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Argenteuil, le mai des artistes

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Chaque année, la ville d’Argenteuil permet aux artistes d’exposer et d’ouvrir leurs ateliers. Cette année, Zsuzsa Farkas investit la chapelle romane Saint-Jean Baptiste pour y installer un jeu de miroirs. Serge Elphège présente un système complexe de vitraux qui nous exprime la ville, ses complexités, ses douleurs.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

18 mai 2012 à 18:18

Mon projet de monument pour Argenteuil

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Si Carla Bruni va incarner une ouvrière statufiée à Nogent sur Marne, sur une idée de son maire, Jacques Martin, qui, quel hasard, porte le nom et le prénom de son ex et regretté mari, pourquoi ne pas construire un tel monument à Argentauil ?

Si Carla est une ouvrière, Nicolas peut bien jouer le rôle du petit Jésus, sur les genoux de Angela (=ange ?). J’espère que la mairie va retenir mon projet, et on viendra surement le voir de loin.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

14 février 2012 à 07:19

Argenteuil, la polémique de la place Jean Eurieult

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Le centre ancien d’Argenteuil est en pleine restauration. Ainsi, le parvis de la basilique Saint-Denis, qui conserve la tunique du Christ, est en chantier. Une polémique est née concernant l’abattage des arbres, qui vont pourtant être remplacés par de jeunes pousses.

Tout argument est bon en politique, même de jouer sur le syndrome d’Idefix, sur l’affectif, mais la gestion ne peut s’arrêter aux idées d’Idefix. Il me semble qu’il suffisait de consulter le projet pour savoir que ces arbres allaient être abattus, on ressert froid ce que l’on n’a pas vu chaud en quelque sorte.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

11 février 2012 à 12:55

Le lettre au père Noël adressée au maire d’Argenteuil

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La maire d’Argenteuil a organisé un “chat” sur le site de la ville, dont les dialogues ont été mis en ligne. Les questions posées sont pour le moins inattendues pour une ville pauvre, où des familles vivent “avec quelques euros par semaine”. En fait, on a même le sentiment que les seules préoccupations exprimées sont des préoccupations très “classe moyenne”, au sens anglais et non américain.


Franck T : S’agissant du commerce en Centre ville, est-il prévu d’installer des enseignes proposant des produits de qualité, et non uniquement des produits bas de gamme notamment dans les secteurs de l’habillement et de l’ameublement ? Saluons les efforts faits par la Ville pour l’installation de commerces de bouches et de restaurant
Samuel : Est il prévu des magasins type « Coffea », c’est le seul comme ça dans le centre.
Martine : Pourquoi est-ce qu’il y a aussi peu de restaurants dans la ville ?
momo : Les commerces en bas de ma rue son vraiment bas de gamme. Est-il prévu d’ouvrir des magasins de marques ?
Guillaume G : Bonjour. Est-que qu’il ne faudrait pas aménager les berges pour en faire un lieu de promenade avec des jeux pour enfants?
Ibtissam : On n’a pas de jardin pour aller bronzer avec mes copines le week-end en été. C’est nul ! On est obligé d’aller sur Paris !

Rédigé par Le blog de Jean Trito

24 novembre 2011 à 22:18

Coffea devient le “coeur battant” d’Argenteuil

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“Ce café, situé à côté de la librairie “le presse-papier” est devenu le coeur battant d’Argenteuil, qui n’offre aucun autre café de cette qualité. Il manquait un endroit où s’asseoir dans un beau décor, pouvoir savourer un café agréablement servi, et y lire ou y discuter. C’est le charme du café parisien implanté en plein centre d’une ville en pleine rénovation, qui veut développer un nouvel art de vivre. “

Ce qui manquait à Argenteuil, c’était un café dans le style parisien, un endroit agréable, où les classes moyennes peuvent venir, s’asseoir, discuter, un lieu de rendez-vous, qui puisse aussi accueillir les femmes. La politique de la mairie est d’accueillir ces classes moyennes chassées par le prix de l’immobilier parisien, et de leur offrir un cadre, et un centre-ville où elles puissent sortir. Il était inconcevable que l’on doit se rendre à Paris pour trouver un café présentable. Les cafés existants ne pouvaient accueillir cette clientèle, trop populaires, trop loin du charme du vrai café de la capitale. Bizarrement, c’est un café de la chaîne Coffea qui est en train de remplir cette fonction. On y croise maintenant le maire, et des gens qui aspirent à un autre Argenteuil, une autre fréquentation. Je ne comprends pas que quelqu’un n’ait pas perçu ce besoin plus tôt, tant il était criant. Il manque encore quelques restaurants de cuisine française, et le centre deviendra fréquentable par certaines fractions de la population qui, semble-t-il, restent plutôt dans leurs pavillons, et que l’on ne voit pas aux terrasses des cafés actuels.

