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Archive for janvier 12th, 2017

Le trou de la sécu, l’invention d’un problème

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Il est certains débats fallacieux qui occupe l’espace public, destiné à nous pousser vers de fausses solutions, inspirées par des intérêts privés. L’un de ces serpents de mer est le « trou de la sécu » qui est un argument efficace, non parce qu’il est juste mais parce qu’il est présenté comme une question de « bon sens », comme si la sécu était une quelconque boutique.. Il s’agit en gros d’un besoin de financement mineur d’un système de santé publique fondé sur les cotisations, et donc le coût pour l’Etat de ce système, raisonnable en regard de son importance budgétaire, et de ce qu’il apporte.

L’invention du « trou de la sécu » devrait être mise en regard d’autres « trous », si l’on devait exiger que toute action publique soit « en équilibre et rentable ». Imaginons que l’on demande au budget de la défense d’être en équilibre, alors que pour des raisons évidentes son « trou » est égal à la totalité du budget de la défense : faudrait-il exiger du ministre de la défense qu’il envahisse chaque année un pays pétrolier afin d’équilibrer ses recettes et ses dépenses ? de même l’éducation nationale, et plus encore l’enseignement privé : sait-on que cet enseignement bien mal nommé doit être à près de 95% en déficit selon les critères appliqués à la sécu, et qu’il faudrait fortement augmenter la participation des parents, eeut-être la multiplier par dix ou vingt pour « équilibrer ce régime  » ?

Il suffit de mal poser un problème, pour qu’il en devienne un, et lui proposer de fausses solutions.

 

Written by Le blog de Jean Trito

12 janvier 2017 at 07:35

La grande contradiction de la repentance

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Notée par Jean-Claude Michea dans son dernier livre : Christine Taubira peut à la fois expliquer que nous sommes un peuple métissé, que nous sommes tous métissés, qu’il n’y a plus de français de souche en nous, mais que nous devons faire repentance en tant que français au titre des crimes du passé, comme s’il n’y avait aucune rupture entre le passé et nous, ou comme si nous étions tous les descendants des gens concernés de l’époque. Ces deux arguments s’excluent mutuellement, et il est amusant que l’essayiste noté ce qui serait sinon passé inaperçu. Mais après tout, c’est aussi une manière d’expliquer que l’on doit aussi se sentir coupable d’actes que l’on n’a pas commis.

Written by Le blog de Jean Trito

12 janvier 2017 at 07:24