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Ce que j’ai retenu du débat

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Incroyable, Le Pen a fini l’émission en dansant sur le générique des « envahisseurs », qui était ma série préférée en 1969. Leur défaut respectif : la mauvaise connaissance des dossiers pour Le Pen, le pétage de plombs pour Macron, et ce dernier n’a pas démontré ce défaut ce soir là. On sait peut de chose des programmes respectifs après deux heures, sauf que Macron veut développer l’école primaire pour que les enfants sachent lire, et que les autistes, tout comme en Belgique, puissent en bénéficier davantage. il avait bien travaillé son chapitre « sécurité », mais avec 400 conseillers, cela devait être possible.

Sinon, on est un peu inquiet devant un candidat, tout à fait dans la posture présidentielle, mais qui semble proche d’un Sarkozy dont il n’aurait pas la capacité d’empathie.

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Written by Le blog de Jean Trito

4 mai 2017 at 20:52

Après France -Ukraine

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foot le pen 21112013

Written by Le blog de Jean Trito

21 novembre 2013 at 11:25

Que penser de cette affaire de Toulouse ?

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On a dit que Sarkozy ne pourrait gagner à moins d’un miracle, d’un évènement imprévu. C’est ce qui s’est produit à Toulouse, une répétition de l’affaire human bomb à la maternelle de Neuilly en 1993. On a maintenant des affaires qui semblent prolonger les séries américaines, capables de tenir le public en haleine, dans un suspens qui dure des jours. Le spectateur des séries ne distingue ainsi plus sa fiction du journal télévisé.

Ce terrorisme fiché aux États-Unis, et interdit de vol, car considéré comme susceptible de faire sauter un avion, mais qui se promenait librement en France, en Iran en Afghanistan, et même en Israël, que l’on pensait plus regardant sur les touristes. Aujourd’hui, les français le considèrent comme algérien et musulman, les musulmans le rejettent comme un non-musulman, et s’inquiète des dégâts collatéraux, et les algériens se plaignent que l’on rappelle ses origines. C’est un garçon qui s’est totalement perdu, au confluent de plusieurs mondes qui chacun le rejette, comme le ciel et l’enfer ne voulurent pas du hollandais volant.

L’impact psychologique est très fort en France, c’est même notre 11 septembre. Les musulmans se sentent stigmatisés, et il n’est pas certain qu’il devienne un héros pour certains jeunes comme le fut Khaled Kelkhal. A t-il appuyé sur une ligne de fracture, où les gens vont-ils faire la part des choses ? restera-t-il une sorte de Breivik, totalement irrécupérable, ou une sorte d’exemple. Il semble n’avoir été qu’un instrument, utilisé et armé par un réseau. Personne ne sait jamais qui utilise les terroristes, et quel but il a servi. Les périodes électorales sont sensibles, peut-être cela va-t-il booster la candidature Sarkozy, sauf que trop de gens croient à un coup fourré, et que ce dernier a déjà dérapé en promettant de surveiller tout le net, et en disant qu’il allait sanctionner pénalement toute consultation d’un mauvais site. Il nous joue la stratégie du choc, mais à la manière d’un repoussoir. Les sondages, paradoxalement, ne notent pas de plus pour Marine le Pen, dont c’est pourtant le fond de commerce, et presque l’unique argument.

Est-ce que l’on peut trouver une explication à ces évènements, une explication sociologique sur l’itinéraire sans repères de Merah, sur le conflit israelo-palestinien importé en France, sur l’instrumentalisation qui va peut-être en être faite aux Etats-unis, pour dénoncer l’antisémitisme en France, et inciter les juifs à quitter la France pour Israël. On peut aussi imaginer des effets négatifs sur les jeunes des banlieues, un impact sur leur insertion, comme l’avait provoqué le 11 septembre.

On peut aussi imaginer un impact sur les élections, en permettant au débat de quitter le terrain social, qu’il ne faisait pourtant qu’effleurer, et en se cantonnant dans des polémiques inutiles, et stériles.

