Triton95's Blog

un regard sur le monde

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Et si François Hollande était élu dès le premier tour ?

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Je crois que la prestation du président fut si pathétique, si affligeante, si à contre-temps, que tout est possible désormais. Si le FN ne peut réunir ses 500 signatures, ne vont créer un vide, un besoin de défoulement, et l’impossible ne peut-il arriver ?
L’ironie du sort, c’est que le jeune Sarkozy, lorsqu’il soutenait Balladur en 1995, et grâce aux sondages produits par TF1, se félicitait d’avance d’une élection au premier tout de son poulain. L’ironie de l’histoire, va-t-elle concrétiser ce à quoi il a cru un temps, mais à son détriment ?

On sent le pays si tendu, si las, que la mobilisation est sous-estimée par les sondages, et la dynamique de l’homme timide pourrait dépasser aujourd’hui ses rêves les plus fous. Je crois que cela ne s’est jamais produit sous la Vème république, sauf peut-être pour De Gaulle la première fois. Ce serait un fantastique signal en Europe, si au lieu de déclarer que l’on suit aveuglément une Allemagne qui ne fait plus d’enfants, nous commencions à exister par nous-mêmes. A l’heure où même à l’eurovision nous ne sommes plus capables de présenter une chanson dans notre langue, pourquoi ne pas retrouver notre vraie chanson à nous, quelque chose qui nous ressemble, ma France aux peuples étrangers qui donnait le vertige ?

Rédigé par Le blog de Jean Trito

31 janvier 2012 à 19:46

A quand une soirée Henri Tachan sur TF1 ?

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Rédigé par Le blog de Jean Trito

16 janvier 2012 à 23:15

Bonne année

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Je commence à cumuler un grand nombre d’années, et celles qui sont passées sont beaucoup plus nombreuses que celles qui restent à venir. Ce constat trivial explique peut-être mon intérêt pour l’histoire, et le sentiment que le passé est plus vaste que l’avenir. Je crois qu’il me reste toutefois encore des choses à faire, moins nombreuses, moins personnelles, mais plus importantes que celles qui ont guidé ma vie jusque là, parce qu’il s’agit d’assurer l’avenir de ceux qui me suivront, d’apprendre encore un certain nombre de choses essentielles, et d’essayer de réaliser ce qui est resté à l’état de potentiel, Plutôt qu’un programme, la fin d’année est d’abord un bilan. Un bilan a toujours quelque chose de plus doux-amer qu’une espérance, et c’est peut-être ce côté festif obligatoire, cette nécessité de se projeter sur l’an qui vient, qui donne cette sorte de fausseté au 31 décembre. Le coeur est nostalgique, oui, c’est une sorte d’enterrement d’une période de vie, longue d’une année, une année c’est court, mais c’est aussi une tranche de vie.

Je vous souhaite, chers amis blogueurs, une bonne fin d’année, enjouée, mais sans oublier ce qui nous fait écrire sur nos blogs, une activité à la fois dérisoire vue de l’extérieur, mais si importante parce qu’elle est personnelle, et constitue à ce titre notre rare part de création, de partage, ces moments ne sont pas nombreux.

 

Rédigé par Le blog de Jean Trito

31 décembre 2011 à 08:23

Sur youtube, les chanteurs désespérés

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Je me prends souvent à rechercher les différentes versions d’une même chanson sur youtube, à essayer de découvrir le chanteur le plus méconnu possible, mais je crois qu’il est une catégorie singulière à qui Youtube a permis d’émerger, c’est le chanteur désespéré. C’est souvent un homme, il vit seul avec un hamster qui tourne tristement dans une cage, et sa voix cassée accompagne musicalement un appartement en désordre garni de très vieux meubles Ikea. Youtube est manifestement la dernière chance du chanteur désespéré de se faire connaître, il nous regarde dans les yeux, presque larmoyant, de tant de douleurs et de méconnaissance. Youtube est on unique bouée de sauvetage, son seul espoir qu’un peu de la gloire des nouvelles technologies lui revienne, et qu’enfin, il dispose d’une scène pour lui. Il chante des chansons oubliées, mais qui parlent pour lui, du temps où la chanson française avait de si beaux textes qu’elle était inexportable, c’est dire à quel point elle était française. C’est le type de chanteur qui m’émeut, comme s’il avait conservé la religion de la chanson française dans une sorte de culte secret. Il se présente presque presque à nu, avec ses tatouages visibles, sa douleur dans le regard mouillé, qui semblent relater une vie difficile. Sans le net, nous ne l’aurions croisé qu’au coin de la rue, ou dans une fête quelconque dont il aurait brisé l’ambiance.

