Archiver dans la catégorie ‘écologie’
Paris, le parc de Bercy au printemps
Le parc de Bercy est peu connu, il jouxte la Seine en face de la très grande bibliothèque François-Mitterrand. On y croise de nombreux oiseaux, une bonne détente en attendant une séance de cinéma à l’UGC de la Cour Saint-émilion.
Argenteuil, la polémique de la place Jean Eurieult
Le centre ancien d’Argenteuil est en pleine restauration. Ainsi, le parvis de la basilique Saint-Denis, qui conserve la tunique du Christ, est en chantier. Une polémique est née concernant l’abattage des arbres, qui vont pourtant être remplacés par de jeunes pousses.
Tout argument est bon en politique, même de jouer sur le syndrome d’Idefix, sur l’affectif, mais la gestion ne peut s’arrêter aux idées d’Idefix. Il me semble qu’il suffisait de consulter le projet pour savoir que ces arbres allaient être abattus, on ressert froid ce que l’on n’a pas vu chaud en quelque sorte.
La clé des champs, et de notre enfance
C’est un film de Claude Nuridsany et Marie Pérennou à l’antipode des blockbusters, c’est un film d’un charme ineffable, où l’observation de la nature, les relations enchantées de l’enfance remplacent les effets spéciaux. Après Microcosmos, ce film nous permet de suivre l’itinéraire d’un enfant contemplatif, qui a découvert une mare lors de ses vacances en Aveyron, et nous fait découvrir toute la faune étrange qui la hante. Il rencontre aussi une petite fille à la robe d’iris, qui l’accompagne et lui apprend à manier des objets naturels pour fabriquer des jouets. D’après la vieille 3CV, c’est aussi une évocation du monde rural et naturel des années 60, car une bonne part de ces zones humides ont disparu.
Je crois que j’ai été ce petit garçon, fasciné par la vie des eaux, et que j’ai pu observer tous ces petits animaux dans leur milieu naturel, dans une région très semblable à l’Aveyron. A l’époque, un enfant pouvait ainsi se fondre dans la nature, les parents n’avaient pas les angoisses actuelles, le monde semblait sur. C’est une histoire peut-être trop lente pour les enfants de notre temps, mais elle a pour moi le goût des paradis perdus à jamais, la beauté de l’été, d’un temps où l’on pouvait contempler avec plaisir, et que la technologie n’accélérait pas. Il me semble avoir aussi croisé de ces originaux du film, un vieux pêcheur, tourné vers les choses de la nature qui ont rempli leur vie de petites choses justement.
La photo est magnifique, on reconnait certains tableaux, et sont féériques et beaux comme des rêves. Je conseille ce film à qui éprouve cette sensibilité délicate à une image poétique.
Richard Dawkins, digne successeur de Stephen Jay Gould
Richard Dawkins est le digne successeur de Stephen Jay Gould, la même passion l’habite pour expliquer l’évolution, et la même admiration pour Charles Darwin. C’est vraiment un grand livre pour les passionnés d’histoire naturelle et de biologie. Comme Gould, il nous montre les bricolages entrainés par une évolution progressive qui n’est pas revenue à la table de travail de l’ingénieur pour tout revoir, et donc sans dessein intelligent, comme ce nerf du cou de la girafe qui décrit un trajet tarabiscoté au fur et à mesure de l’allongement du cou. On apprend des tas d’histoires, comme celle de ce russe exilé par Lyssenko, et qui en sélectionnant les renards avec la plus faible distance de fuite, est parvenu en quelques décennies à produire un renard complétement apprivoisé, et qui avait aussi changé d’aspect physique. Aussi sensible que Gould à l’embryologie, il nous montre que l’on peut reconstituer tous les cranes d’anthropoïdes, en en déformant les proportions, et que l’évolution joue d’abord sur le développement embryonnaire. La seule différence réside dans le rapport avec le religieux, Gould considérait qu’il ne savait pas, lui s’attache davantage à détruire l’hypothèse de Dieu, mais beaucoup moins dans ce livre, comme un assagi.
Paris, les illuminations de Noël sur les champs elysées
Chaque année, Paris illumine ses champs elysées, cette année c’est avec des ampoules à basse consommation.La ville organise également un marché de Noël.