C’est le choc dont la France n’avait pas besoin, parce qu’il touche directement sa société.

Written by Le blog de Jean Trito

23 mars 2012 at 20:43

La légende des enseignants qui seraient payés sur la base de 10 mois sur 12

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Il est des rumeurs et des légendes urbaines tenaces, comme celle des alligators dans les égouts, et je viens de me rendre compte que l’une, concernant les enseignants est encore propagée par leurs syndicats, pour servir je ne sais quelle fin.

Le décret de 1950 cité en appui n’a plus cours depuis longtemps, il suffit de consulter les grilles indiciaires (une grille indiciaire décrit un déroulement de carrière, où un nombre de points pour chaque niveau permet de calculer une rémunération grâce à une valeur du point commune à toute la fonction publique), et l’on se rend compte que les enseignants, les certifiés par exemple ont exactement la même grille indiciaire que les catégories A-types.

Il s’agit donc d’une intox, dont on peut se demander quel intérêt les syndicats ont encore à la propager, à moins qu’il ne s’agisse de camoufler certaines questions, ou de vouloir défendre un syndicat strictement d’enseignants, en essayant de montre qu’ils ont une situation à part, et à les séparer du reste de la fonction publique. Je ne retiendrais pas l’hypothèse que les syndicats ne connaitraient pas le statut de la fonction publique, ce serait injurieux, et ce n’est pas possible. En fait, la différence essentielle entre les enseignants et les autres fonctionnaires tient aux primes, mises en place pour corriger des grilles à la suédoise, et qui représentent 30% et plus de la rémunération indiciaire pour un A. Autrement, l’Etat n’aurait pu retenir les cadres et ingénieurs qui auraient préféré le privé. Le système des primes est beaucoup plus souple pour l’employeur, puisqu’il peut être modulé en fonction du poste et du « mérite », à la fonction et au résultat. C’est ce système de primes que les syndicats de l’enseignement ont toujours refusé, parce qu’il induisait une possibilité de modulation individuelle, alors qu’ils devaient prôner l’égalité totale pour ne pas perdre d’adhérent. C’est donc le refus par les syndicats d’un système de primes que les syndicats essaient de camoufler par la propagation de cette rumeur non fondée.

Dans un argument politique ou syndical, il y a toujours un intérêt caché, surtout si celui-ci est manifestement erroné. Comme l’argument de Le Pen, 2 millions de chômeurs et 2 millions d’émigrés, ou les 75 000 fusillés du parti communiste alors que le leader n’avait pas résisté et travaillé chez Messerschmitt, un slogan répété cache souvent de profonds mensonges, et a surtout un but démagogique, en répétant ce que les gens veulent entendre, pour ne pas aller plus loin dans la réflexion et aboutir à remettre en cause le système.

Par contre, il existe de vraies questions concernant la situation des enseignants. Aujourd’hui, un enseignant contractuel à bac+5 gagne 1300 € bruts, la grille des enseignants qui ne comprend pas de primes leur permet de dérouler un salaire de 1500 € environ en début de carrière, à 3 000 € en fin, mais il n’est pas certain que tout le monde déroule la carrière justement. Il semble que le 2ème grade soit moins accessible que dans d’autres carrières de fonctionnaires. Ainsi, pour les professeurs des écoles, le grade dit de hors classe semble le 2ème étage inhabité de la maison. La revendication des enseignants devrait porter sur un passage élargi à ce 2ème grade, à moins que les pouvoir que les syndicats détiennent sur ce passage au 2ème grade du corps, rare et désiré, ne constitue un pouvoir dont ils ne souhaitent pas se séparer. Les syndicats d’enseignants sont figés sur la considération que toutes les promotions doivent se faire de manière égalitaire, ce qui les conduit à refuser les système des primes, et d’élargir le passage au 2ème grade. Par rapport à d’autres syndicats, ils ont pris un demi-siècle de retard dans leur stratégie, un retard que les vaches maigres budgétaires ne permettront plus de combler. L’enseignant, dont la profession s’est féminisée, est devenu un petit fonctionnaire, dont le gouvernement n’actualise même plus la valeur du point, voyant son pouvoir d’achat, toutes choses égales par ailleurs, érodé chaque année du montant de l’inflation.

