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un regard sur le monde

Archive for juin 2010

La France selon le grand Nicolas

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« Le Français, il cache ce qu'il a. Même s'il pouvait montrer plus, il cacherait. Moi, ce n'est pas ma mentalité. Non pas que je cherche à me montrer. Mais quand tu es joueur de foot, que tu as rêvé de t'acheter une belle voiture, une belle maison, tu le fais. »

Anelka, qui « aimerait bien habiter en France », juge que ce n'est « pas possible » :

« On sait pourquoi, niveau fiscalité. […] Je ne veux pas jouer au foot et payer aux impôts 50% de ce que je gagne. L'argent que j'ai, il est pour mes enfants. Si je peux leur offrir quelque chose, je le ferai là où il n'y a pas de fiscalité […]. Si certains sont choqués tant pis. Mais la France, c'est un pays hypocrite. »

Anelka a dû rater l'épisode du bouclier fiscal, mais passons.

extrait du blog de Philippe Marlière

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24 juin 2010 at 07:14

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Un article prémonitoire de Laurent Mauduit en 2005

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Je ne sais si vous aviez remarqué cet article, mais une grande analyse sur le fonctionnement de l'Etat

analyse

Réflexions iconoclastes sur le budget et les impôts, par Laurent Mauduit
LE MONDE | 27.09.05 | 13h33  •  Mis à jour le 27.09.05 | 13h33

N'est-il pas temps de remettre en question la politique de baisse des impôts conduite depuis bientôt vingt ans, en France, par la droite aussi bien que par la gauche ? Alors que le conseil des ministres examine, mercredi 28 septembre, le projet de loi de finances pour 2006, on peut en prendre le pari : nul ne soulèvera cette question iconoclaste, pourtant au coeur des contradictions dans lesquelles se trouvent prises les finances publiques.

Dans le cas de la droite, toutes sensibilités confondues, on devine sans peine pourquoi elle est taboue : les baisses d'impôts constituent la pierre angulaire de sa politique économique. Qui ne connaît le raisonnement ? L'Etat dépense trop ; il faut donc réduire son train de vie ; ce qui permettra de redonner du pouvoir d'achat aux Français en allégeant leurs prélèvements, et de stimuler ainsi le dynamisme et la compétitivité de l'économie.

Quant à la gauche, elle critique les nouvelles baisses d'impôts annoncées par Dominique de Villepin, mais plus à cause des modalités retenues – ­ qui avantagent les hauts revenus ­ – que pour une question de principe. Car, sur le fond, les socialistes défendent depuis longtemps un cocktail budgétaire similaire – ­ même si le dosage peut être différent – , associant réduction des dépenses de l'Etat et baisse des impôts. Pourtant, à y regarder de plus près, on comprend vite que ce consensus perd de plus en plus de sa pertinence et que le moment est venu sinon de le remettre en question, du moins d'en débattre. Sauf à accepter que la politique budgétaire s'englue dans une impasse.

Première interrogation provocatrice, mais dont il devient difficile de faire l'économie : est-il ainsi exact que l'Etat dépense toujours davantage et qu'il est prioritaire de le mettre à la diète ?

On connaît la réponse, la plus souvent assénée dans les débats publics : évidemment oui, l'Etat fait, si l'on peut dire, du "gras" puisque la dépense publique est passée de 44,7 % du produit intérieur brut (PIB), en 1978, à 54,7 %, en 2003. N'est-ce donc pas l'indice incontestable d'un Etat devenu obèse, puisqu'il absorbe plus de la moitié des richesses produites.

Et pourtant, non ! Car si les dépenses publiques augmentent effectivement, c'est sous le coup de l'envolée de celles liées à la protection sociale (de 18,9 % du PIB à 25,2 % au cours de la même période). Si l'on s'en tient aux seules dépenses de l'Etat, il n'y a aucune progression. Atteignant 22,1 % du PIB en 1978, les dépenses de l'Etat sont restées quasi étales les vingt-cinq ans suivants, pour se situer à 22,8 % en 2003.