Réinventer une ville vivable, malgré les temps de transport qui s’accroissent
Il est devenu pratiquement impossible d’habiter Paris, quelque soit le revenu. L’accès à la propriété est valorisé, ce qui permet de positiver l’éloignement de l’adresse et du lieu de travail, car cet accès se fait avec un surcroit de transport quotidien. Notre vrai problème est celui de l’étalement urbain, entre des barres de béton, et des lotissements sans vie.
Il faut réinventer la ville, ne pas croire que l’on va augmenter la population de Paris en construisant des tours, et en conservant le périphérique. Non, il faut désenclaver la ville de son anneau gastrique, et concevoir de la ville plus dense mais avec des parcs. Je ne peux pas croire que l’on vive vraiment bien dans une banlieue pavillonnaire, où il faut prendre sa voiture pour aller acheter le pain. D’une certaine manière, le centre d’Argenteuil tente cette expérience, en se densifiant en commerces d’une vraie utilité, et en envisageant de restituer à Monet ses paysages de bord de Seine, dans un projet qui tarde à se concrétiser. Les 35 heures ne sont plus une conquête sociale, mais une obligation compte tenu du temps passé dans les transports.
Une citation partagée d’André Gorz
“Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire. “
Je suis frappé de trouver cet extrait de texte extrait de :
http://www.framablog.org/index.php/post/2009/03/09/andre-gorz-sortie-du-capitalisme-et-logiciel-libre
Ce sont des idées qui me traversent l’esprit : on est dans une situation où de l’argent produit de l’argent, et où la redistribution est impossible parce que rien n’est produit, mais la gravité du système déforme tout le reste du champ économique à son profit. Il est étonnant de voir d’autres formuler des idées que l’on a soi-même, que l’observation et la réflexion finissent par voir clairement. De telles idées sont simples, mais longues à maturer.
“Du point de vue économique, l’innovation ne crée donc pas de valeur ; elle est le moyen de créer de la rareté source de rente et d’obtenir un surprix au détriment des produits concurrents. La part de la rente dans le prix d’une marchandise peut être dix, vingt ou cinquante fois plus grand que son coût de revient, et cela ne vaut pas seulement pour les articles de luxe ; cela vaut aussi bien pour des articles d’usage courant comme les baskets, T-shirts, portables, disques, jeans etc.Or la rente n’est pas de même nature que le profit : elle ne correspond pas à la création d’un surcroît de valeur, d’une plus-value. Elle redistribue la masse totale de le valeur au profit des entreprises rentières et aux dépends des autres ; elle n’augmente pas cette masse[2].
Lorsque l’accroissement de la rente devient le but déterminent de la politique des firmes – plus important que le profit qui, lui, se heurte à le limite interne indiquée plus haut – la concurrence entre les firmes porte avant tout sur leur capacité et rapidité d’innovation. C’est d’elle que dépend avant tout la grandeur de leur rente. Elles cherchent donc a se surpasser dans le lancement de nouveaux produits ou modèles ou styles, par l’originalité du design, par l’inventivité de leurs campagnes de marketing, par la « personnalisation » des produits. L’accélération de l’obsolescence, qui va de pair avec la diminution de la durabilité des produits et de la possibilité de les réparer, devient le moyen décisif d’augmenter le volume des ventes. Elle oblige les firmes à inventer continuellement des besoins et des désirs nouveaux , à conférer aux marchandises une valeur symbolique, sociale, érotique, à diffuser une « culture de la consommation » qui mise sur l’individualisation, la singularisation, la rivalité, la jalousie, bref sur ce que j’ai appelé ailleurs la « socialisation antisociale ».”
Je suis en effet frappé que des produits simples soient remplacés par des produits compliqués qui n’ont pas d’utilité supérieure.
Le château et le parc floral de Vincennes
Le château de Vincennes est magnifique, majestueux, plus loin le parc floral est un lieu de rêve, dernier endroit de Paris où l’on retrouve quelque chose de la couleur et de la foule des impressionnistes. Le ciel d’aujourd’hui était d’un bleu profond, et les sous-bois fleuris des pinèdes avaient les ombres violettes de Vuillard.
Argenteuil, la campagne reconstituée
Chaque année, la ville d’Argenteuil organise une telle manifestation, d’installation de la campagne à la ville. Cela ne fait pas l’affaire des commerçants, qui se plaignent de la gêne qu’éprouvent leurs clients pour faire leurs emplettes.