On a besoin de très peu de choses dans la vie, et peut être plus de tous ces objets techniques que l’on nous incite à acquérir, avec des gens qui ne communiquent qu’à travers eux, ce que je fais aussi, parce que rien n’existe à côté.

Je ne crois pas à l’avenir de ces immenses zones pavillonnaires, mais à la revitalisation des centres-villes, véritable coeur de la société, qu’il faut rendre plus agréables, plus conviviaux, et qu’une promenade y soit un spectacle vivant, comme dans une nouvelle de Scott Fitzgerald.

Je note aussi quelques remarques acerbes.
voici ce qu’on lit sur le site de la droite argenteuillaise

“Le 08/05/2011 à 21:44:08 par sherlock à argenteuil
Il se dit que l’appartement du gerant de Cofea a été racheté fort opportunément par AB habitat , et que ce monsieur a obtenu dans la foulée un appartement de AB habitat, presidé par M. Doucet. Cela explique qu’il peut lui offrir un café de temps en temps, non ?
on publiera le dementi si necessaire, Monsieur Doucet. on attend.”

Rédigé par Le blog de Jean Trito

29 octobre 2011 à 14:37

Le grand projet de la ville d’Argenteuil pour son coeur historique

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La mairie organise de loin en loin une visite guidée présentant ses projets. On se rend compte qu’il serait dommage de consacrer du temps à s’informer sur le reste du monde et ne pas savoir ce qui se trame à sa porte. J’ai donc visité l’exposition consacrée aux trésors archéologiques trouvés lors des fouilles de l’abbaye qui abrita jadis Héloïse.

La ville veut remplacer un parking situé rue Laugier (un ancien graveur qui laissa son nom) en une résidence écologique. Il y eut les inévitables qui sont intervenus pour s’inquiéter de leur voiture, où la garer, comment rouler dans ces rues étroites. On leur fit comprendre bien vite que la voiture urbaine avait fait long feu, et que l’on ne pouvait plus réserver autant d’espace public et à profusion à la voiture individuelle. C’est courageux de répondre ainsi, je connais trop de mecs qui ne parlent que de leur voiture, qui est au centre de leur vie manifestement.

Pour le coeur historique, autour de la basilique où la devise républicaine s’affiche au-dessus des statues d’Abélard et Héloïse, il est prévu de refaire le parvis, l’éclairage, de virer le parking qui jure avec le site et d’améliorer l’éclairage.

L’abbaye devrait être enfin accessible au public, une passerelle permettra de surplomber le jardin, la chapelle Saint-Jean sera mise en valeur et le coin fortement piétonisé, la circulation réduite, ce qui est contradictoire avec l’affluence liée au marché, à moins que l’on préserve le coin. La voiture n’est pas en odeur de sainteté, il s’agit d’en réduire la prégnance, elle ne correspond plus au souhait de réhumaniser, d’embellir nos centres-villes. La voiture et la ville de l’avenir, plus agréable, sont incompatibles. Il y a d’une part le poids des thèmes écologiques, et d’autre part la prise de conscience d’une génération pour qui elle représente de plus en plus une nuisance, et une casse des relations sociales, comme la télévision.

La ville va donc mettre en valeur ce qui est irremplaçable, le patrimoine, les racines urbaines. C’est aussi ma conception des choses, il est important de pouvoir se promener dans sa ville, d’y conserver des espaces de beauté, et de détente, des endroits où l’on peut s’arrêter, lire, regarder.

Près de la cave dimière, un restaurant de cuisine française va ouvrir, afin de permettre aux gens “d’aller au restaurant après le spectacle”, sauf que le cinéma, le figuier blanc, est quasiment vide. Il affiche plutôt du cinéma d’auteur, et ne propose pas de séance à 22 heures. On entend les commerçants alentour dénoncer l’ouverture d’une boutique qui ne sera pas halal, et se demandent qui donc pourra bien aller y manger.

