Triton95's Blog

un regard sur le monde

Articles Tagués ‘blog

Le blog est-il un moyen de défense de la citoyenneté et de l’individu face aux grandes organisations

laisser un commentaire »

Un certain nombre de situations nous sont imposées, au mépris du droit. Par exemple, la mairie de A.. ne reconnait pas les femmes mariées pour certaines formalités, au mépris des textes écrits par le ministère de l’intérieur, ce qui est quand même un peu fort de café. Orange a inventé le phishing par clic intempestif qui vous abonne à des sites inutiles pour jusqu’à 60€ par mois, sans signature, sans validation, sans même vous en informer.

Nous rencontrons tous les jours de telles atteintes au droit individuel, pratiquées sans contre-pouvoir par les grandes organisations. Nous pouvons saisir la justice, mais dans le cas d’orange, les sommes, même si elles sont colossales au niveau de l’entreprise, sont faibles au plan individuel. De même la mairie de A.., qui a sans doute fini par comprendre qu’elle était hors la loi, n’a pas répondu à mon courrier, oublieuse de cette culture qui voulait qu’une administration réponde toujours à un courrier écrit, et n’en laisse point en souffrance.

Que faire face au silence, au poids de ces organisations ?

Je crois que les blogs, internet, permettent de faire connaître leurs dérives. Pour les assurances qui vous refusent une indemnisation, on trouve des contre-attaques, car je me suis rendu compte, à ma grande surprise, que ces organisations, que je croyais surarmées juridiquement, répondaient par écrit des inepties faciles à contrecarrer.

Certaines organisations publiques ou semi-publiques ont aussi des pratiques inquiétantes : réserver un billet sur internet dispense la sncf de toute responsabilité en cas de grève, et vous ne serez pas remboursés : l’entreprise a réussi par ce transfert au privé, à se dispenser de ses responsabilités fondamentales, comme si j’embauchais un chauffeur qui ne respecterait pas les limitations de vitesse pour préserver mes points du permis.

On constate ainsi que ces organisations décentralisent ou sous-traitent afin de se débarrasser de certaines contraintes de responsabilité.

La vigilance doit être constante de notre part, sinon, nous pourrions terminer avec une démocratie purement formelle, où l’on pourrait tout nous imposer sans contrôle démocratique.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

20 avril 2012 à 13:00

Publié dans blog, droit, service public

Tag(s) associé(s): , , , , ,

Est-ce que notre jeunesse aurait été transformée par le net ?

laisser un commentaire »

Il est parfois intéressant et captivant de se retourner vers le passé et d’imaginer ce qu’il aurait pu devenir si tel ou tel évènement s’était produit, à la manière d’historiens américains qui examinent d’autres passés possibles, comme si l’histoire pouvait devenir expérimentale.
On est dans un monde d’une connectivité impressionnante, où l’on peut ne perdre personne de vue dès lors que l’on dispose de son nom, de son adresse mèl, ou de son téléphone portable. Je m’en rends compte tardivement, c’est un moyen d’entretenir des liens faibles, de conserver un contact avec des gens perdus de vue, mais que l’on retrouve incidemment sur facebook, ou à qui on envoie un mèl à travers un groupe de destinataires, ou avec qui l’on échange brièvement sur copainsdavant, mais là le temps passé est trop important, et la distance souvent trop grande pour qu’il se produire quoi que ce soit.

Cette arrivée de ces technologies sur le tard de ma vie m’a permis de garder ces liens qui auraient été perdus autrement, et ce n’est pas une mince victoire. Lorsque nous sommes arrivés à Paris, toutes les rencontres étaient sans lendemain, on se perdait très vite de vue, il semblait que les gens y soient glissants comme des anguilles, insaisissables. Les technologies actuelles nous auraient permis de constituer plus rapidement un réseau, d’échanger des infos, même à travers des liens faibles, et de poursuivre les contacts.

Notre génération a souffert d’un anonymat et d’une invisibilité dont la génération actuelle ne connait que l’envers, par les traces qu’elle laisse dès l’enfance sur le net, et qui permettent de la suivre pas-à-pas au cours de sa vie. Notre problème était alors inverse, des anti-Rastignac qui ne conquéraient rien, et ne pouvait retenir plus que du sable les relations qu’ils se faisaient.

