Archiver dans la catégorie ‘promenade’
Paris, le joli bois de Vincennes en Automne
Le bois de Vincennes en automne, avec la beauté des couleurs de ce beau mois d’octobre, le plus beau des mois, le joli bois que chantait Barbara. C’est une des plus belles périodes de l’année, qui nous étale des paysages impressionnistes devant les yeux. On ne sort jamais assez en octobre quand il fait beau, pour remplir ses yeux des plus belles images avant les frimas. Jeune, je préférais le printemps, quand la nature avait mon âge. Maintenant, que l’automne est mon âge, j’en admire les derniers feux.
Jardins d’automne
Comme c’est l’un des derniers beaux jours de l’année, et qu’octobre est le plus beau des mois par ses couleurs, je vous présente aujourd’hui quelques images du jardin japonais Albert Kahn à Boulogne-Billancourt.
Auparavant j’étais passé à Saint-Cloud, où je n’ai pas pu visiter le parc autant que je le souhaitais. Comme c’est différent d’Argenteuil, avec ses groupes de scouts, ses enfants en bleu marine qui jaillissent de l’église, une vraie réserve de jeunes catholiques. Par contre j’ai été frappé par le manque de vie du dimanche, je n’y ai pas trouvé de restauration, de cafés, et j’ai croisé d’autres personnes qui paraissaient ainsi perdues, dont l’une avait quitté le sud pour venir ici et regrettait la convivialité perdue.
Le grand projet de la ville d’Argenteuil pour son coeur historique
La mairie organise de loin en loin une visite guidée présentant ses projets. On se rend compte qu’il serait dommage de consacrer du temps à s’informer sur le reste du monde et ne pas savoir ce qui se trame à sa porte. J’ai donc visité l’exposition consacrée aux trésors archéologiques trouvés lors des fouilles de l’abbaye qui abrita jadis Héloïse.
La ville veut remplacer un parking situé rue Laugier (un ancien graveur qui laissa son nom) en une résidence écologique. Il y eut les inévitables qui sont intervenus pour s’inquiéter de leur voiture, où la garer, comment rouler dans ces rues étroites. On leur fit comprendre bien vite que la voiture urbaine avait fait long feu, et que l’on ne pouvait plus réserver autant d’espace public et à profusion à la voiture individuelle. C’est courageux de répondre ainsi, je connais trop de mecs qui ne parlent que de leur voiture, qui est au centre de leur vie manifestement.
Pour le coeur historique, autour de la basilique où la devise républicaine s’affiche au-dessus des statues d’Abélard et Héloïse, il est prévu de refaire le parvis, l’éclairage, de virer le parking qui jure avec le site et d’améliorer l’éclairage.
L’abbaye devrait être enfin accessible au public, une passerelle permettra de surplomber le jardin, la chapelle Saint-Jean sera mise en valeur et le coin fortement piétonisé, la circulation réduite, ce qui est contradictoire avec l’affluence liée au marché, à moins que l’on préserve le coin. La voiture n’est pas en odeur de sainteté, il s’agit d’en réduire la prégnance, elle ne correspond plus au souhait de réhumaniser, d’embellir nos centres-villes. La voiture et la ville de l’avenir, plus agréable, sont incompatibles. Il y a d’une part le poids des thèmes écologiques, et d’autre part la prise de conscience d’une génération pour qui elle représente de plus en plus une nuisance, et une casse des relations sociales, comme la télévision.
La ville va donc mettre en valeur ce qui est irremplaçable, le patrimoine, les racines urbaines. C’est aussi ma conception des choses, il est important de pouvoir se promener dans sa ville, d’y conserver des espaces de beauté, et de détente, des endroits où l’on peut s’arrêter, lire, regarder.
Près de la cave dimière, un restaurant de cuisine française va ouvrir, afin de permettre aux gens “d’aller au restaurant après le spectacle”, sauf que le cinéma, le figuier blanc, est quasiment vide. Il affiche plutôt du cinéma d’auteur, et ne propose pas de séance à 22 heures. On entend les commerçants alentour dénoncer l’ouverture d’une boutique qui ne sera pas halal, et se demandent qui donc pourra bien aller y manger.