Il ne faudrait pas que tous ces travaux aboutissent à une ville potemkine, loin de ses habitants, conforme à un idéal de population un peu bobo, mais qui ne viendrait pas l’habiter au final. J’ai lu les objectifs du maire, il souhaite recueillir et attirer des familles chassées de Paris, par le prix de l’immobilier, mais des classes moyennes, qui pourraient tirer la ville vers le haut, et apporter des demandes en termes culturels. Autour de moi j’entendais les gens se plaindre des kebabs, et autres magasins de bas de gamme. Il y a aussi que la ville manque du pouvoir d’achat qui permettrait aux commerces d’un meilleur niveau de devenir rentables. C’est un peu la version de gauche du slogan de l’ancien maire, Georges Mothron, “A Argenteuil, il faut un métissage mais par le haut”.

Aujourd’hui, j’ai aussi admiré le salon du modélisme, que de patience ont ces amateurs pour reconstituer ces bateaux, ces scènes de chantier, ou des machines agricoles à vapeur anciennes.

Le prix de l’immobilier en baisse à Argenteuil

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Ce matin, promenade du samedi dans Argenteuil, où je prends le pouls de la ville. Je jette un oeil distrait aux vitrines des très nombreuses agences immobilières de la ville, et je me rends compte tout de suite que les prix, notamment pour les maisons individuelles, ont baissé de près de 50 000 €. Les appartements curieusement restent chers, comme si la crise avait touché davantage les pavillons, source d’un plus fort endettement, et d’un surcroit de coûts de transport pour leurs habitants. L’économie nous enseigne dans sa première règle que la courbe de l’offre et de la demande se croisent au niveau du prix ; on a l’impression qu’il n’en est pas ainsi en matière d’immobilier, où la courbe de l’offre ne rencontre plus de demande, mais où l’affichage des prix n’en tirerait pas les conséquences.

Le malaise de la région parisienne, c’est qu’il est bien difficile d’y avoir une unité de vie, on travaille à une heure ou plus du premier logement dont le prix nous est accessible, ce qui éparpille la vie sur un territoire trop important. Socialement, on ne correspond pas à l’endroit qu’on habite, on n’y est rattaché que par les enfants lorsqu’ils vont à l’école, et des commerçants qui vous reconnaissent, mais on y bâtit. sur du sable, Ce n’est pas une fois adulte que l’on peut nouer des liens avec son quartier, que l’on peut y vivre véritablement alors que l’on est ailleurs de 8heures du matin à près de 20 heures, et que la fatigue nous tombe dessus le soir. Mon idéal urbain c’est une ville, pas une zone pavillonnaire, un endroit où l’on peut vivre et travailler, et ce et n’existe pas en région parisienne.J’ai le sentiment que les gens de la classe moyenne restent chez eux, ou habitent un pavillon, c’est comme si leur existence ne se manifestait guère dans la ville, et qu’on ne les aperçoit que pour certaines manifestations. La vraie ville, c’est celle avec laquelle on est en osmose, avant “la destruction du caractère”.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

8 octobre 2011 à 18:30

Argenteuil fête les vendanges

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Chaque année Argenteuil fête les vendanges sur le carré d'un hectare que la mairie a acquis pour perpétuer cette tradition.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

1 octobre 2011 à 23:23

Autour du lac d’Enghien

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Le ciel était sans nuages en ce jour d’avril, Enghien est une sorte de pélerinage où je me rends une ou deux fois par an pour accomplir une promenade traditionnelle, comme celle du tour du lac, entouré de belles demeures.Enghien, cité des courses et du Casino, est proche de Sarcelles, et cela montre à quel point l’ile-de-France est un patchwork où les zones riches sont justaposées aux zones plus pauvres.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

10 avril 2011 à 07:31

Argenteuil fait basculer le Val d’Oise à droite

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A Argenteuil, c’est le taux d’abstention qui détermine le résultat d’une élection. On l’a vu à la présidentielle, où les quartiers pauvres populaires ont voté massivement pour Ségolène Royal. Sinon, comme lors de cette cantonale, on comprend tout de suite le résultat en regardant le taux d’abstention par quartier. Les quartiers de classes moyennes ont participé à 50%, les autres à 30 %. Au moins quand on pense avoir un intérêt à défendre on se mobilise davantage. Le résultat est mécanique, bien que la gôche se soit ressaisie au 2ème tour. Il y a une angoisse des classes moyennes à laquelle l’UMP locale (pas la nationale) répond mieux. Je note aussi qu’au plan national le FN n’a pas fait illusion, avec 10% des voix seulement. Le territoire est composite, avec des niveaux sociaux différents, mais aussi un taux d’abstention qui varie inversement proportionnellement à la fortune dont on dispose.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

28 mars 2011 à 19:36

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