On trouve d’ailleurs une réponse du gouvernement à un parlementaire qui explique clairement ce qu’est la vraie situation des enseignants.
remuneration profs1986

Written by Le blog de Jean Trito

1 mai 2011 at 06:57

La position du front national

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Le front national est un parti qui, marginal dans les années 70, est devenu un épouvantail utilisé par Mitterand contre la droite, et qui finit par anéantir la gauche en avril 2002, ce dont elle ne s’est jamais remise.

Le fond de commerce initial, celui de la nation, une vieille notion éculée et démodée, le remet actuellement dans le sens de l’histoire.

Je me souviens d’un débat avec Malek Boutih, où Le Pen est resté scotché, presque émerveillé et surpris par le discours de ce jeune homme. A la fois il reprenait une partie de son discours, mais en le dépoussiérant de ses côtés xénophobes. Ce soir là, le front a retrouvé une nouvelle jeunesse. Je m’étonnais parfois de discuter avec des maghrébins et des africains pour qui Le Pen n’était qu’un nationaliste, dont il possédait des exemplaires bien pires chez eux, et qu’ils étaient moins critiques que les bien-pensants de chez nous.

Dans la mondialisation, la nation est perçue comme le dernier rempart contre les assauts du néolibéralisme, le démantèlement des systèmes sociaux, la concurrence des travailleurs par la moins-disance salariale. Pour ces raisons, même un fossile comme le front parait rajeuni et protecteur, notamment dans les milieux populaires. On passe d’un pouvoir fort à un autre pouvoir fort, sans passer par la gauche bourgeoise. D’une certaine manière, après avoir mangé la droite sur sa droite et même obligé Sarkozy à dépasser par des actes ce qui était verbal et parodique, il pourrait bien menacer la gauche, notamment si elle présentait « le candidat du FMI » aux élections présidentielles. Il a même pu se permettre de venir à Argenteuil sur le lieu mythique de la dalle, ayant perçu que même dans les milieux défavorisés, son discours, une fois réajusté, pouvait passer. On retrouve cet étonnement lié à cette divine surprise, comme le soir du débat avec Malek Boutih, et le vieux tribun maurassien devint le tribun de la plèbe.

Le poids de la mondialisation, et d’une bureaucratie destinée à l’imposer aux peuples, dont malheureusement l’union européenne, lui ont procuré une étonnante source de jouvence.

Written by Le blog de Jean Trito

29 octobre 2010 at 09:18

Le comique en politique

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La place du comique a longtemps été tenue par fau Georges Marchais, tous les étudiants se souviennent qu’en ce temps là, les salles de télé communes étaient combles pour assister à ses prestations. Puis Le Pen a repris le rôle en le matinant de coluchisme. Il faisait même payer l’entrée à son spectacle, se considérant sans doute comme un show-man. Personne ne semble avoir remarqué que le leader du MEDEF, insensiblement s’est revêtu d’un tel habit. Cela a commencé avec EA Seillière, puis avec L Parisot. Gauthier-Sauvagnac n’a pas été mal non plus. Relisez leur texte, le talent comique y est évident. Peut-être devant une cause difficile à défendre, jouent-ils de la provocation grotesque pour mettre les rieurs de leur côté. Mais il semble que chacune de leur intervention revêtent ces habits un peu ubuesque pour avoir un impact en com, être reprises par les medias, ne pas passer inaperçue. On devrait faire une étude sur le comique en politique, il est à prendre au sérieux ; il est plus puissant que la langue de bois, dont le but est d’être sans message inattendu, le comique cherche à faire passer l’inacceptable.

Written by Le blog de Jean Trito

9 septembre 2010 at 20:01