Il ne faudrait pas que tous ces travaux aboutissent à une ville potemkine, loin de ses habitants, conforme à un idéal de population un peu bobo, mais qui ne viendrait pas l’habiter au final. J’ai lu les objectifs du maire, il souhaite recueillir et attirer des familles chassées de Paris, par le prix de l’immobilier, mais des classes moyennes, qui pourraient tirer la ville vers le haut, et apporter des demandes en termes culturels. Autour de moi j’entendais les gens se plaindre des kebabs, et autres magasins de bas de gamme. Il y a aussi que la ville manque du pouvoir d’achat qui permettrait aux commerces d’un meilleur niveau de devenir rentables. C’est un peu la version de gauche du slogan de l’ancien maire, Georges Mothron, “A Argenteuil, il faut un métissage mais par le haut”.
Aujourd’hui, j’ai aussi admiré le salon du modélisme, que de patience ont ces amateurs pour reconstituer ces bateaux, ces scènes de chantier, ou des machines agricoles à vapeur anciennes.
Paris, les tuileries, la passerelle, les statues, et les cadenas d’amour
Une passerelle, où Jefferson vous accueille, bordée de cadenas d’amoureux, mène au jardin des tuileries, où l’on peut admirer sous un ciel digne de Constable, ces belles statues. On découvre Caïn par Henri Vidal, Diane, Hercule, la comédie et son masque saisissant à la main
Paris, le 15ème arrondissement secret
Ce fut une très longue promenade sous la chaleur, qui me mena à travers le 15ème arrondissement, ses squares, ses jardins discrets, ses églises mignonnes (la salette, Blomet) ou modernes (l’arche d’alliance), et jusqu’au parc Georges Brassens. Mais je préfère laisser parler les images.
Paris,le 9ème arrondissement, à travers ses églises et le square Montholon
Je suis parti de Saint-Lazare jusqu’à la gare de l’est, traversant le 9ème arrondissement. Au passage, j’ai filmé Les églises de la trinité, et Notre-Dame de Lorette. Je me suis arrêté au square Montholon pour admirer et détailler la statue des ouvrières fêtant Sainte-Catherine de Julien Lorieux.
Les deux platanes d’orient sont centenaires et majestueux. Le marbre représente les ouvrières parisiennes fêtant la sainte-catherine.
Paris, le cloître des Bernardins restauré
le cloître des Bernardins, en fait en vieux français on dit collège, comme les américains, car c’est une université, a fait l’objet d’une fantastique restauration, la grande salle a été déblayée de ses mètres de dépôts, les colonnes ont été consolidées en les fixant au plafond, les deux étages sont raccrochés au toit, lequel tient sur les murs appuyés sur des pieux de 15 mètres enfoncés dans le sol pour reposer sur le sol calcaire et pouvoir traverser la couche d’alluvions. En ce temps, au 13ème siècle Paris comptait 15 000 étudiants. Les travaux ont coûté 50 millions d’euros, partagés entre les donateurs, l’Etat et l’église.
Le dernier des Camondo
Pierre Assouline a écrit la biographie de la famille Camondo, disparue du fait des deux guerres mondiales. Moïse Camondo était un riche collectionneur venu d’orient, qui amassa cette collection, sans que sa vie soit aussi brillante et harmonieuse que le luxe peut en donner l’impression. A cette époque, avant 1914, les nouvelles belles villas se construisaient autour du parc Monceau.
Saint-Genest-Malifaux, dans le parc du Pilat
Saint-Genest Malifaux, dans le parc régional du Pilat, possédait un lac de barrage autrefois, Aujourd’hui, il est vide et les contentieux empêchent de le remplir à nouveau. Le fond vide que la végétation occupe maintenant, ressemble à un début du monde, tant il est rare de voir une surface sauvage de nos jours.
Autour du lac d’Enghien
Le ciel était sans nuages en ce jour d’avril, Enghien est une sorte de pélerinage où je me rends une ou deux fois par an pour accomplir une promenade traditionnelle, comme celle du tour du lac, entouré de belles demeures.Enghien, cité des courses et du Casino, est proche de Sarcelles, et cela montre à quel point l’ile-de-France est un patchwork où les zones riches sont justaposées aux zones plus pauvres.