On peut donc défendre le modèle social français et faire valoir que le vieillissement démographique et l'amélioration des techniques médicales justifient qu'il coûte de plus en plus cher. Ou alors, on peut s'inquiéter de cette dérive et plaider pour des réformes énergiques. Mais il faut, dans tous les cas, admettre que c'est là un autre débat. Et que les dépenses strictement engagées par l'Etat ne sont pas en cause. On observe d'ailleurs que la plupart des grands pays de l'OCDE ont des taux de dépenses de l'Etat assez voisins de la France, autour de cette barre de 22 % du PIB.

Deuxième série de questions, impossibles à éluder : pendant combien de temps sera-t-il encore possible de baisser les impôts ? Y a-t-il une limite à ne pas dépasser ­ – sauf à prendre le risque de mettre en cause certaines des missions de l'Etat ? Personne n'ose aborder le débat de front. Il est pourtant décisif.

Car depuis deux décennies, chaque gouvernement y a été de ses baisses d'impôt. De1986 à aujourd'hui, tous les prélèvements ont été réduits. De la TVA à l'impôt sur le revenu en passant par la fiscalité de l'épargne, les taxes d'habitation et professionnelle ou l'impôt sur les sociétés, les plans d'allégement se sont succédé à marche forcée. Et s'il y a eu un impôt nouveau, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), rétabli en 1988, pour le reste, la France n'a connu qu'une rafale de baisses.

Dans les débats publics, cette réalité est, certes, tout autant contestée. Le plus souvent, un seul chiffre est évoqué : celui qui atteste de l'envolée des prélèvements obligatoires. Qui ne connaît la tendance, rappelée à l'envi ? De 35,1 % du PIB en 1970, ces prélèvements sont progressivement passés à 43,8 % en 2003. Preuve irréfutable que l'Etat prélèverait toujours plus, pour dépenser aussi… toujours plus ! Là encore, la démonstration est entachée de mauvaise foi. Sur la période considérée, ce sont les prélèvements sociaux (CSG comprise à partir de 1991) qui ont progressé (de 13,1 % du PIB à 21,8 %), expliquant la dérive des ponctions obligatoires. Mais si l'on s'en tient au seul périmètre de l'Etat, le constat est inversé : le poids des prélèvements s'est très nettement allégé à cause des mesures de transferts, liés à la décentralisation. Mais aussi à cause, précisément, de la politique continue de baisse des impôts.

A preuve, la part des prélèvements de l'Etat a, ainsi, chuté de 18,4 % du PIB en 1970 à 15,6 % en 2003. Soit une baisse spectaculaire équivalente à 2,8 points de PIB. Sur la même période, le poids de la TVA a ainsi été allégé d'un montant équivalent à 1,7 point de PIB et l'impôt sur le revenu de 0,3 point (et même de 1,3 point si l'on prend non plus 1970 mais 1981 pour année de référence).

Cette diminution de 2,8 points de PIB des prélèvements d'Etat laisse perplexe. A-t-on relevé que ce chiffre colossal, qui équivaut à plus de 43 milliards d'euros, est voisin du déficit que l'Etat a enregistré cette même année 2003, soit 2,9 % du PIB. Il ne s'agit pas d'en conclure que sans les baisses d'impôts décidées au cours des deux dernières décennies, le budget de l'Etat serait aujourd'hui à l'équilibre. Le raisonnement serait absurde : dans une économie mondialisée, la France ne pouvait pas se tenir à l'écart de la vague du "moins d'Etat" et du "moins d'impôt" qui a commencé à déferler dans le courant des années 1980, sauf à perdre, comme on dit maintenant, de son "attractivité".

La similitude des deux chiffres incite, tout de même, à se poser une cascade de questions : la France peut-elle encore longtemps continuer à conduire à crédit une politique de baisse des impôts ? L'interrogation concerne au premier chef Dominique de Villepin qui a choisi d'annoncer une nouvelle réforme de l'impôt sur le revenu pour 2007, sans révéler, dans le même temps, les conditions de son financement. Ce qui laisse à penser que ces cadeaux fiscaux alourdiront encore un peu plus les déficits de l'Etat, et en bout de course, la dette.