Sauf si le gouvernement se met à poursuivre les internautes, et pratiquent une censure à outrance, ou que la recherche d’emplois nécessitent une quasi-clandestinité digne de la résistance des romans orwelliens, le net sera au final plutôt une ouverture vers l’autre, et vers la connaissance. Si l’on ne se perd pas dans un net aseptisé qui ressemblerait à TF1, et s’il peut continuer à se développer, si les versions d’hadopi point x n’en réduisent pas l’intérêt pour des raisons commerciales. Comme le dit un artiste, il est moins grave d’être piraté, que de ne pas être diffusé. Pour 99,99 % des créateurs, c’est l’absence de diffusion et de partage le problème, pas le piratage.

Je n’ai jamais lâché le livre, qui arrive en premier dans mon classement, parce qu’il nécessite une méditation profonde, et de se laisser imprégner par les mots, les idées, les constructions. Seul le livre construit l’esprit, dans la lenteur et le travail, non spectaculairement. Tout le reste peut s’y ajouter sans dommage, comme une extension, mais ne peut s’y substituer.

Ainsi je pense que notre jeunesse déracinée dans la grande ville aurait été plus intense et plus vite construite avec le net, que c’est un moyen d’investir la vie plus rapidement, et de bâtir un réseau pour qui débute de rien. Par ailleurs l’accès à des groupes traitant de préoccupations particulières facilite la vie, en apportant des réponses difficiles à trouver autrement. Disposer de plus de données est une chance. Tout cela ne serait-il pas trop virtuel ? peut-être, un peu comme les commandes sur le net butent sur les difficultés de la poste, il faut aussi qu’il y ait du réel derrière, il ne suffit pas de s’associer virtuellement pour que toutes les structures et le travail nécessités par une association existent pour autant. Dans un deuxième temps, on rencontre donc forcément la question humaine, le net ne fait que faciliter la relation, ensuite, tout demeure comme avant.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

11 décembre 2011 à 20:23

A quoi sert un blog ?

laisser un commentaire »

Un blog n’est pas un journal intime, parce qu’à l’inverse, il a vocation à être lu, à être partagé par des liens, et à être commenté. C’est un peu la différence entre la psychanalyse et la sociologie. Un blog possède une qualité d’extraversion extraordinaire à partir d’une démarche intérieure.

Je suis frappé du dénigrement qui s’attache aux blogs dans certains medias, un peu comme à ce que serait la peinture amateur, une vague imitation de l’art d’écrire, mais qui n’aurait pas de profondeur particulière à proposer.

Pour les communicants, le blog est un contre-pouvoir insupportable, et l’on dénie à ses auteurs le droit d’exister, et de donner leur avis. Bien sur, il y a aussi un effet de résonance sans raisonnement parfois, et la reprise à l’infini, en miroir, de buzz inessentiels sur de petites phrases prononcées.

Au-delà, c’est un véritable moyen de partager une passion, d’exprimer un avis, de raconter une expérience, et de trouver le public rare qui peut entendre ce que l’on à dire.

Le blog correspond à un potentiel accumulé de niveau scolaire qui ne trouvait pas à exprimer, parce que la possibilité d’édition était rare, ou que le compte d’auteur était coûteux, et sans garantie de diffusion.On a sous-estimé cet impact de l’élévation du niveau, des frustrations qu’il recelait, de potentialités qui ne pouvaient s’exprimer auparavant, et il semble que le net ait été créé pour une catégorie de gens isolés socialement, dont personne ne pouvait saisir les messages, ou qui s’écartaient trop du conformisme accepté.

L’oral est un media chaud, la critique passe mal parce qu’elle est blessante, et ad hominem, et que sans fond partagé et suspension de la critique, il n’y a pas de société.

On peut toutefois utiliser le blog comme un media chaud, et rester dans un esprit positif, certains sites permettent une très forte interactivité proche de celle de facebook, et l’on y devient accro à la réactivité, aux échanges, en délaissant cet aspect de l’écriture sans concession, qu’on livre à une lecture qui ne laissera de traces que dans le temps long pour le net, ce qui veut dire dépasser la journée.

Le blog est un livre dont on ne lit que la dernière page, avec d’hypothétiques retours en arrière liés aux aléas des moteurs de recherche, et au cygne noir d’un tag qui trouve un large public inespéré et inattendu.

