triton95

un regard sur le monde

Comment faire sa propre promotion ?

with one comment


J’ai déjà installé ce livre en bannière de ce blog, mais il s’agit de surexposer l’oeil du lecteur, pour qu’il conserve en mémoire cette image et créer un souvenir voire un manque. J’ai réuni les articles de mon blog en 2011 en livre, parce que c’est possible, et que je n’ai aucune garantie que la plateforme wordpress les conservera longtemps, comme il en advenu pour vox, qui a disparu du jour au lendemain.

Comment faire sa promotion soi-même, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose d’un peu ridicule, pour quelqu’un d’inconnu, et dont les écrits ont connu une diffusion inespérée via ce blog. Je ne dispose que de mes propres moyens pour transformer mon blog en chambre d’échos, sans même le recours de blogs comparses entre lesquels nous pourrions nous renvoyer l’ascenseur.

Ecrire est prestigieux en France, ce vieux pays littéraire, mais si prestigieux, que toute tentative d’écrire est vite tournée en ridicule, comme une prétention et une suffisance, et surtout personne n’est prophète chez lui, la distance est nécessaire à l’écriture, on ne peut exister à la fois en chair et en os, et sous forme de texte pour les mêmes personnes.

Si vous souhaitez conserver un souvenir (éternel ?) de mes articles, c’est donc possible pour un prix modique, au prix d’un livre de poche. Je ne sais comment vieilliront ces textes, si leur acuité augmentera ou diminuera avec le temps, je sais qu’ils m’appartiennent, que c’est l’une des premières matérialisations de questions et d’interrogations qui m’ont hanté longtemps, sans que je n’ai jamais eu aucun moyen de les coucher sur le papier et de les faire lire avant internet, car ce moyen n’existait pas.

Ils sont des millions à écrire en France, comme je le fais, et ces écrits resteront-ils en deçà de bien des paroles ? s’envoleront-ils encore plus vite et disparaitront-ils dans l’insignifiance des choses qui ne restent pas ?

C’est vrai, c’est une prétention d’écrire, mais c’est peut-être une erreur de ne pas le faire, de ne pas au moins essayer, de tirer sa substantifique moelle, ce que l’on a compris, ce que l’on a appris pour l’offrir en partage, un partage peut-être ingrat, mais il ne faut pas garder pour soi ce qui peut nous dépasser. Oui, dépasser le quotidien, notre propre vie, notre entourage immédiat, c’est le miracle de l’écrit.

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Written by Le blog de Jean Trito

4 janvier 2012 à 21:14

Une Réponse

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  1. Comme ceci est une bonne idée que je devrais peut-être développer de mon côté un de ses 4. 😉

    denisegirardsoupir

    14 janvier 2012 at 20:59


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