Autre interrogation, plus profonde celle-là : après deux décennies de baisse des impôts (parfois sur fond de populisme antifiscal), la gauche et la droite ne devront-elles pas se préparer à un combat autrement plus difficile : recommencer à défendre auprès de l'opinion la fonction citoyenne de l'impôt ?

En tout cas, la politique budgétaire française semble arriver à un tournant de son histoire. Longtemps, Jacques Chirac a pu populariser la fameuse équation de l'économiste américain Arthur Laffer, en usant du slogan : "Trop d'impôt tue l'impôt." Mais aujourd'hui, l'équation est en train de s'inverser ; et c'est un nouveau slogan qu'il faudrait inventer : "Trop de baisse d'impôt tue l'impôt" ….. et creuse le déficit.

Mais comme cette évidence n'est pas bonne à dire, le ministère des finances use de stratagèmes dont il a le secret, en affichant un budget pour 2006 dont la sincérité est douteuse, adossé à des prévisions de déficits publics très nettement enjolivées…

Laurent Mauduit
Article paru dans l'édition du 28.09.05

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24 juin 2010 at 06:24

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La Cour des comptes : un conseil subtil

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La Cour des comptes s'alarme de la situation financière française, et surtout elle glisse cette remarque importante qui est le point d'articulation de son rapport et son analyse clef :

"Il est nécessaire d’atteindre ce résultat par les mesures de hausse des prélèvements et de baisse des dépenses qui correspondent à un véritable effort structurel”, avance-t-elle. Elle souligne toutefois que, “compte tenu de l’urgence, c’est sur les recettes qu’il ne faut pas hésiter à jouer dès à présent”, car “il est plus difficile d’infléchir rapidement la courbe des dépenses”.

Comme avec Reagan, les problèmes viennent de l'insuffisance de recettes, pour utiliser un doux euphémisme. On a développé l'embusquement fiscal dans un pays en difficulté. Sarko paie son bouclier fiscal qui devient sans jeu de mots l'obstacle à toute résolution des difficultés françaises. Il est impossible de faire peser sur les français un effort mal partagé, dans un contexte bling bling d'augmentation des inégalités.

Curieusement, le Figaro n'a pas noté ce point fondamental du rapport, peut-être aurait-il besoin d'un bon connaisseur du style de la Cour des comptes ?

Il faut noter que Lambert, l'autre comparse de Migaud qui dirige la Cour des comptes, mais à l'UMP, est furieux contre Sarkozy.

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23 juin 2010 at 20:39

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Les priorités du gouvernement, le jeu à défaut de pain.

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J'ai cru halluciner quand j'ai découvert le programme du gouvernement en pleine crise sociale et financière ! Du coup, j'ai décidé de faire grève demain. Soit le gouvernement s'est coupé des réalités, soit Sarko inaugure les Chrysanthèmes et ne joue plus aucun rôle. Pourquoi se Domenechiser, alors que personne ne lui reproche la défaite des footeux, et on ne l'a pas élu pour remplacer la FFF. A moins qu'il ne soit très proche de cetté équipe bling-bling. Certains pensent que cela permettra à TF1 de faire les gros titres sur ce sujet et non sur les manifestations. On peut aussi imaginer qu'il a été écarté par ceux qui l'ont fait accéder au pouvoir, et remplace dans les faits par Fillon, Woerth, et Guéant, qui chose hallucinante annonce les projets budgétaires du gouvernement devant les milieux financiers anglo-saxons, et non la représentation nationale. Aujourd'hui j'ai compris à quel point le gouvernement avait perdu le sens des réalités.