Le blog est une forme d’expression dont nous ne disposions pas voici quelques années, et l’écrit se réduisait à d’ennuyeux devoirs scolaires, quelques cartes de vacances, et quelques lettres administratives. Nous ne nous servions pas de l’écrit pour exprimer ce que nous ne disions qu’à l’oral, mais avec la possibilité d’approfondir et de partager avec un public infini dans lequel nous puiserons quelques lecteurs.

Le blog, ce sous-genre méprisé, est-il la littérature et le journalisme, l’essayisme d’un monde nouveau ?

Rédigé par Le blog de Jean Trito

27 novembre 2011 à 18:26

Selon la cour de cassation, les blogs relèvent de la même catégorie juridique que la presse

laisser un commentaire »

“les abus de la liberté d’expression ne peuvent être réprimés que par la loi du 29 juillet 1881 la cour d’appel a violé le texte susvisé “. Comme nous l’apprend un article de rue89, un blog relève désormais du même droit que la presse, ce qui est protecteur. J’ai remarqué souvent que les blogs étaient désormais au même niveau que la presse, avec des gens capables d’une réflexion et d’une connaissance parfois très approfondie des sujets traités, et que l’on avait ainsi permis l’émergence d’une presse et d’une production de textes personnels que l’on ne pourrait continuer ainsi de mépriser.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

8 octobre 2011 à 19:33

Publié dans blog, droit

Tag(s) associé(s): , , , ,

le classement wikio et ses biais

laisser un commentaire »

Le classement wikio a le mérite d’exister, mais on ne sait vraiment ce qu’il classe. Il n’est pas certains que les blogs les plus intéressants soient en tête de son classement d’ailleurs. L’avantage de ce classement toutefois, c’est qu’il apporte une visibilité. Je ne sais quel est l’algorithme utilisé, mais il semble que la citation par les membres les mieux classés soit fondamentale, de sorte que l’on constate, en tête de ce classement, des renvois constants entre les blogs qui y sont présents.

Ceux qui sont en tête ne renvoient qu’à des blogs de rang équivalent et vice-versa, renforçant par l’auto-référence un système fondé sur la référence, un peu comme dans les milieux littéraires, on pratique le renvoi d’ascenseur. C’est même devenu un modèle surdéterminé par le renvoi réciproque, à un point tel que c’en est une sorte de démonstration mathématique. Les liens créés entre les blogs de tête sont les plus rentables en termes d’audience et de classement, à un point tel que les blogs de tête paraissent toujours citer les mêmes noms, sans la faute de gout d’un blog inconnu et inclassé.

Je pense un peu à wikipedia où des administrateurs psychorigides appliquent à la lettre, et au-delà de la lettre, un règlement qui fonde leur pouvoir et leur importance. Sans ce pouvoir ils ne seraient rien, il devient donc de plus en plus important pour eux de l’appliquer pour étendre leur emprise sur wikipedia, quitte à ce que l’encyclopédie en ligne perde peu à peu ses plumes, mais ce qui devient moins important au fil du temps, puisqu’elle est déjà saturée. Il ne s’agit plus d’aller au-delà, mais d’occuper cet espace, de la manière la plus autoritaire possible. Si wikio est en vraie grandeur une expérience de monopolisation libérale, wikipedia a quelque chose d’un système stalinien sous cloche.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

8 octobre 2011 à 18:50

Bloguer et lire protège-t-il contre l’Alzheimer

laisser un commentaire »

Je viens d’apprendre au détour d’un article que lire et commenter ses lectures permet de lutter contre l’Alzheimer. La lecture ferait davantage travailler l’esprit que tous les jeux mentaux dédiés à cet effet. Bloguer et commenter le fil du temps, ce qu’on lit, permettrait ainsi de protéger la durée de vie ….de son intelligence.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

25 septembre 2011 à 10:28

Publié dans internet, littérature

Tag(s) associé(s): , , ,

la créativité malgré le collectif et les exemples conformistes du commerce culturel

laisser un commentaire »

Le tout est plus que la somme des parties, axiome bien connu, mais l’inverse, tout aussi vrai, est bien moins connu. Il y a dans toute organisation collective un plus, mais aussi un moins pour chacune des parties prenantes, parce que l’on restreint aussi sa capacité de créativité au bénéfice de l’unité collective.

