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un regard sur le monde

Il faut retraduire d’urgence « city of new Orleans »

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Roch Voisine essaie de ménager la chèvre et le chou, en reprenant cette fabuleuse chanson de Steve Goodmann, et en intercalant les paroles obligatoires et ridicules que Joe Dassin a osé y déposer comme une prétendue traduction.

Dans cet « hommage » il rend ainsi plus absurde la version française, qui joue dix divisions en deça de l’originale. Malheureusement, en raison des droits d’auteur attachés à la première traduction, il n’est pas possible de retraduire « city of new Orleans » et de lui restituer sa beauté.

Le traducteur a verrouillé tout droit à une nouvelle traduction, quand on nous dit que les droits d’auteur protègent la création, laissez-moi rire. Personne ne pourra chanter en français une version correcte de cette grande chanson américaine, que Steve Goodman chantait salopette, et Joe Dassin en costume à paillettes.
Graeme Allwright aurait pu nous rendre la vraie voix de l’amérique, avec son respect scrupuleux des auteurs, mais ce n’est pas encore notre génération qui pourra bénéficier d’une telle nouvelle interprétation. On devrait se lancer un défi sur le net : retraduire cette chanson, et comparer nos versions. Je me suis même demandé si je n’allais pas le faire moi-même, malgré mon manque de talent et de connaissance approfondie de l’anglais, car il pratiquement impossible de faire pire que la version actuelle et « protégée par les droits d’auteur » (sic).

Riding on the City of New Orleans,
Illinois Central Monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders,
Three conductors and twenty-five sacks of mail.
All along the southbound odyssey
The train pulls out at Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields.
Passin’ trains that have no names,
Freight yards full of old black men
And the graveyards of the rusted automobiles.

Good morning America how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l’amour fait place au quotidien
On n’était pas fait pour vivre ensemble
Ça n’suffit pas de toujours s’aimer bien
C’est drôle, hier, on s’ennuyait
Et c’est à peine si l’on trouvait
Des mots pour se parler du mauvais temps
Et maintenant qu’il faut partir
On a cent mille choses à dire
Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps

On s’est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelques fois se passent un peu trop bien

On s’est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

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Written by Le blog de Jean Trito

6 décembre 2011 à 22:09

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