Mondial: une réunion autour de Sarkozy

AFP
23/06/2010 | Mise à jour : 12:37
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Une "réunion de travail" sur la débâcle des Bleus au Mondial se tiendra cet après-midi autour de Nicolas Sarkozy en présence de François Fillon, Roselyne Bachelot et Rama Yade, a annoncé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel après le Conseil des ministres. Nicolas Sarkozy a évoqué mercredi matin la déroute de l'équipe de France devant le gouvernement en indiquant qu'il "souhaitait que les décisions soient prises calmement, avec recul", a ajouté Luc Chatel.

Nicolas Sarkozy doit aussi recevoir demain matin à 10h30 l'attaquant Thierry Henry, "à sa demande", a indiqué l'Elysée, confirmant une information de la radio RMC.  Les deux hommes ont prévu de se parler en tête-à-tête pendant une heure environ.

L’attaquant du FC Barcelone repartira aussitôt en Catalogne avant de se rendre sur son lieu de vacances. Henry a ensuite prévu de finaliser son transfert avec la franchise américaine de MLS (Major League Soccer), les New-York Red Bulls.

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23 juin 2010 at 17:41

certains voxeurs s’excluent d’eux-mêmes

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Pourquoi il faut éliminer certains voxeurs, dont l'ego a dévoré l'esprit. Qu'en pensez-vous ?

"Khosrow&Shirin

Blog|Profil|22 juin 10 03:11

Il…

…faudra faire gaffe à ce que tu postes désormais et viser l'exactitude sans quoi chacune de tes tentatives de réflexion sera passée au crible et retranscrite sur mon propre blog . Je me ferai un malin plaisir à en pointer chaque inexactitude, maladresse, approximation et, comme il ne m'a pas échappé que tu aimes te faire reluire en voxant également dans les groupes, je prendrai soin de m'inscrire dans les mêmes ! Je ne te passerai rien! Et comme je suis plus fine que toi dans l'ensemble, ce sera du gâteau ! Autre chose, je me fous de ta raison sociale ! Alors, tu m'excuseras pour le tutoiement, pépère, mais en perdant toute crédibilité, tu as perdu également tout droit au respect !

C'est la guerre ! ;-)"

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22 juin 2010 at 04:44

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Le statut du fonctionnaire

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J'ai eu un  peu de mal à lire ce Rosanvallon, peut-être parce qu'il me semble prendre trop de temps pour dire les choses et est parfois un peu flou, et dans un style un peu universitaire pour moi, j'ai besoin d'un style un tout petit plus percutant. Il contient d'utiles analyses sur la légitimité, l'impartialité. Celle qui concerne la nécessité de différentes sources de légitimité pour le fonctionnement de l'Etat est intéressante, il explique la différence de légitimité entre l'élu, dont la légitimité est fondée sur l'élection, et celle du fonctionnaire sur le concours, le mérite. Le fonctionnaire n'est pas un employé du politique, aujourd'hui que l'on voudrait en simple contractuel, en lui faisant perdre son fondement républicain. Cette dimension est de plus en plus occultée, le fait que sa légitimité soit tout aussi importante que celle de l'élu. , qu'il doive défendre un sens du service public que l'élu peut oublier. L'élection ne donne pas tous les droits, la légitimité est à prouver tous les jours, et le mode de recrutement des serviteurs de l'Etat ne se comprend que comme un complément à l'élection. La lutte de certains politiques contre les fonctionnaires ne se comprend que comme la volonté d'éliminer un contre-pouvoir.

Je note cette idée, que nous sommes chacun à tour de rôle dans la minorité, donc représenter la minorité est la condition pour représenter tout le peuple. Rosanvallon est un grand penseur des institutions, de la représentation et du fonctionnement de l'Etat, et par sa culture historique nous aide à comprendre l'origine et la construction de certaines situations. J'ai préféré sa série d'ouvrages sur la société, cette série sur les institutions me semble un peu tiède à la lecture, même si je n'en critique pas l'intelligence et la finesse.

Rosanvallon débat avec Guaino

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20 juin 2010 at 12:19

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Font et Val, et leur oeuvre satirique

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20 juin 2010 at 11:20

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