N’est-ce pas un problème de notre temps, d’ailleurs, le sentiment bien partagé de sacrifier une partie de soi-même, de rogner ses capacités, leur expression, pour rester dans la roue. A l’intérieur de n’importe quelle contrainte on se ménage un espace de liberté, de création, même modeste, sans cela, l’on ne pourrait trouver de sens à son activité. Pouvoir exprimer, pouvoir faire du nouveau, pouvoir agencer différemment les choses, c’est une aspiration qui transparait à travers les activités ludiques de notre époque. N’importe qui se rendra compte qu’une partie des romans lui tombent des mains, qu’il a le sentiment de pouvoir faire mieux, moins tout-petit-bourgeois, qu’il a des choses plus essentielles à dire. Est-ce que le roman actuel a pour but d’exprimer ce qui se tient derrière les choses, de les remettre en question, ou de nous enfoncer davantage dans ce qui est la conformité publicitaire.

Tant de gens sans moyens et relations sociales se disent cela, que c’est une part de l’explication du succès des blogs, ces lieux de littérature moderne à taille réduite où l’on peut toucher un public choisi, restreint, et inconnu. Le blog est la vraie littérature de notre temps, un jaillissement plein de divines surprises, de ce que les vrais gens pensent, et qui ne disposait pas d’espace pour exister. Qu’ils sont longs ces trajets de banlieue, où l’on est plus serré qu’il ne serait légal s’il s’agissait de bêtes à cornes, parmi les conversations inutiles au téléphone portable, d’une banalité plus banale que l’essence du concept de banalité lui-même. C’est dans cette ambiance compressée, que l’on songe à laisser son esprit fonctionner à plein, par associations d’idées, par évasion réactive, et que l’on prépare la littérature du pauvre d’aujourd’hui, comme il existe un art pauvre.

L’entassement dérisoire, qui emprisonne le corps, libère l’esprit.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

20 septembre 2011 à 22:17

Elie Arié, un article de mauvaise foi et plein de fatuité dans “Marianne”

avec 2 commentaires

Elie Arie nous sert un article de très mauvaise foi dans Marianne. Il dénonce d’une part l’uniformisation de la presse, et les …commentaires, notamment anonymés, c’est à dire une chose et son contraire ! Il s’en prend aux gens qui écrivent sur le net de la manière suivante :

“Internet entraîne, par ailleurs, un phénomène nouveau : celui du « tous journalistes ! », puisqu’il ne s’agit plus que de savoir écrire dans un certain style particulier, sans aucune formation technique spécifique ; ainsi, les sites des quotidiens les plus réputés pour leur sérieux et leur fiabilité s’enrichissent-ils ( ?) de plus en plus d’articles de « blogueurs », simples particuliers qui s’imaginent qu’il suffit d’éprouver le besoin d’écrire quelque chose pour que cela mérite effectivement d’être publié et porté à la connaissance de tous ; et le journalisme cède progressivement la place à un Café du Commerce mondialisé dans lequel chacun se complaît à s’écouter parler sans prêter beaucoup d’attention à ce que disent les autres, le néant vertigineux du niveau d’ensemble étant encore aggravé par les « forums » des commentaires aux articles (imposés par la nécessité commerciale de compter un maximum de visites du site), défoulement général à l’abri de l’anonymat de pseudos, mettant fin à la notion d’engagement public personnel et de prise de responsabilités, équivalent des lettres anonymes des corbeaux de village d’autrefois, et que Michel Onfray a justement qualifié de « littérature de vespasiennes » en démontrant la similitude des tristes ressorts psychologiques qui les déterminent tous deux.”

J’ai cherché l’accès aux commentaires, mais il n’a pas eu le courage d’en ouvrir un, on ne peut lui répondre. C’est une attitude pleine de fatuité, et de contentement de soi que d’annoncer que le “peuple”, les milliers de blogueurs, n’auraient ni le niveau, ni quoi que ce soit à dire. Je suis plutôt frappé par la qualité des blogs, et d’une partie des commentaires aux articles, bien qu’il y ait aussi des écrits dont on pourrait se passer. J’ai tout de suite remarqué combien les commentaires des lecteurs du “monde”, bien pensés, et informés apportaient un utile contrepoint à certains articles enflés et creux.