 

Rédigé par Le blog de Jean Trito

28 décembre 2011 à 09:34

la version de “house of rising sun”, en français par Hugues Aufray

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L’express titre “like a rolling stone” de Dylan chantée par Hugues Aufray, alors qu’il s’agit d’une bonne version de “house of rising sun”, avec un texte très brut, loin de celui de Johnny Haliday.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

27 décembre 2011 à 21:34

Il faut retraduire d’urgence “city of new Orleans”

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Roch Voisine essaie de ménager la chèvre et le chou, en reprenant cette fabuleuse chanson de Steve Goodmann, et en intercalant les paroles obligatoires et ridicules que Joe Dassin a osé y déposer comme une prétendue traduction.

Dans cet “hommage” il rend ainsi plus absurde la version française, qui joue dix divisions en deça de l’originale. Malheureusement, en raison des droits d’auteur attachés à la première traduction, il n’est pas possible de retraduire “city of new Orleans” et de lui restituer sa beauté.

Le traducteur a verrouillé tout droit à une nouvelle traduction, quand on nous dit que les droits d’auteur protègent la création, laissez-moi rire. Personne ne pourra chanter en français une version correcte de cette grande chanson américaine, que Steve Goodman chantait salopette, et Joe Dassin en costume à paillettes.
Graeme Allwright aurait pu nous rendre la vraie voix de l’amérique, avec son respect scrupuleux des auteurs, mais ce n’est pas encore notre génération qui pourra bénéficier d’une telle nouvelle interprétation. On devrait se lancer un défi sur le net : retraduire cette chanson, et comparer nos versions. Je me suis même demandé si je n’allais pas le faire moi-même, malgré mon manque de talent et de connaissance approfondie de l’anglais, car il pratiquement impossible de faire pire que la version actuelle et “protégée par les droits d’auteur” (sic).

Riding on the City of New Orleans,
Illinois Central Monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders,
Three conductors and twenty-five sacks of mail.
All along the southbound odyssey
The train pulls out at Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields.
Passin’ trains that have no names,
Freight yards full of old black men
And the graveyards of the rusted automobiles.

Good morning America how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l’amour fait place au quotidien
On n’était pas fait pour vivre ensemble
Ça n’suffit pas de toujours s’aimer bien
C’est drôle, hier, on s’ennuyait
Et c’est à peine si l’on trouvait
Des mots pour se parler du mauvais temps
Et maintenant qu’il faut partir
On a cent mille choses à dire
Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps

On s’est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelques fois se passent un peu trop bien

On s’est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

Rédigé par Le blog de Jean Trito

6 décembre 2011 à 22:09

La chanson des iles, de Joël

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Cet artiste m’a envoyé sa chanson via youtube, elle parle des iles de la Seine, d’avant la guerre, un vrai chansonnier en somme à écouter avec les paroles à lire. Il ne se présente pas sur sa chaine, et je n’en sais pas plus.

le train du have s’en va droit à la mer, au seuil tremblant du pont d’Asnière, Ont disparu l’Ile Robinson, l’île des Ravageurs,
Emportées par une maladie
Qui n’a pas de nom dans ma langue…
Quel vin charriait la Seine avant la guerre ?
Gennevilliers la région du mâchefer
Le port bien trop tard fut ouvert,
Les belles ne voulaient pas y promener leur joli minois,
Elles nous ont emmené au Pecq
Sous le pont de l’île Corbière…
Quel vin charriait la Seine avant la guerre ?
Région mineure jusqu’au bout du méandre,
le bois flottant de l’île Marante
Faisait de l’ombre au Petit Colombes, aux jolies baigneuses
Emportées par une maladie
Qui n’a pas de nom dans ma langue…
Quel vin charriait la Seine avant la guerre ?
Les belles ouvrières, boulevard de la Seine,
A travers les vitres et la pluie,
Se hâtaient vers le Caboulot
Pour se mettre à l’abri…
Elles rirent et elles s’ébrouèrent:
Nous bûmes à cette fontaine…
Quel vin charriait la Seine avant la guerre ?
A la Folie, l’atelier des chemins de fer
Retient la marche vers la mer,
Les belles ne voulaient pas y montrer leur joli minois,
Elles allaient s’égayer sur l’île
Comme une volée d’hirondelles;
Quel vin contient l’Nanterre d’avant la guerre ?

