pas approfondies, son créateur ressemble à un neuneu immature et irresponsable. Le blog est né de la difficulté de trouver des interlocuteurs sur un sujet donné dans son entourage immédiat, de la possibilité d’échanger sur un créneau parfois assez réduit, comme ces gens atteints d’une maladie rare qui découvrent des cas comparables dans un service spécialisé. Il est possible d’avoir un style de vie en pleine lumière, constamment sous un regard des autres que l’on cherche à capter davantage pour accroitre sa visibilité. Ce n’est pas mon objet, il est déjà difficile de trouver les mots pour exprimer ce que l’on ressent, qui n’a pas forcément été ressenti par une génération antérieure ou ultérieure. Ecrire est difficile, les gens imaginent toujours qu’il suffit d’aligner des mots, alors que les hommes politiques rémunèrent un staff pour le faire. Je crois que le bouche à oreille est lent, mais qu’il ne faut surtout pas le forcer, par des moyens plus artificiels, c’est un travail de boule de neige.
Dans wordpress, vous pouvez hurler, personne ne vous entendra
je remarque sur wordpress la forte présence de blogs complotistes, qui n’existent pas sur typepad. Le risque avec cette plateforme wordpress est de tourner à vide, d’exposer des théories “personnelles” sans critique aucune, en vivant dans un cercle restreint, et en se montant le bourrichon. Sur typepad, on n’a pas de site de ce type, sans doute parce que les rédacteurs se feraient secouer par la communauté. De ce côté là, la communauté permet de modérer les propos, mais intelligemment, en apportant la contradiction, et d’autres arguments. L’inconvénient de typepad, c’est l’illisibilité du tableau de bord, problème résolu sur vox, et qui entraine une régression ici. Un bon point aussi pour le moteur de recherche plus performant que sur vox.
on a la place pour écrire mais dans un désert. Il est curieux qu’à l’heure de facebook, ou même de vox, ses concepteurs n’aient pas pensé à la notion de communauté, qui permettrait de construire quelque chose en commun, sans prêcher dans le désert. On a de la place pour s’exprimer, mais c’est parce que c’est un immense espace vide.
Que faire sur facebook ?
j’ai ouvert un compte facebook par curiosité, sans savoir ce que j’allais en faire. Première difficulté, bien circonscrire ses messages aux “amis”, c’est à dire aux personnes que l’on a autorisées. Au-delà, on ne sait plus qui est touché, la terre entière semble-t-il. Je vois s’afficher des noms que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, au bout du monde parfois. Les filles font toujours l’effort d’une posture sexy, autant que c’est possible, qu’espèrent-elles de facebook ?
Il ressemble un peu à copaindavant, mais il sent moins la naphtaline, on n’y retrouve pas des souvenirs qui deviennent ce que les vieux en font, et surtout cette frappante absence de nostalgie qu’éprouvent les hommes pour leurs années de lycée, la libération venant ensuite, avec les premiers collègues, les études supérieures. Le lycée pratique trop le tri sélectif pour laisser de la nostalgie. Et puis, j’en ai épuisé les possibilités, personne de nouveau ne s’y inscrit plus, et l’on n’a plus grand chose à échanger trente ans après, surtout si l’on n’en avait pas à l’époque. On reprend le dialogue interrompu, on n’en crée pas de nouveau comme sur un blog.
Par rapport à copaindavant, c’est vivant, on parle de choses actuelles avec des gens actuels, un peu trop jeunes parfois, parce que personne de mon carnet d’adresse n’avait de compte. J’y retrouve les enfants de mes amis, entre 15 et 20 ans, les gens qui ont le sentiment d’appartenir à une diaspora, ou les commerciaux.
Les recruteurs y recourent parce qu’ils n’ont pas d’imagination, c’est un peu la rumeur locale à notre époque où nous ne demeurons pas en place. Comme l’explique Erwin Goffmann, il est évident que dans l’arrière-cuisine nous sommes plus spontanés et moqueurs que lorsque nous sommes face au client en représentation. C’est un peu le risque de facebook, nous ne pouvons être avec nos amis comme nous le sommes face au recruteur et à l’entreprise, où l’on privilégie quand même une certaine conformité. Je ne sais pas si je pourrai contrôler facebook, maintenir une cloison avec d’autres secteurs. Le créateur est un nerd inconscient qui propose de ….changer de nom en cas de problème.
Je pensais que l’on pouvait laisser des messages travaillés et réfléchis, impossible on est limité à 400 et quelques caractères, donc cela ne va pas très loin. Pour l’instant, je n’ai qu’une dizaine de relations, mais je n’imagine pas que des gens de mon âge s’y mettent, le mèl leur suffit. Ils ne voient pas, moi non plus, l’idée d’une interaction constante comparable à celle du téléphone portable ou du sms. Adultes, on souhaite pouvoir développer ce que l’on a à dire, pas se contenter d’onomatopées partagées. C’est le temps du retour, de la réflexion, de la profondeur, on n’éprouve pas de bonheur à échanger de telles banalités.



