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un regard sur le monde

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Comment faire sa propre promotion ?

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J’ai déjà installé ce livre en bannière de ce blog, mais il s’agit de surexposer l’oeil du lecteur, pour qu’il conserve en mémoire cette image et créer un souvenir voire un manque. J’ai réuni les articles de mon blog en 2011 en livre, parce que c’est possible, et que je n’ai aucune garantie que la plateforme wordpress les conservera longtemps, comme il en advenu pour vox, qui a disparu du jour au lendemain.

Comment faire sa promotion soi-même, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose d’un peu ridicule, pour quelqu’un d’inconnu, et dont les écrits ont connu une diffusion inespérée via ce blog. Je ne dispose que de mes propres moyens pour transformer mon blog en chambre d’échos, sans même le recours de blogs comparses entre lesquels nous pourrions nous renvoyer l’ascenseur.

Ecrire est prestigieux en France, ce vieux pays littéraire, mais si prestigieux, que toute tentative d’écrire est vite tournée en ridicule, comme une prétention et une suffisance, et surtout personne n’est prophète chez lui, la distance est nécessaire à l’écriture, on ne peut exister à la fois en chair et en os, et sous forme de texte pour les mêmes personnes.

Si vous souhaitez conserver un souvenir (éternel ?) de mes articles, c’est donc possible pour un prix modique, au prix d’un livre de poche. Je ne sais comment vieilliront ces textes, si leur acuité augmentera ou diminuera avec le temps, je sais qu’ils m’appartiennent, que c’est l’une des premières matérialisations de questions et d’interrogations qui m’ont hanté longtemps, sans que je n’ai jamais eu aucun moyen de les coucher sur le papier et de les faire lire avant internet, car ce moyen n’existait pas.

Ils sont des millions à écrire en France, comme je le fais, et ces écrits resteront-ils en deçà de bien des paroles ? s’envoleront-ils encore plus vite et disparaitront-ils dans l’insignifiance des choses qui ne restent pas ?

C’est vrai, c’est une prétention d’écrire, mais c’est peut-être une erreur de ne pas le faire, de ne pas au moins essayer, de tirer sa substantifique moelle, ce que l’on a compris, ce que l’on a appris pour l’offrir en partage, un partage peut-être ingrat, mais il ne faut pas garder pour soi ce qui peut nous dépasser. Oui, dépasser le quotidien, notre propre vie, notre entourage immédiat, c’est le miracle de l’écrit.

Written by Le blog de Jean Trito

4 janvier 2012 at 21:14

la créativité malgré le collectif et les exemples conformistes du commerce culturel

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Le tout est plus que la somme des parties, axiome bien connu, mais l’inverse, tout aussi vrai, est bien moins connu. Il y a dans toute organisation collective un plus, mais aussi un moins pour chacune des parties prenantes, parce que l’on restreint aussi sa capacité de créativité au bénéfice de l’unité collective.

N’est-ce pas un problème de notre temps, d’ailleurs, le sentiment bien partagé de sacrifier une partie de soi-même, de rogner ses capacités, leur expression, pour rester dans la roue. A l’intérieur de n’importe quelle contrainte on se ménage un espace de liberté, de création, même modeste, sans cela, l’on ne pourrait trouver de sens à son activité. Pouvoir exprimer, pouvoir faire du nouveau, pouvoir agencer différemment les choses, c’est une aspiration qui transparait à travers les activités ludiques de notre époque. N’importe qui se rendra compte qu’une partie des romans lui tombent des mains, qu’il a le sentiment de pouvoir faire mieux, moins tout-petit-bourgeois, qu’il a des choses plus essentielles à dire. Est-ce que le roman actuel a pour but d’exprimer ce qui se tient derrière les choses, de les remettre en question, ou de nous enfoncer davantage dans ce qui est la conformité publicitaire.

Tant de gens sans moyens et relations sociales se disent cela, que c’est une part de l’explication du succès des blogs, ces lieux de littérature moderne à taille réduite où l’on peut toucher un public choisi, restreint, et inconnu. Le blog est la vraie littérature de notre temps, un jaillissement plein de divines surprises, de ce que les vrais gens pensent, et qui ne disposait pas d’espace pour exister. Qu’ils sont longs ces trajets de banlieue, où l’on est plus serré qu’il ne serait légal s’il s’agissait de bêtes à cornes, parmi les conversations inutiles au téléphone portable, d’une banalité plus banale que l’essence du concept de banalité lui-même. C’est dans cette ambiance compressée, que l’on songe à laisser son esprit fonctionner à plein, par associations d’idées, par évasion réactive, et que l’on prépare la littérature du pauvre d’aujourd’hui, comme il existe un art pauvre.

L’entassement dérisoire, qui emprisonne le corps, libère l’esprit.

Written by Le blog de Jean Trito

20 septembre 2011 at 22:17

Le drame de l’affluence sur un blog

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Pour obtenir de l’affluence sur un blog, il existe certains mots-clés : pour moi ce fut Bernard Tapie et Playmobil, mais je ne peux passer ma vie à en parler. Je ne suis pas certain de vouloir augmenter mon audience sur ces thèmes. De même, on peut augmenter le nombre de connexions par facebook et twitter, mais je n’ai pas envie non plus de m’exposer ainsi à tous les regards, et je n’ai pas besoin d’un grand nombre de lecteurs, dont la majorité ne seraient pas réceptifs, pris dans un zapping infernal. Je ne sais pas si facebook sert à grand chose, il est sans discrétion, les conversations ne me semblent pas approfondies, son créateur ressemble à un neuneu immature et irresponsable. Le blog est né de la difficulté de trouver des interlocuteurs sur un sujet donné dans son entourage immédiat, de la possibilité d’échanger sur un créneau parfois assez réduit, comme ces gens atteints d’une maladie rare qui découvrent des cas comparables dans un service spécialisé. Il est possible d’avoir un style de vie en pleine lumière, constamment sous un regard des autres que l’on cherche à capter davantage pour accroitre sa visibilité. Ce n’est pas mon objet, il est déjà difficile de trouver les mots pour exprimer ce que l’on ressent, qui n’a pas forcément été ressenti par une génération antérieure ou ultérieure. Ecrire est difficile, les gens imaginent toujours qu’il suffit d’aligner des mots, alors que les hommes politiques rémunèrent un staff pour le faire. Je crois que le bouche à oreille est lent, mais qu’il ne faut surtout pas le forcer, par des moyens plus artificiels, c’est un travail de boule de neige.

Written by Le blog de Jean Trito

20 novembre 2010 at 15:20

Publié dans internet

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