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un regard sur le monde

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lendemains qui déchantent

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Notre erreur a été de croire que mai 1981 était le commencement de quelque chose, alors que ce fut plutôt la fin de quelque chose. S’il est un élément qui pourrait résumer le vrai changement, c’est celui de la courbe des salaires par rapport à la valeur ajoutée, en baisse constante depuis ce temps. Mai 1981, c’est la fin d’une priorité accordée aux salariés, pour une redistribution en faveur des actionnaires, un tatcherisme soft, somme toute.

Written by Le blog de Jean Trito

28 août 2014 at 06:02

Hollande, Parisot, le MEDEF et le pacte de compétitivité

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Written by Le blog de Jean Trito

15 novembre 2012 at 21:35

La légende des enseignants qui seraient payés sur la base de 10 mois sur 12

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Il est des rumeurs et des légendes urbaines tenaces, comme celle des alligators dans les égouts, et je viens de me rendre compte que l’une, concernant les enseignants est encore propagée par leurs syndicats, pour servir je ne sais quelle fin.

Le décret de 1950 cité en appui n’a plus cours depuis longtemps, il suffit de consulter les grilles indiciaires (une grille indiciaire décrit un déroulement de carrière, où un nombre de points pour chaque niveau permet de calculer une rémunération grâce à une valeur du point commune à toute la fonction publique), et l’on se rend compte que les enseignants, les certifiés par exemple ont exactement la même grille indiciaire que les catégories A-types.

Il s’agit donc d’une intox, dont on peut se demander quel intérêt les syndicats ont encore à la propager, à moins qu’il ne s’agisse de camoufler certaines questions, ou de vouloir défendre un syndicat strictement d’enseignants, en essayant de montre qu’ils ont une situation à part, et à les séparer du reste de la fonction publique. Je ne retiendrais pas l’hypothèse que les syndicats ne connaitraient pas le statut de la fonction publique, ce serait injurieux, et ce n’est pas possible. En fait, la différence essentielle entre les enseignants et les autres fonctionnaires tient aux primes, mises en place pour corriger des grilles à la suédoise, et qui représentent 30% et plus de la rémunération indiciaire pour un A. Autrement, l’Etat n’aurait pu retenir les cadres et ingénieurs qui auraient préféré le privé. Le système des primes est beaucoup plus souple pour l’employeur, puisqu’il peut être modulé en fonction du poste et du « mérite », à la fonction et au résultat. C’est ce système de primes que les syndicats de l’enseignement ont toujours refusé, parce qu’il induisait une possibilité de modulation individuelle, alors qu’ils devaient prôner l’égalité totale pour ne pas perdre d’adhérent. C’est donc le refus par les syndicats d’un système de primes que les syndicats essaient de camoufler par la propagation de cette rumeur non fondée.

Dans un argument politique ou syndical, il y a toujours un intérêt caché, surtout si celui-ci est manifestement erroné. Comme l’argument de Le Pen, 2 millions de chômeurs et 2 millions d’émigrés, ou les 75 000 fusillés du parti communiste alors que le leader n’avait pas résisté et travaillé chez Messerschmitt, un slogan répété cache souvent de profonds mensonges, et a surtout un but démagogique, en répétant ce que les gens veulent entendre, pour ne pas aller plus loin dans la réflexion et aboutir à remettre en cause le système.

Par contre, il existe de vraies questions concernant la situation des enseignants. Aujourd’hui, un enseignant contractuel à bac+5 gagne 1300 € bruts, la grille des enseignants qui ne comprend pas de primes leur permet de dérouler un salaire de 1500 € environ en début de carrière, à 3 000 € en fin, mais il n’est pas certain que tout le monde déroule la carrière justement. Il semble que le 2ème grade soit moins accessible que dans d’autres carrières de fonctionnaires. Ainsi, pour les professeurs des écoles, le grade dit de hors classe semble le 2ème étage inhabité de la maison. La revendication des enseignants devrait porter sur un passage élargi à ce 2ème grade, à moins que les pouvoir que les syndicats détiennent sur ce passage au 2ème grade du corps, rare et désiré, ne constitue un pouvoir dont ils ne souhaitent pas se séparer. Les syndicats d’enseignants sont figés sur la considération que toutes les promotions doivent se faire de manière égalitaire, ce qui les conduit à refuser les système des primes, et d’élargir le passage au 2ème grade. Par rapport à d’autres syndicats, ils ont pris un demi-siècle de retard dans leur stratégie, un retard que les vaches maigres budgétaires ne permettront plus de combler. L’enseignant, dont la profession s’est féminisée, est devenu un petit fonctionnaire, dont le gouvernement n’actualise même plus la valeur du point, voyant son pouvoir d’achat, toutes choses égales par ailleurs, érodé chaque année du montant de l’inflation.

On trouve d’ailleurs une réponse du gouvernement à un parlementaire qui explique clairement ce qu’est la vraie situation des enseignants.
remuneration profs1986

Written by Le blog de Jean Trito

1 mai 2011 at 06:57