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Hugo Cabret de Scorcese

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On se rend compte à regarder cette image d’époque, de Georges Melies tenant son magasin de jouets à la gare Montparnasse, combien la réalisation de « Hugo Cabret » a été soinée par Scorcese, et il est même des enfants pour croire que Melies est un personnage de fiction lui aussi. La gare du nord a été entièrement reconstituée en studio, et semble un monstrueux mécanisme d’horlogerie. Un cinéaste rend ainsi hommage à un autre cinéaste, celui qui a inventé tous les trucages, et le merveilleux au cinéma.

J’ai apprécié ce film, avec « Borat » en policier abimé par la guerre de 14, un automate digne de Vaucanson, une tradition que le film évoque et qui est bien oubliée aujourd’hui. La Paris de Scorcese est plus vrai que celui de Woody Allen, une carte postale sans profondeur. Une profondeur au sens strict avec une 3D en mouvement et impressionnante, et au sens vrai d’une recherche des rêves de l’enfance, de la volonté de faire parler le passé et la mémoire, conservés par un automate dont il faut détenir la clé en forme de coeur. Un symbole, le coeur mène-t-il au souvenir, à l’inconscient, au mystère.

Il y a une grande tendresse de la part de Scorcese envers ce maitre du passé, qui fut célèbre, et dont tous les films avaient disparu. Cela traduit sans doute l’interrogation de l’artiste, est-ce qu’il va rester quelque chose de mon oeuvre ?

Hugo Cabret mêle Dickens, le petit peuple de Paris, les douleurs de la guerre, la mort du père, le destin de la création, dans un conte qui ravit les enfants.

Written by Le blog de Jean Trito

29 décembre 2011 at 21:44

Les xmen et Midnight in Paris

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Je crois que la meilleure, la plus forte, la plus surprenante histoire c’est celle des Xmen. Il y a quelque chose des xmen en nous, et j’ai retrouvé dans ce film ce que je trouvais dans ces BD voici 40 ans. Les Xmen c’est la difficulté d’intégrer une société, de par une différence, et c’est l’intégrer quand même d’une autre façon. Il y a quelque du vécu du handicap chez ces mutants, du droit à la différence.
Dans le dernier film de Woody, que l’on peut détester Madame Sarkozy fait de la figuration. C’est un Paris un peu onirique, de carte postale pour américains, quelque chose d’un Paris de rêve, comme on le découvre les meilleurs jours, et qu’on en en garde, précieux le souvenir. La nostalgie, comme celle des héros pour des époques qu’ils n’ont pas connues.

Written by Le blog de Jean Trito

11 juin 2011 at 23:27