Non seulement les blogueurs n’auraient pas de légitimité, pas de talent, mais ils seraient des corbeaux, des gens manquants de courage. L’auteur ne semble pas connaître la société dans laquelle il vit, où les jeunes redoutent de laisser une trace sur le net qu’un recruteur, employeur futur pourrait utiliser contre eux. Les critères du recrutement sont extraordinairement conformistes, et aléatoires, au-delà de ce qu’ils s’imaginent même, et ils ont parfaitement raison. Mis à part dans le cas du “branding” personnel, d’une recherche de publicité, le commentaire, l’article sous pseudonyme permet d’échanger des idées, de faire part d’une analyse utile aux autres, sans s’épingler soi-même comme une chauve-souris sur le portail public du web.

Elie Arie n’a pas compris la puissance que le web recèle pour jeter l’anathème sur celui qui laisserait son nom disponible pour tous les moteurs de recherche. Le pseudo n’est pas un corbeau, il reste accessible, on peut communiquer avec lui, argumenter, il a pour fonction de protéger celui qui veut encore s’exprimer à l’heure où la police de la pensée s’installe insidieusement. Le blogueur de base n’a pas vocation à faire de lui une marque, seulement à exprimer ce qui ne peut l’être facilement, parce que cela ne serait pas compris, ou ne pourrait toucher le public restreint qui s’intéresse au sujet évoqué. Elie Arié me semble représentatif d’une pseudo-élite, qui a du mal à exiter et voudrait réduire la concurrence, en déniant le droit à l’expression pour les autres, parce que “non légitimes” au sens bourdieusien du terme.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

3 septembre 2011 à 08:52

Publié dans internet

Tag(s) associé(s): , , , ,

Le blog, un art moyen

avec 5 commentaires

Comme Pierre Bourdieu décrivait la photo comme un art moyen, faut-il en dire de même pour le blog ?

Un potentiel énorme existe de nos jours de personnes pouvant écrire sur tous sujets, et jusqu’à peu, il ne leur était pas possible de diffuser ces écrits, de les faire connaître, ce que le net et notamment le blog permet. Le blog est un peu au livre ce que la photo est au dessin, une technique qui permet à chacun de prendre de bonnes images, sans la difficulté d’un apprentissage long et difficile. On moque les “éditorialistes du blog”, mais ne sont-ils pas aussi crédibles que les “vrais”, souvent donneurs de leçons et pontifiants sur des sujets dont ils ne savent pas grand chose. Le blog permet d’écrire sans avoir le souffle suffisant, à partir de l’expérience que l’on choisit, et comme la photo, il préfère sans doute l’éthique à l’esthétique, ne visant pas une œuvre artistique, mais l’expression personnelle et le partage. C’est un peu plus qu’une parole, il en reste davantage de traces, quoique le souvenir de la parole est marqué par le grain de la voix, qui traverse parfois le temps dans les mémoires, mais cela ne se veut pas un texte. Le support n’en permet pas la pérennité, c’est un peu l’écume du temps, transformée en écrit.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

7 août 2011 à 19:53

Publié dans internet

Tag(s) associé(s): , , , ,

Le blog, une petite musique personnelle

avec 4 commentaires

Si l’on ne se sent pas la volonté de se lancer dans l’écriture d’un grand roman édité à compte d’auteur sur “lulu.com” et que l’on sera seul à acheter, si l’on ne veut pas non plus devenir numéro un du wikio, avec les concessions nécessaires aux inévitables renvois d’ascenseur entre bien-classés pour entretenir une dynamique finalement pas si éloignée du monde médiatique que l’on dénonce, alors le blog personnel est une bonne solution pour distiller des billets d’humeur, des coups de cœur, des indignations, des réflexions que l’on ne trouve pas ailleurs, sur des sujets peu connus, et que dans l’océan du net quelqu’un pourra comprendre. Le texte court, et qui s’accumule en accès libre, que quelques dizaines de lecteurs apprécient, est la meilleure forme d’expression quand on n’a pas les moyens d’aller plus loin, vers une ambition au-delà de ses possibilités. Il suffit de parler d’un livre, d’un tableau, d’un lieu d’enfance, pour que quelque part, au contraire de l’espace, quelqu’un vous entende crier. Un souvenir, une année, un époque obsolète ont des résonances possibles sur le net, une chose infime peut trouver son public.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

16 avril 2011 à 07:46

Publié dans internet, medias

Tag(s) associé(s): , ,

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 47 followers