Rédigé par Le blog de Jean Trito

1 décembre 2011 à 21:28

Steve Goodman “City of new Orleans”

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Johnny Cash l’a chantée, Joe Dassin l’a assassinée, mais je ne savais pas que Steve Goodman en était l’auteur compositeur interprète, cette magnifique chanson, inoubliable, que j’ai entendu une fois à la radio et cherché partout pendant des années, sans en connaître le titre. C’est un jeune homme modeste, sympa, en salopette, un américain profond, mort à 36 ans d’une leucémie, très loin des paillettes.

The City of New Orleans
by Steve Goodman

Riding on the City of New Orleans,
Illinois Central Monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders,
Three conductors and twenty-five sacks of mail.
All along the southbound odyssey
The train pulls out at Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields.
Passin’ trains that have no names,
Freight yards full of old black men
And the graveyards of the rusted automobiles.

CHORUS:
Good morning America how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

Dealin’ card games with the old men in the club car.
Penny a point ain’t no one keepin’ score.
Pass the paper bag that holds the bottle
Feel the wheels rumblin’ ‘neath the floor.
And the sons of pullman porters
And the sons of engineers
Ride their father’s magic carpets made of steel.
Mothers with their babes asleep,
Are rockin’ to the gentle beat
And the rhythm of the rails is all they feel.

CHORUS

Nighttime on The City of New Orleans,
Changing cars in Memphis, Tennessee.
Half way home, we’ll be there by morning
Through the Mississippi darkness
Rolling down to the sea.
And all the towns and people seem
To fade into a bad dream
And the steel rails still ain’t heard the news.
The conductor sings his song again,
The passengers will please refrain
This train’s got the disappearing railroad blues.

Good night, America, how are you?
Don’t you know me I’m your native son,
I’m the train they call The City of New Orleans,
I’ll be gone five hundred miles when the day is done.

©1970, 1971 EMI U Catalogue, Inc and Turnpike Tom Music (ASCAP)

Rédigé par Le blog de Jean Trito

30 novembre 2011 à 23:09

Herman Van Veen chante “Ich weiss”, de J Brel

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Personne ne le connait en France, pourtant écouter l’adaptation en allemande de “Voir un ami pleurer”, c’est quand même vibrant.

Ich weiß, es gibt noch immer Kriege
und nicht nur in Afghanistan
Ich weiß, gefragt sind heut’ Intrige,
Gerissenheit und Größenwahn
Ich weiß, auch Reiche sind bestechlich,
daß Kluge Dummheiten Begeh’n
Ich weiß, wer weich ist, gilt als Schwächling
doch ich kann keinen weinen seh’n

Ich weiß, daß junge Leute morden
im Dienste für Menschlichkeit
die größten Gauner tragen Orden
der Zeitgeist macht sich ziemlich breit
Ich weiß, daß Menschensich belügen
selbst wenn sie vor dem Spiegel steh’n
weil sich selber nicht genügen
doch ich kann keinen weinen seh’n

Ich weiß auch wohl: Vergleiche hinken
doch steht in meinem Tagebuch
der Volksmund sagt: Geld kann nicht stinken
woran erinnert sein Geruch
Die menschen sind oft so durchtrieben
und so schlimmes ist gesche’n
daß mir nicht leicht fällt, sie zu lieben
doch ich kann keinen weinen seh’n

Ich weiß, wir können schlecht verlieren
und geben Fehler ungern zu
und wenn uns Dinge irritieren
dann machen wir sie zum Tabu
Ich weiß, das Herz verliert die Flügel
und irgendwann bleibt es dann steh’n
Ich weiß, der Tod hat uns am Zügel
doch ich kann keinen weinen seh’n

Rédigé par Le blog de Jean Trito

30 novembre 2011 à 23:03

Laura Marling, A creature I dont know

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Darling I loved you, I long to become you and know
What it is that you feel
I count as no one
Hold nobody’s ear
I showed you my hand once and you hit me in fear
I don’t stand for the devil I don’t whisper to him
I stand on the mountains and call people to hear

A tempting communion
A fate foretold
And it’s knowing, and it’s knowing
What it is that you’re told

Je consulte souvent le site du Figaro, ce bon vieux journal, qui présente une fois par semaine de jeunes chanteurs. C’est un peu autre chose que le pur visionnage de clips en continu sur certaines chaines, et c’est proche de l’esprit de taratata.  On y découvre de nouvelles voix, souvent très agréables, mais je n’y ai pas encore détecté de grand chanteur à texte, car peut-être ce temps est-il fini.

 

Rédigé par Le blog de Jean Trito

29 octobre 2011 à 08:50

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